Un ouvrage autobiographique ne peut pas être littéraire. Il faut créer, inventer pour faire de la littérature.
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage à demain, si on ne vous paie pas le salaire d'aujourd'hui.
Le sens de la création littéraire : dépeindre des objets ordinaires tels que leur reflet apparaîtrait dans des miroirs magiques.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
Un auteur blesse le plus ses lecteurs en dissimulant des difficultés.
Le roman est l'histoire du présent, tandis que l'histoire est le roman du passé.
Une oeuvre qui ne convainc pas son auteur lui-même ne pourra toucher le lecteur.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Le roman est l'histoire éternelle du coeur humain. L'histoire vous parle des autres, le roman vous parle de vous.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] ► Lire la suite
L'humour, le cinéma et la littérature sont là pour leur permettre de digérer et de gouverner ces penchants inconscients.
Il y a une chose que la photographie doit contenir, l'humanité du moment. Ce genre de photographie est réaliste. Mais le réalisme ne suffit pas - il doit y avoir une vision, et les deux ensemble peuvent faire une bonne photo.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
Un sillon linguistique trop fortement labouré se transforme vite en ornière grammaticale.
La propriété littéraire est une propriété.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
Puits de Lumières qui a inspiré Jules Ferry pour constituer notre École lire, laïque et gratuite. Un ouvrage fort instructif, qui rappelle les grands principes humanistes en perdition dans l'Education Nationale.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Le goût est la conscience littéraire de l'âme.
L'histoire est un roman d'aventures, sanglant certes, mais toujours grand ouvert.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.
Le dictionnaire regorge de sentiers qui se croisent et s'entrecoupent. Un labyrinthe où il est agréable de se perdre, un dédale où l'on bute à chaque pas sur des pierres précieuses.
Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.