Chaque secret de l'âme d'un écrivain, chaque expérience de sa vie, chaque qualité de son esprit est écrit en grand dans ses oeuvres
On peut essayer de convaincre les hommes par ses propres raisons, on ne les persuade que par les leurs.
Quand on use ses jours à écrire, c'est qu'on y est contrainte par je ne sais quelle force occulte. On est sommée de continuer sa mémoire comme si on était déjà morte.
On est toujours responsable de ses malheurs.
Est-ce vouloir dépasser ses propres forces que de vouloir être ce que l'on est ?
Mieux vaut être dans le ventre de l'ours qu'entre ses crocs.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Les fleurs contenaient l'été tout entier, avec ses ombres et ses lumières gravées dans les feuilles, et elle en pressa toute la fraîcheur contre sa joue.
L'homme qui a un peu usé ses émotions est plus pressé de plaire que d'aimer.
Ah ! qu'elle était jolie la petite chèvre de monsieur Seguin ! Qu 'elle était jolie avec yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs.
C'est un prince insensé qui confie la sécurité de ses terres à des mercenaires.
Il est déja assez ennuyeux de mourir ignorant, n'y ajoutons pas d'être dupe et complice de ses servitudes.
Un chef avisé montre sa force et dissimule ses points faibles.
La Cour a ses raisons que la démocratie est juste assez imbécile pour ignorer.
Je suis romantique Je tombe amoureuse tous les jours. Pas avec des gens mais avec des situations. L'autre jour, j'ai vu un clochard en train de cirer ses chaussures. Cela vient de saisir mon coeur.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Le monde des ombres ne nous instruit pas de ses visées.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
Le 14 juillet symbolise la force du peuple français qui s'est levé pour revendiquer ses droits.
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
Que vos promesses soient conformes à la justice et vous pourrez tenir parole ; que votre courtoisie soit conforme aux rites, et vous serez à l'abri de toute insulte. Le plus sûr soutien est celui que l'on trouve chez ses proches.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Générosité : vivre dans la rectitude, assistance à ses proches, actes sans blâme. Voilà quelle est la plus haute protection.
On est riche quand on vit sur les revenus de ses revenus.
On ne doit jamais avoir honte de ses lettres d'amour, mais parfois de l'adresse.
Si on est le moindrement prudent en affaires, on n'expose ses opinions que sous la forme de questions.
Il ne faut jamais renier ni ses actes, ni ses pensées, ni ses amours.
Tout est biaisé, revu, recharmé. Si on pouvait retourner vraiment dans les décors d'autrefois, sûr qu'on serait déçu, qu'on n'y tiendrait pas tellement. L'enfance c'est un paradis perdu qu'on recherche toujours, qu'on ne retrouve jamais, qui n'existe pas. Il faut rester seul avec ses rêves... la sagesse.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
Dieu n'est pas satisfait de l'apparence. Dieu veut le vêtement de la justice. Dieu veut que ses chrétiens soient habillés d'amour.
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes.
Votre fils ne fait pas ses devoirs, il les commet.
En cela, Berlioz était guidé par un instinct mystérieux, et ses procédés échappent à l'analyse, par la raison qu'il n'en avait pas. Il l'avoue lui-même dans son Traité d! instrumentation, quand, après avoir décrit en détail tous les instruments, énuméré [...] ► Lire la suite
L'homme moderne a remplacé Dieu par la science, et le bien et le mal par le permis et l'interdit, mais quand la terre tremblera il reviendra à ses idoles.
Beau comme un lys, et non seulement l'orgueil de la vie, mais le désir de ses yeux.
L'avantage concurrentiel d'une société ne viendra pas de la qualité de ses écoles qui enseignent les tables de multiplication et périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
Je n'admire pas la jeunesse pour la brutalité de ses certitudes mais pour la sincérité de ses angoisses.
C'est la plus fidèle de toutes les femmes : elle n'a trompé aucun de ses amants.
La bureaucratie ne se contente pas de se substituer au pouvoir politique placé au-dessus d'elle. Elle tend à se substituer aux administrés situés au-dessous d'elle. Elle offre des moyens illimités à l'intolérante passion du bien commun qui anime les meilleurs de ses hommes.
La fortune n'élève personne sans lui faire payer très cher, à la fin, ses faveurs.
Je serai le pire des parrains pour cette pauvre Imogène. Vous me connaissez, je la ferai tomber sur la tête le jour du baptême, j'oublierai tous ses anniversaires jusqu'à ses 18 ans, je la sortirais, la ferai boire, et voyons les choses en face : j'essayerai de la sauter.
Quel arbre humain n'est, par quelques-uns de ses fruits, un mauvais arbre ?
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
Si l'homme connaissait toutes ses passions et pouvait les contrôler, quel univers lugubre nous aurions ! La beauté de l'amour, de la jalousie, de la haine n'est due qu'à l'imprévisible...
L'enfance a ses odeurs.
Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses "ponctions".
La Liberté nous prête ses ailes et l'Espérance nous guide par son étoile.
Alors Mathilde s'adosse bien droite sur sa chaise, croise les mains sur ses genoux, et le regarde... ... Dans la douceur de l'air, dans la lumière du jardin, Mathilde le regarde... Elle le regarde... Elle le regarde...
Le nom est plus qu'une désignation de la personne. Il est indissolublement lié à l'être. Nommer quelqu'un, nommer un objet, c'est le connaître à fond, jusque, dans ses parties les plus secrètes.