Quelles idées abjectes et ridicules doivent avoir de leur Dieu des insensés qui croient qu'il s'irrite de la qualité de mets qui entrent dans l'estomac de ses créatures !
Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas: tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose.
Tout art a ses racines dans le primitif ou alors il devient décadent.
Aussi longtemps que l'homme réclamera le Moi et le Mien, ses oeuvres seront comme zéro.
La misère ne tue pas, mais ses insultes ne s'effacent point.
La facilité n'explique pas tout ; et le vice a ses sentiers aussi ardus que ceux de la vertu.
On peut toujours compter sur l'amitié, alors qu'il faut être sur ses gardes en amour.
Mais le sommeil se fait indifférence. Ses lumières, ses ombres : plus rien qu'une Vague qui se rabat sur le désir.
Fêtes nationales ?... Fêtes religieuses ?... Le peuple n'est pas toujours tellement regardant, quant à l'origine de ses joies. Pourvu qu'il s'amuse, il n'en demande pas davantage.
Nul n'est puni à cause de ses pensées.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
Les lettres qu'on écrit à ses amis puis qu'on décide, à la réflexion, de ne pas poster, sont peut-être plus intéressantes que celles qu'on envoie.
La vie n'est jamais complètement sans ses défis.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Il ne faut pas le bruit d'un canon pour empêcher ses pensées. Il ne faut que le bruit d'une girouette ou d'une poulie.
Si l'homme calculait son existence par le bonheur et comptait ses heures de joie pour des années de vie, dites ! Compterait-il jusqu'à soixante ?
Calendrier : il perd ses feuilles en toutes saisons.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
La politique est comme le sphinx de la fable : elle dévore tous ceux qui n'expliquent pas ses énigmes.
Jusqu'au bord de ta vie,Tu porteras ton enfance,Ses fables et ses larmes,Ses grelots et ses peurs.
La femme qui reproche à son mari de nettoyer ses chaussures avec les rideaux de la chambre ne fait que creuser la tombe de son mariage.
La République, mère symbolique, a le devoir de prendre soin de ses enfants les plus faibles.
Putain : personne publique qui racole, fait des promesses, monnaie ses avantages, se fait payer d'avance et vous baise. Député : idem.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
La sagesse a ses excès et n'a pas moins besoin de modération que la folie.
Il faut douter de tout même de ses soupçons.
Les citoyens ne devraient pas craindre leur gouvernement, c'est le gouvernement qui devrait craindre ses citoyens.
L'industrialisation avait très vite imposé ses contraintes - tâches mécaniques, routinières et parcellaires - et les travailleurs étaient dépossédés de tout contrôle sur l'organisation et les résultats de leur travail.
Le Ciel envoie de la bonne viande, mais le Diable envoie ses cuisiniers.
La photo remplace la mémoire. Quand quelqu'un meurt, après un certain temps, vous ne pouvez plus le visualiser, vous ne vous en souvenez qu'à travers ses photos.
Qui peut compter ses millions n'est certainement pas milliardaire.
Il faut toujours tâcher de former ses projets de façon que leur réussite même soit suivie de quelque avantage.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
C'est l'heure où le long crocodile Languissamment s'étire et baille Et fait glisser les eaux du Nil Sur l'armure de ses écailles L'eau du Nil... l'eau du Nil... Il ouvre gaiement sa gueule mutine Et sort une griffe ainsi qu'un gros chat Avale trois poissons qui passaient par là Et va digérer sur l'onde paline.
Le poète épouse la nature, et la nature lui offre ses fruits, qu'il met en mots.
Dans ses autres histoires, elle a toujours su qui aimait et qui était aimé. Elle s'arrangeait pour appartenir à la deuxième catégorie. Position moins excitante, mais plus rentable.
Un prêtre qui convertit un mourant ressemble à celui qui a longtemps courtisé une femme sans arriver à ses fins ; pour finir, il la saoule et couche avec elle.
La fortune à ses lois asservit tous les temps.
Dominer ses entraves, se libérer ou alors la vie est trop torturante et vivre n'est plus supportable.
Qui est habile de ses mains ne meurt jamais de faim.
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Le sot donne libre court à tous ses emportements, mais le sage, en les réprimant, les calme.
Si ce Dieu juste et bon N'envoie ses oraisons Qu'à des tueurs, Doit-on penser qu'alors L'oraison du plus fort Est toujours la meilleure ?
Ma femme m'a quitté quand je lui ai dit que ses bas faisaient des plis. Et justement, ce jour-là, elle ne portait pas de bas.
Quand on est tout seul il faut faire attention à ses pensées, quand on est en groupe il faut faire attention à ses paroles.
Le luxe d'un poète doit être de n'appartenir qu'à ses compatriotes.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
Le sage honore Dieu même en gardant le silence ; ses actes ont plus de prix que ses paroles.
Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.