Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
Cela fait partie de la beauté de toute littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes.
Je ne suis pas pour l'entraînement. Ma philosophie : pas de souffrance, pas de souffrance.
La guerre m'est odieuse. Elle exalte les faibles d'esprit. C'est le règne des fanatiques, des menteurs, des lâches, des paresseux, des hypocrites.
Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve.
La voix est le principal témoin de nos émotions, du premier cri jusqu'au dernier souffle qui demeure un son, jusqu'au silence si particulier qui règne après la mort.
La philosophie ne s'apprend pas ; la philosophie est la réunion des sciences acquises au génie qui les applique.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] â–º Lire la suite
On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots.
La littérature n'est qu'une forme édulcorée de la confession.
La raison universelle n'a plus sa place dans la philosophie multiculturaliste qui domine aujourd'hui la planète... Ce n'est plus le cogito qui est le propre de l'homme mais le credo.
La philosophie d'un siècle est le sens commun du suivant.
Le poème est enfant conçu au plus obscur de la nuit, à qui le poète a donné sa propre existence, consciente et inconsciente.
La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.
La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Rien n'expose mieux la singularité d'une « vocation » que d'être contredite - mais non niée bien loin de là - par le prosaïsme de son incarnation
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
La philosophie n'est pas communicative, pas plus que contemplative ou réflexive : elle est créatrice ou même révolutionnaire, par nature, en tant qu'elle ne cesse de créer de nouveaux concepts.
La vraie philosophie se propose de systématiser,autant que possible, toute l'existence, individuellement et surtout collective, contemplée dans les trois ordres de phénomènes, qui la caractérisent, pensées, sentiments, et actes.
La philosophie n'est pas une illusion : elle est l'algèbre de l'histoire.
Prenez n'importe quel livre de philosophie et lisez-le, un oignon frais à la main, vous verrez la différence.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
Le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ; il n'y a pas, il n'y a jamais eu nulle part aucun peuple sans [...] â–º Lire la suite
La philosophie positive est le véritable état définitif de l'intelligence humaine.
Le théâtre ne doit pas dépendre de la philosophie qu'il exprime. Il doit exprimer une philosophie, mais il ne faut pas qu'on puisse à l'intérieur de la pièce poser le problème de la valeur de la philosophie qui s'y exprime.
Il y a un faux Dieu des philosophes et pourtant une vraie philosophie de Dieu.
Il arrive que la littérature sauve de la déchéance.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.