Il faut n'appeler Science que l'ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature.
J'ai d'autant plus peur de la science que je ne crois qu'en elle.
Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
Je crois n'avoir jamais ressenti de manière aussi forte combien un romancier est aveugle vis-à-vis de ses propres livres.
Le bolchevisme est de frapper à nos portes, nous ne pouvons pas se permettre de laisser entrer.. Nous devons garder l'Amérique entière et en toute sécurité et intacte. Nous devons garder le travailleur loin de la littérature rouge et ruses rouges, il faut voir que son esprit reste en bonne santé.
La science a, comme vertu, non pas de tuer Dieu, mais de décaper son image, de faire en sorte que la partie idolâtre s'amenuise peu à peu.
La science a ses mauvais rêveurs qui prennent leur ombre pour la lumière et leur vertige pour de l'amour.
N'attelle pas ensemble l'âne et le cheval.
Face aux pratiques sociales la science montre ses limites et laisse seul au citoyen le pouvoir de choisir son destin.
- Est-ce que tu baisses les bras ? - Non, non, non, non mais on est toujours en train de se battre pour rester ensemble et... - Et quoi ?! Quoi ?! - Et même si on s'aime très fort, je crois malheureusement qu'on prend nos rêves pour des réalités...
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté.
La littérature est un accessoire aussi indispensable que les cigarettes ou le bon cognac.
Ecrire ensemble s'avère presque aussi compliqué que de coucher avec quelqu'un et que ça se passe bien pour les deux.
Prenez de chaque science ce qu'elle a de meilleur, comme les abeilles qui mangent de chaque fleur ce qu'elle a de plus beau, lequel engendre deux essences précieuses, l'une est porteuse de guérison pour les gens, l'autre fournit de la lumière.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
Au-delà de la qualité et du talent, il y a deux aspects importants: celui de la notion de groupe et de l'état d'esprit.
La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l'homme.
Le romancier a beaucoup de droits, dont celui de mentir pour mieux dire la vérité.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Nous sommes intoxiqués par la littérature au point de ne pouvoir vivre par nous-mêmes.
Dialectique. Science politique qui consiste à tout faire avec sa langue.
La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.
Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène.
Si la science ne s'intéresse pas aux choses délirantes, elle risque fort de passer à côté de choses intéressantes.
La littérature ne change ni l'homme ni la société. Pour autant, l'absence de littérature rendrait l'homme encore plus infréquentable.
L'amitié est la forme éthique de l'éros.
- S'il y avait un groupe secret, je serais probablement au courant. - C'est une contradiction inhérente.
La véritable intimité est celle qui permet de rêver ensemble avec des rêves différents.
La vérité n'est pas un ensemble de faits qu'on peut énumérer. C'est un paysage nocturne à travers lequel on voyage.
La littérature est prostitution.