Tout a été dit et fait, et aucune littérature ne peut dépasser le cynisme de la réalité. On ne soûle pas avec un verre celui qui a déjà bu une barrique.
Si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.
L'une des joies de la littérature, c'est qu'elle porte en elle-même sa propre justification. Elle n'est pas là pour donner des leçons.
Songez bien que la littérature n'a pas été créée pour servir la vie, ni même la traduire, mais pour lui échapper.
La littérature contemporaine se rétrécit : elle recule devant la grande métaphore de l'avenir, cette alliance incroyable entre la poésie et les mathématiques.
En littérature, on corrige ses épreuves. Dans la vie, ce sont les épreuves qui nous corrigent.
Les rêves sont la littérature du sommeil.
La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
Ce qui compte, en littérature, c'est la mise au jour, ou la recréation, d'une substance psychique nouvelle.
Il n'y a pas d'heure pour la littérature ; la littérature n'est jamais à l'heure.
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer.
Le journal nouveau tend à mettre à la porte la littérature.
Parler de sentiments à des femmes de chair est aussi offensant que parler littérature à des gens qui ont faim.
Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
La télévision fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature, un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie
En littérature, les oeuvres ne sont rien sans la grâce.
Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d'une révolution permanente du langage, je l'appelle pour ma part : littérature.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
La littérature n'a rien à voir avec la richesse du vocabulaire, sinon le plus grand des chefs-d'oeuvre serait le dictionnaire.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
Selon moi,il n'existe que deux professions absolument honorables: la littérature car elle soigne les esprits, et la médecine car elle soigne les corps.
Quand on peut se regarder souffrir et raconter ensuite ce qu'on a vu, c'est qu'on est né pour la littérature.
Il faut n'appeler Science que l'ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature.
L'amour est une chose simple, un désir suivi d'un acte bref, et le voilà ramené à ses justes proportions ; tout le reste est littérature.
La critique devrait, en matière de littérature, être une sorte de pédagogie de l'enthousiasme.
Il est curieux comme le même mot peut avoir des sens complètement opposés. En art, Académie, c'est la nudité. En littérature, Académie, cela veut dire, jamais trop habillé.
Un ouvrage autobiographique ne peut pas être littéraire. Il faut créer, inventer pour faire de la littérature.
Le difficile en littérature, c'est de savoir quoi ne pas dire.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
Le moyen audiovisuel apporte des connaissances, des informations, de la distraction mais pas cette créativité critique et cette troublante inquiétude que donne la littérature.
La littérature n'est qu'une forme édulcorée de la confession.
La littérature, c'est le vol. Vous prenez un morceau ici, un autre là, vous les digérez, ils deviennent vôtres.
La littérature, une maladie, ruineuse pour l'organisme, dangereuse pour la société, inutile pour la vie et malsaine à sa source.
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
La littérature, c'est souvent du cinéma.
La femme se rattrape singulièrement, dans la littérature, de la situation, dit-elle, inférieure, qu'elle tient de la société.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.
Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
Un avocat sans histoire ni littérature est un mécanicien, un simple maçon ouvrier; s'il en possède quelque connaissance, il peut se dire architecte.
La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité.
La littérature est un grand mot, souvent utilisé avec emphase ; alors que c'est avant tout un rendez-vous qui nourrit chacun de nous.
Lorsque la nouvelle littérature régnera sans partage et que vous n'aurez plus d'histoires, vous n'aurez plus de héros.
Le bolchevisme est de frapper à nos portes, nous ne pouvons pas se permettre de laisser entrer.. Nous devons garder l'Amérique entière et en toute sécurité et intacte. Nous devons garder le travailleur loin de la littérature rouge et ruses rouges, il faut voir que son esprit reste en bonne santé.
La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Sans égocentrisme il n'y a pas de littérature, mais sans ouverture vers les autres non plus.