Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
Cette intelligence de la médiocrité marquera dans le temps notre époque moderne. On la voit s'exprimer hautement et largement dans l'architecture, abondamment dans la littérature, et complètement dans la politique.
La littérature, c'est le vol. Vous prenez un morceau ici, un autre là, vous les digérez, ils deviennent vôtres.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
L'absence totale d'humour dans la Bible est une des choses les plus étranges de toute la littérature.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
Démontrer qu'au fond il faut autant d'intelligence pour réussir en épicerie qu'en littérature.
En littérature, il n'y a pas de bons thèmes ni de mauvais thèmes, il y a seulement un bon ou un mauvais traitement du thème.
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
La littérature a un rapport différent avec le monde, elle exige la métaphore.
La France, qui s'est si longtemps méfiée du billet de banque, est, en littérature, le pays d'élection des valeurs fiduciaires.
Le nu en peinture est aussi nauséeux et assommant que l'adultère en littérature.
Beauté de la littérature. Je perds une vache. J'écris sa mort et ça me rapporte de quoi acheter une autre vache.
En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
Toute la métaphysique n'est qu'une partie de la littérature fantastique.
En littérature, il faut arriver doucement, de peur d'attraper un chaud et froid.
Avoir la littérature dans la peau a son synonyme : la vie vaut plus le coup d'être lue que vécue.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
La chanson n'est pas une fille indigne de la littérature. On dit souvent plus dans une chanson de trois minutes que dans un roman de cinq cents pages.
Le romancier s'inspire de sa vie ou de celle des autres, il raconte des histoires vécues en lui ou autour de lui. Le reste est littérature, syntaxe et stylistique.
Si Dieu existe, à quoi bon la littérature ? Si Dieu n'existe pas, alors à quoi bon faire de la littérature ?
La littérature, drôle de métier : moins on en fait et mieux il faut faire.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] ► Lire la suite
Gardez foi en vous-mêmes, et vous garderez foi en la littérature. Comme toute valeur, la littérature ne vit que de foi.
La littérature est aux lettres ce que le facteur est aux imprimés...
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
La littérature est un métier où il faut sans cesse recommencer la preuve qu'on a du talent pour des gens qui n'en ont aucun.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
En fin de compte tout est littérature. La vie, l'amour, la mort. Simulacre et dérision.
La littérature est l'essentiel, ou n'est rien.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Il plane un délicieux esprit d'enfance chez tous les gourmands mis en scène par la littérature.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n'est pas pareil.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
Vraiment, quand j'y songe, la littérature n'a qu'une raison d'être, sauver celui qui la fait du dégoût de vivre !
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.
La littérature, c'est cela : cela doit être dur comme la pierre.
La publicité est l'une des plus grandes catastrophes des deux mille dernières années pour ceux qui aiment la littérature.
En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n'y a pas de présent. Au cinéma, il n'y a que du présent qui ne fait que passer.
Toute littérature est délation.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
La bonne volonté n'a rien à faire en littérature. Ce n'est jamais en s'imposant des contraintes ou des devoirs que l'on peut écrire.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
Le vrai ne se distingue du faux, en littérature, que comme les fleurs naturelles des artificielles : par une espèce d'inimitable odeur.