Le coeur a ses prisons que l'intelligence n'ouvre pas.
Lorsqu'un gouvernement se prépare à la guerre, il décrit ses adversaires comme des monstres.
Une femme, c'est une présence, une odeur, un geste, un poudrier qui claque, le bruit de ses talons - plats, forcément - ou de son sac à main quand elle fouille dedans.
Combien il vaut mieux souffrir de l'oppression de ses ennemis que rougir des excès de ses alliés.
Les paroles d'un poète sont déjà ses actions.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
Si ton âme est blessée, ne blâme jamais les autres de ses plaies.
Fanatique - Héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie.
A chacun ses talents.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Seule la force impose une vérité, et la force n'a rien d'intellectuel, elle contraint avec ses armes, par la torture, par le chantage, par la peur, par le calcul des intérêts, elle oblige les esprits à s'entendre provisoirement sur une doctrine.
La véritable richesse, c'est l'esprit, et l'esprit à tous ses niveaux. Le franc peut baisser; si l'esprit monte, c'est le signe que tout se relèvera, se restaurera.
Lentement, doucement, de peur qu'elle se brise,Prendre une âme ; écouter ses plus secrets aveux,En silence, comme on caresse des cheveux ;Atteindre à la douceur fluide de la brise ;
J'aime mieux un fils qui marche sur ses deux jambes qu'un lion qui se traîne par terre.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie.
Celui qui suit ses leçons goûte une paix profonde, et regarde tout le monde comme une botte de fumier.
Quel mal a éprouvé la France à stabiliser ses institutions !
S'il ne croit plus qu'il puisse sauver ses frères, l'homme est perdu.
Pourquoi voudrais-je être Caton qui déchire ses entrailles, plutôt que César triomphant ?
Le sot reste inconscient de ses actions mauvaises, mais elles le brûlent comme une braise.
Chaque génération doit à la suivante ce qu'elle a reçu de ses devancières, un ordre social établi.
Si, en être désencombré tu fixes l'enfant dans les yeux, dans le fond de ses prunelles, tu pourras voir Dieu.
Le bon dramaturge doit posséder le sens de l'assassinat ; depuis les Elisabéthains, qui sait encore tuer ses personnages ?
Il faut écrire ses mémoires avant de ne plus en avoir.
De même que la chenille choisit les plus belles feuilles pour déposer ses oeufs, le prêtre dépose sa malédiction sur nos plus belles joies.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Le meilleur moyen de doubler sa fortune ? Plier ses billets en deux et les mettre dans sa poche.
Un homme qui paie ses factures à temps est vite oublié.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
On regarde en l'air et l'on ne voit pas ce que l'on a à ses pieds.
Le moment où l'on manque à ses faux amis le plus, c'est quand on est à court d'écus.
Le mieux dans la vie, ce sont les passions qu'on peut pousser jusqu'au bout de ses ambitions.
Une nation ne se fait connaître de l'étranger que par ses mauvais côtés.
On quitte d'abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c'est toujours la même peine qu'on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
L'amour n'est pas plus fort que ses maux et sa joie n'est pas plus belle que sa peine.
Si on veut qu'une chose soit faite, il y a trois façons de s'y prendre : le faire soi-même, demander à quelqu'un de le faire, ou interdire à ses enfants de le faire.
L'Uruguay est un patelin inimportant, connu seulement des joueurs de Scrabble à cause de ses trois u.
Ici-bas, accomplir sa tâche de tout son coeur et de toutes ses forces, ne fait pas plus d'effet que de jeter une pierre dans la mer.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
Je sais maintenant que ce qui rend imbécile, c'est une incapacité à suivre même ses propres bons conseils.
La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n'en sommes pas l'auteur.
L'individu à lui seul est un être pauvre, un être facilement vaincu, et il a besoin d'un milieu favorable pour développer ses possibilités. Mais la société n'existe que pour l'individu et non pas l'inverse.
C'est un personnage blâmable qui use mal de ses moments.
L'homme se distingue de l'animal par plusieurs traits remarquables. Il paie des impôts, écoute du rock'n'roll, rase les poils de son visage et fait cuire une bonne partie de ses aliments.
La femme seule ne doit qu'à elle-même le compte de ses jours. Elle s'habille pour elle, sort à sa guise, rentre à son gré, dispose comme il lui plaît de son temps, de son coeur et de son téléphone. Elle n'a jamais besoin de mentir, ni d'inventer, et elle
Ayant pris conscience de ses potentialités, chacun a la possibilité de travailler à devenir.
Il faut souvent donner à la sagesse l'air de la folie, afin de lui procurer ses entrées.
Il faut bien souvent, pour servir ses amis, ne croire pas toujours ce qu'ils disent, et ne faire pas toujours ce qu'ils veulent.
Il faut que la contraception ait ses règles.