Une femme, c'est une présence, une odeur, un geste, un poudrier qui claque, le bruit de ses talons - plats, forcément - ou de son sac à main quand elle fouille dedans.
Les succès de Satan sont les plus grands quand il apparaît avec le nom de Dieu sur ses lèvres.
L'arbre qui fait sa fleur doit être défendu,mais l'arbre couvert de ses fruits,qu'on y aille sans se gêner avec lui.
Si, en être désencombré tu fixes l'enfant dans les yeux, dans le fond de ses prunelles, tu pourras voir Dieu.
Chaque passion donne au monde une chance supplémentaire de briser les murailles d'indifférence derrière lesquelles l'humanité a pris ses quartiers d'hiver - une chance supplémentaire d'entrer enfin dans la ferveur.
Le seul truc excitant, c'est de réaliser ses fantasmes d'enfant.
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
Aujourd'hui, le rugby tamponne beaucoup, on voit surtout des collisions entre des grands costauds, alors que le jeu d'antan avait ses ogres et ses lutins.
Ne te contente pas de pratiquer ton art, mais fraie-toi un chemin dans ses secrets, il le mérite bien. Car seuls l'art et le savoir peuvent élever l'homme jusqu'au Divin.
Je devine le passé d'une femme à la façon dont elle tient ses cigarettes, et l'avenir d'un homme à la façon dont il tient la boisson.
On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
On connaît mieux un homme quand on connaît ses besoins.
On a souvent plus d'envie de passer pour officieux que de réussir dans les offices, et souvent on aime mieux pouvoir dire à ses amis qu'on a bien fait pour eux que de bien faire en effet.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
Dès qu'une politique est au pouvoir, elle montre ses faiblesses.
Chaque génération doit à la suivante ce qu'elle a reçu de ses devancières, un ordre social établi.
On s'aveugle d'autant plus sur ses propres enfants qu'ils ne sont pas des lumières.
C'est un prince insensé qui confie la sécurité de ses terres à des mercenaires.
On croyait qu'il était à la tête d'une immense fortune - on ne se doutait pas qu'il était à ses pieds.
Il y a un plaisir délicieux à serrer dans ses bras une femme qui vous a fait beaucoup de mal, qui a été votre cruelle ennemie pendant longtemps et qui est prête à l'être encore.
Ce qui rend la vie rassurante, ce sont ses redites.
Les hommes sont si simples et si enclins à obéir aux besoins immédiats qu'un trompeur ne manquera jamais de victimes pour ses tromperies.
N'oublions pas que ce qui fait l'intelligence de l'homme, c'est pour beaucoup celle de ses mains.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
La folie, c'est l'incapacité de communiquer ses idées.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
Il faut souvent donner à la sagesse l'air de la folie, afin de lui procurer ses entrées.
Combien il vaut mieux souffrir de l'oppression de ses ennemis que rougir des excès de ses alliés.
Si ton âme est blessée, ne blâme jamais les autres de ses plaies.
C'est un livre à la mode ancienne qui est proposé ici. Avec les protocoles d'antan. Celui par exemple qui consiste à citer ses sources !
L'homme solitaire prend une fois pour toutes l'habitude de s'occuper de ses propres rêves.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.
La vie fait de chacun ce qu'elle veut. Il faut la laisser faire. C'est peut-être dommage, mais c'est ainsi. Le plus sage est encore d'en prendre son parti et de tuer ses rêves.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Il ne faut jamais renoncer, mais lécher ses plaies et se redresser fièrement.
La langue humaine a été véritablement frappée d'impuissance à la tour de Babel. Elle a ses limites, ce sont celles de l'orgueil.
Le moment où l'on manque à ses faux amis le plus, c'est quand on est à court d'écus.
Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme.
L'homo sapiens est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.
La plupart des voyages trouvent leur intéret dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde ; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.
Les paroles d'un poète sont déjà ses actions.
A chacun ses talents.
C'est le fait d'un homme sage de tirer profit de ses ennemis.
Pour faire certaines sottises, nous devons ressembler à un cocher qui a lâché les guides de ses chevaux et qui dort.