Réplique Revenge sur Enfant, Violence et Autres

Quand j'étais enfant mon idée de la vengeance se limitait à quelques proverbes comme « Ne fais pas de mal aux autres » et « La violence n'est pas une solution ». Or la violence n'est jamais une solution car elle n'égale jamais celle d'autrui. Contre la véritable souffrance on ne trouve satisfaction que de deux seules manières : le pardon absolu ou la vengeance mortelle. Mon histoire n'est pas une histoire sur le pardon. Quand tout ce que vous aimez vous a été enlevé parfois il ne reste que la vengeance. Comme je l'ai dit, ce n'est pas une histoire sur le pardon.

Explications

Sens littéral de la réplique

  • Cette réplique, prononcée par Emily Thorne dans la série Revenge, exprime une transition de la narratrice d'une vision enfantine de la vengeance (limitée à des proverbes de non-violence tels que « Ne fais pas de mal aux autres ») vers une approche adulte et radicale.
  • Elle rejette l'idée que la non-violence ou la violence modérée puisse apporter satisfaction face à une véritable souffrance.
  • Elle établit que face à une douleur extrême, seules deux options sont possibles : le pardon absolu ou la vengeance mortelle.
  • Le message est clair : cette histoire n'est pas une quête de pardon, mais bien une quête de vengeance, car c’est la seule chose qui reste quand tout ce qu'on aime a été perdu.

Sens symbolique ou profond

  • La réplique symbolise le passage de l'innocence à l'obscurité, où les valeurs morales de l'enfance sont remplacées par une quête implacable de justice personnelle.
  • Elle explore la complexité de la souffrance extrême et comment elle peut éroder les fondations éthiques d'une personne, ne laissant que des absolus.
  • Le rejet de la « violence » comme solution parce qu'elle « n'égale jamais celle d'autrui » souligne que la vengeance, pour être satisfaisante, doit être d'une ampleur comparable ou supérieure à la douleur infligée, une loi du talion moderne et exagérée.
  • Elle met en lumière le thème philosophique de la justice contre la miséricorde, choisissant explicitement la première comme voie narrative.

Interprétations possibles

  1. La Vengeance comme Nécessité : Pour le personnage, la vengeance n'est pas un choix moral mais une nécessité psychologique pour survivre à la perte et au traumatisme. C'est le seul moyen de retrouver un semblant d'équilibre.
  2. La Critique de la Morale Simpliste : La réplique peut être interprétée comme une critique des maximes simplistes (comme « La violence n'est pas une solution ») qui ne tiennent pas compte de la profondeur de la douleur humaine et de l'injustice.
  3. L'Absolutisme Émotionnel : Elle suggère que les grandes blessures ne permettent pas de nuances ; l'esprit exige soit une rédemption totale (le pardon), soit une rétribution totale (la vengeance).

Usage ou référence dans la vie quotidienne

  • La phrase est souvent citée par les fans pour résumer l'ambiance sombre et le ton implacable de la série Revenge.
  • Elle peut être utilisée (souvent avec une pointe d'ironie ou de dramatisation) pour décrire une situation où quelqu'un est en quête d'une revanche déterminée après avoir subi un préjudice important.
  • Dans les discussions sur la morale et la justice, elle sert à illustrer la position extrême qui rejette le compromis ou la clémence face à une injustice personnelle vécue.

Morale ou idée à retenir

  • L'idée principale est que la souffrance extrême peut mener à l'absolutisme : face à la perte totale, les options modérées disparaissent, ne laissant que le pardon complet ou la destruction (la vengeance).
  • La morale, du point de vue d'Emily Thorne, est que la vengeance est la dernière forme de contrôle qu'il reste à une victime après avoir été dépouillée de tout ce qui lui était cher.
  • Le message de la série, encapsulé dans cette réplique, est que la vengeance est un moteur puissant mais destructeur.

Origine de la réplique

  • La réplique est extraite de la série télévisée américaine Revenge, diffusée pour la première fois en 2011.
  • Elle est prononcée par le personnage principal, Emily Thorne (jouée par Emily VanCamp), et sert de voix off introductive.
  • Elle fait partie du discours d'ouverture qui établit immédiatement le ton sombre, la prémisse et le thème central de la série.

Contexte de la scène

  • Cette réplique n'est pas associée à une scène spécifique de dialogue, mais est un monologue intérieur (une voix off) qui lance généralement l'épisode ou la saison.
  • Elle est utilisée pour cadrer la narration, rappelant constamment au spectateur la motivation profonde et la détermination implacable du personnage principal.
  • C'est une déclaration de guerre morale qui explique pourquoi Emily a choisi la voie de la vengeance plutôt que celle de la guérison ou du pardon.

Lien avec le personnage

  • Emily Thorne (alias Amanda Clarke) est l'incarnation même de la vengeance. Son enfance a été détruite par la trahison et l'injustice qui ont causé la mort de son père et sa propre incarcération.
  • La réplique est la déclaration de sa mission : elle reflète sa nouvelle identité, forgée par le traumatisme, qui a rejeté son passé innocent.
  • L'affirmation qu'il ne lui reste « que la vengeance » justifie son absence de remords et ses méthodes extrêmes, faisant d'elle une héroïne complexe, motivée par la justice mais consommé par la haine.

Lien avec le thème du film

  • Le thème central de la série est explicite dans son titre : la vengeance. La réplique sert de thèse directrice à toute l'Å“uvre.
  • La série explore également les thèmes de la trahison, de la corruption des élites et de la redéfinition de la justice en dehors du système légal.
  • La phrase souligne que le thème n'est pas la réconciliation ou la guérison, mais la poursuite incessante de la rétribution.

Impact émotionnel ou culturel

  • Impact Émotionnel : La réplique a un impact sombre et puissant. Elle évoque un sentiment de désespoir total et de détermination froide, forçant l'empathie pour la douleur du personnage tout en reconnaissant le caractère moralement ambigu de sa quête.
  • Impact Culturel : Elle a contribué à populariser les histoires de vengeance complexes avec des anti-héroïnes féminines. Elle est un mème pour exprimer la détermination après une trahison, et elle est devenue une phrase culte résumant un dilemme moral extrême : se venger ou pardonner.

Autres citations

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Mon

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