L'homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
Aucun honnête homme ne peut éprouver du plaisir à exercer un pouvoir sur ses concitoyens.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
L'industrialisation avait très vite imposé ses contraintes - tâches mécaniques, routinières et parcellaires - et les travailleurs étaient dépossédés de tout contrôle sur l'organisation et les résultats de leur travail.
Il est bien malaisé de régler ses désirs.
Les jours de fêtes ont été inventés par le diable pour faire croire aux gens que le bonheur peut être conquis en se laissant aller à ses pensées.
Le poète épouse la nature, et la nature lui offre ses fruits, qu'il met en mots.
Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas: tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose.
Mais le sommeil se fait indifférence. Ses lumières, ses ombres : plus rien qu'une Vague qui se rabat sur le désir.
Le scélérat a ses vertus, comme l'honnête homme a ses faiblesses.
La France, pays où il est souvent utile de montrer ses vices, et toujours dangereux de montrer ses vertus.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
Qui est habile de ses mains ne meurt jamais de faim.
La photo remplace la mémoire. Quand quelqu'un meurt, après un certain temps, vous ne pouvez plus le visualiser, vous ne vous en souvenez qu'à travers ses photos.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Dans l'adultère, la honte du partage ne le cède qu'à ses avantages.
La pintade étale ses coloris sur son plumage et l'homme garde les siens dans son coeur.
Il faut toujours tâcher de former ses projets de façon que leur réussite même soit suivie de quelque avantage.
Dominer ses entraves, se libérer ou alors la vie est trop torturante et vivre n'est plus supportable.
Putain : personne publique qui racole, fait des promesses, monnaie ses avantages, se fait payer d'avance et vous baise. Député : idem.
La facilité n'explique pas tout ; et le vice a ses sentiers aussi ardus que ceux de la vertu.
Décrocher un Oscar, c'est aussi difficile que d'embrasser ses propres fesses...
Le sot donne libre court à tous ses emportements, mais le sage, en les réprimant, les calme.
La politique est comme le sphinx de la fable : elle dévore tous ceux qui n'expliquent pas ses énigmes.
La richesse, le confort et, accessoirement, l'ineptie d'une nation se mesurent aux sujets de préoccupation de ses élites.
La pureté des intentions d'un auteur est à rechercher dans la noirceur de ses brouillons.
Le luxe d'un poète doit être de n'appartenir qu'à ses compatriotes.
Un bon citoyen doit préférer dans ses discours le salut de la patrie à l'agrément des paroles.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
La France ne s'en sortira pas en alignant ses salaires sur ceux des pays émergents.
La République, mère symbolique, a le devoir de prendre soin de ses enfants les plus faibles.
Affreuse condition de l'homme ! Il n'y a pas un de ses bonheurs qui ne vienne d'une ignorance quelconque.
Une femme du monde est quelqu'un qui ne montre jamais involontairement ses dessous.
Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.
Un homme seul ne peut rien, il lui faut l'appui de ses semblables pour arriver là où il doit aller.
On peut tout savoir sur la cellule nucléaire et être atteint de cécité galopante en ce qui concerne ses plus proches.
Le bourgeois n'a d'autre rêve que de posséder alors que l'artiste n'a d'autre possession que ses rêves.
Le Ciel envoie de la bonne viande, mais le Diable envoie ses cuisiniers.
Un écrivain ne choisi pas ses thèmes, ce sont les thèmes qui le choisissent.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
L'artiste est un joueur qui réserve sa plus grosse mise pour ses écrits.
C'est un des problèmes les plus poignants d'une guerre, de choisir par avance lesquels de ses défenseurs-nés une nation doit offrir les premiers au sacrifice.
Si l'homme calculait son existence par le bonheur et comptait ses heures de joie pour des années de vie, dites ! Compterait-il jusqu'à soixante ?
A l'aventure met-on ses oeufs à couver.
L'important est d'affronter ses peurs. Je suis toujours à fond. Je ne renonce jamais. Je fonce.
Si ce Dieu juste et bon N'envoie ses oraisons Qu'à des tueurs, Doit-on penser qu'alors L'oraison du plus fort Est toujours la meilleure ?
Chaque mercier prise ses aiguilles et son panier.
C'est l'heure où le long crocodile Languissamment s'étire et baille Et fait glisser les eaux du Nil Sur l'armure de ses écailles L'eau du Nil... l'eau du Nil... Il ouvre gaiement sa gueule mutine Et sort une griffe ainsi qu'un gros chat Avale trois poissons qui passaient par là Et va digérer sur l'onde paline.
Ne te crois pas persécuté, on se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.