Je ne suis pas pour l'entraînement. Ma philosophie : pas de souffrance, pas de souffrance.
Plus l'homme est bête et mieux son cheval le comprend.
Ma manière de m'en tirer, à cette époque, c'était de concevoir l'histoire de la philosophie comme une sorte d'endulage ou ce qui revient au même, d'immaculée conception. Je m'imagine arriver dans le dos d'un auteur, et lui faire un enfant, qui serait le sien et qui serait pourtant monstrueux.
C'est toujours le cheval qui tire la charrette que l'on fouette.
Surtout, ne pas confondre tristesse et ennui.
Il n'est de souffrance qui ne devienne une compagne tolérable ; il suffit de mettre en regard les malheurs plus grands qui nous entourent.
Premièrement l'étude de la philosophie positive, en considérant les résultats de l'activité de nos facultés intellectuelles, nous fournit le seul vrai moyen rationnel de mettre en évidence les lois logiques de l'esprit humain, qui ont été recherchées jusqu'ici par des voies si peu propres à les dévoiler.
L'être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu'il est aimé même dans sa souffrance.
Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres.
Dès le matin calme, la fin viendra quand du cheval dansant le nombre de cercles sera de neuf.
Le désespoir, c'est quand l'intelligence prend la souffrance à son compte.
Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire. Si nous voulons que les philosophes marchent en avant, approchons le peuple du point où en sont les philosophes.
La philosophie ne répond que des individus, mais la religion répond des masses.
La souffrance enlaidit les êtres. Elle durcit les traits, fige le sourire, donne des rides et un teint gris. Le visage des gens qui souffrent fait mal voir.
Tombé le vent, tombées les voiles, Une infinie tristesse s'étend, Nos bouches seules brisent en parlant.
Pour certains citadins la campagne est intolérable parce que son silence rejoint leur vide intérieur.
La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
La philosophie est une lutte contre la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence.
On aime ressentir l'influence bienfaisante d'un enfant, se mettre à son école, et, l'âme apaisée, l'appeler son maître avec reconnaissance.
La joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie essentielle de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne !
La vengeance est aussi signe de souffrance pour l'amour perdu que nous avons tous connu.
L'amitié ? Intérêt. La vie ? Mystère. La souffrance ? Névrose. L'idéal ? Néant.
Les sages sont ceux qui ont compris que de ce que le commun des êtres appelle la vie il n'y a rien à tirer que froid et tristesse et qui sont partis, avec leur pensée, en quête d'autre chose qui est au-delà du froid et du chaud, du rire et des larmes.
Se haïr... Il ne fallait pas être le plus grand savant pour connaître que c'est la pire souffrance de l'homme.
Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l'envie est-elle si loin de la pitié ?
La souffrance humaine n'a pas de limites. Si on la regarde de trop près, elle nous aspire et nous dissout.
Toute science commence comme philosophie et se termine en art.
Il n'est si bon cheval qui ne bronche.
Un petit tempérament au service d'un grand amour, c'est un cheval de fiacre attelé à une locomotive.
La plus grande émotion qu'un être humain puisse ressentir : celle de sa propre naissance. Etre, à nouveau, au commencement de soi. Etre, et que tout soit neuf.
Au point de vue scientifique, la philosophie représente l'aspiration éternelle de la raison humaine vers la connaissance de l'inconnu. Dès lors, les philosophesse tiennent toujours dans les questions en controverse et dans les régions élevées, limites supérieures des sciences.