La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences.
Il y a des femmes qu'on ne devrait jamais épouser soi-même. On devrait les laisser épouser par ses amis.
Le miracle est logique, et même banal, en ce qu'il dévoile la suprématie de l'inventeur sur son invention, du moteur sur la machine, de la cause sur ses effets.
Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Le public qui aime les livres est restreint, mais ferme dans ses choix, et courageux dans ses curiosités.
Qu'est-ce que c'est qu'un homme de lettres qui n'est pas rehaussé par son caractère, par le mérite de ses amis, et par un peu d'aisance ?
Je ne pactise pas ! Et j'emploierai la force si nécessaire ! Mais l'intervention armée, c'est pour moi le dernier recours. C'est sûrement difficile à comprendre pour un fils à papa qui a passé ses années d'étude à siffler des bières avec ses copains de fraternité et à prêter serment devant des sociétés secrètes ridicules.
Y'a t-il quelqu'un parmi vous qui aime assez l'Être qu'il dit aimer pour préférer son bonheur au sien ? Pour le laisser vivre à son rythme, pour pleurer de ses déceptions, rire de ses joies ?
L'exercice, c'est de perpétuellement relativiser et de lister ses priorités.
Plaideur. Personne qui se prépare à abandonner sa peau dans l'espoir de sauver ses os.
L'homo sapiens est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.
Si l'envie pouvait regarder fixement le soleil, elle ne verrait que ses taches.
Pour ne pas perdre ses illusions, le mieux c'est d'en avoir le moins possible.
Les hommes sont si simples et si enclins à obéir aux besoins immédiats qu'un trompeur ne manquera jamais de victimes pour ses tromperies.
J'ai cueilli la fleur des champsJe l'effeuille dans le vent,Un pétale pour mon papaQui me soulève dans ses brasUn pétale pour ma mamanQui m'endort en me berçant.C'est la fleur de mon amourJe veux la garder toujours.
On ne donne rien si libéralement que ses conseils.
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
Un général en chef doit vivre pour répondre de ses actes devant l'Histoire.
Le philosophe qui veut éteindre ses passions ressemble au chimiste qui voudrait éteindre son feu.
La règle de base pour ses négociations : faites marrer les gens, que ce soit pour les mettre à l'aise ou, au contraire, pour les déconcerter.
- Choisir un lit c'est personnel. C'est l'endroit où on aime, l'endroit où on rêve, l'endroit où on donne la vie. Quand on est enfant, c'est l'endroit où on se réfugie pour pleurer, c'est l'endroit où on caches ses premiers [...] ► Lire la suite
Dès qu'un individu entreprend une action, quelle qu'elle soit, celle-ci commence à échapper à ses intentions.
L'esprit a ses erreurs, la volonté ses inclinations déréglées, la mémoire ses faiblesses.
La vérité déroute à cause de ses nuances, quand le silence passe pour de l'érudition.
La grande bataille implique la destruction du courage de l'ennemi plutôt que de ses soldats.
L'individu à lui seul est un être pauvre, un être facilement vaincu, et il a besoin d'un milieu favorable pour développer ses possibilités. Mais la société n'existe que pour l'individu et non pas l'inverse.
En amour, il suffit de se plaire par ses qualités aimables et par ses agréments. Mais en mariage, pour être heureux, il faut s'aimer, ou du moins, se convenir par ses défauts.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
Dans toutes les oeuvres d'art difficile d'accès, le lecteur est récompensé de ses efforts : il est bouleversé.
- Je vis depuis quatre siècles et demi et je ne peux pas mourir. - Tout le monde a ses petits problèmes...
C'est justement quand on a de l'humeur qu'on déguise le moins ses sentiments.
Un corps est en réalité une machine à survie aveuglément programmée par ses gènes égoïstes.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
Shakespeare n'a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui portait le même nom que lui.
Le plus grand succès de notre civilisation moderne est d'avoir su mettre au service de ses dirigeants une incomparable puissance d'illusion.
Epouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il y a de petit. S'en tenir à sa tête, c'est ramper.
La langue est l'épée de la femme car sa faiblesse physique l'empêche de se battre avec ses poings et sa faiblesse intellectuelle la pousse à renoncer à donner des preuves : il ne lui reste donc que l'abondance des mots.
L'autre jour à la pause j'entends une ouvrière dire à un de ses collègues Tu te rends compte aujourd'hui c'est tellement speed que j'ai même pas le temps de chanter.
L'opinion publique : le public achète ses opinions comme il achète sa viande ou se fait apporter son lait, selon le principe que cela coûte moins cher que d'avoir une vache.
C'est le fait d'un homme sage de tirer profit de ses ennemis.
Il est beau de tenter des choses inouïes, Dût-on voir par l'effet ses volontés trahies.
Le plus fort est celui qui dompte ses passions.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
L'habit d'un arlequin n'est pas plus varié dans ses nuances que ne l'est l'esprit humain dans ses folies.
Le malheureux accuse, invoque la fortune ; L'heureux n'en reconnaît aucune, Et ne veut rien devoir qu'à ses propres talents.
Il ne faut pas mépriser les bienfaits de vivre, même si l'on est sevré de ses plus grandes affections.
Quand on est convenablement payé de ses efforts, il n'y a nul héroïsme à ne pas palper boni, bénefs et bakchichs.
On ne restaurera pas l'ancienne France. On doit honorer les morts, on peut s'inspirer de leur exemple; on ne les ressuscite pas. Une tradition peut se prolonger dans son esprit, mais personne ne parviendra jamais à couler la réalité présente [...] ► Lire la suite
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.