Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
Un grossissement de plus, et ces visages se décomposeraient en mouvements d'atomes, aussi indifférents à ce baiser que nous pouvons l'être aux amours démesurées des astres.
La jeunesse de l'Amérique est sa plus vieille tradition : elle dure depuis trois cent ans.
Un écrivain n'avance jamais nu, ne se livre jamais complètement aux autres.
Tout homme qui possède son alphabet est un écrivain qu'il ne faut pas méconnaître.
La littérature est un accessoire aussi indispensable que les cigarettes ou le bon cognac.
La grammaire est l'art de lever les difficultés d'une langue ; mais il ne faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau.
Ô jeunesse ! Quelle force elle a, quelle foi, quelle imagination.
Dire à un écrivain que son dernier livre est décevant n'est attentatoire ni à la politesse, ni au plaisir de lire. Cela apporte au contraire, du crédit aux éloges.
La jeunesse est une manière de se tromper qui se change assez vite en une manière de ne plus même pouvoir se tromper.
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
Moines : ont la triste singularité de se priver des plaisirs sans faire moins de crimes.
La jeunesse est une victoire du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
Ce n'est pas la jeunesse mais la vieillesse qui n'a pas d'âge.
Un écrivain croit parler de beaucoup de choses, mais ce qu'il laisse s'il a de la chance, c'est une image de lui.
J'ai toujours dit que ma préférence allait pour les filles plus jeunes que moi. C'est ma façon de prolonger une séduction fanée, une jeunesse perdue.
La jeunesse vraie, la seule, c'est d'aimer tout le monde sans distinction, cela seulement est vrai, cela seulement est jeune et nouveau.
La jeunesse ressemble à tout ce qui s'accroît, la vieillesse à tout ce qui décroît.
La jeunesse est plus apte à inventer qu'à juger, à exécuter qu'à conseiller, à lancer des projets nouveaux qu'à poursuivre des anciens.
La jeunesse heureuse est une invention de vieillards.
Ceux qui veulent combattre l'usage par la grammaire se moquent.
Causer littérature sans savoir avec qui, c'est le meilleur mode pour conserver de bonnes relations littéraires.
La jeunesse est le moment des heures terribles et des doutes cruels, avec l'âge arrive la sérénité.
La jeunesse est la période où l'on se déguise, où l'on cache sa personnalité. C'est une période de mensonges sincères.
Le souvenir de la jeunesse est tendre dans les vieillards.
La jeunesse une fois passée, il est rare que l'on reste confiné dans l'insolence.
Une disposition intensivée à l'alcool parmi les chercheurs en littérature entraîne également une plus grande sociabilité.
La Renaissance ne se présente pas comme un progrès continu. La beauté y a constamment côtoyé la cruauté, et l'ombre la lumière.
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
La jeunesse a cela de beau qu'elle peut admirer sans comprendre.
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?