La guerre m'est odieuse. Elle exalte les faibles d'esprit. C'est le règne des fanatiques, des menteurs, des lâches, des paresseux, des hypocrites.
Au fond de tout patriotisme, il y a la guerre : voilà pourquoi je ne suis point patriote.
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix.
Tout esprit profond a besoin d'un masque.
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
La guerre rend tout le monde méchant, même ceux qui ne la font pas.
Les plus forts gagnent la bataille et les plus rapides gagnent la course.
Une bataille est gagnée par celui qui est fermement résolu à la gagner.
Il n'avait aucune force pour une autre guerre que sa propre lutte solitaire pour rester en vie.
Le génie a sans doute ses limites, mais la stupidité n'est pas pour autant handicapée.
Un jour, cette horrible guerre se terminera enfin, un jour nous pourrons être humains et pas seulement juifs !
C'était un esprit calculateur, desséchant et d'ordre pratique.
Il faut allier la dureté du serpent à la douceur de la colombe, un esprit dur et un coeur tendre.
Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans les femmes et entre hommes.
Il y a un génie en chacun de nous.
Il ne faut pas oublier avec quelle rapidité les visions du génie deviennent des mets en conserve pour intellectuels.
Le génie est l'erreur dans le système.
Justice et injustice n'ont de valeur que dans un cadre concret, victoire ou défaite, actions commises ou subies.
Le vrai sens de de la guerre est la mort, c'est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
Le génie est l'extrême pointe du sens pratique.
L'artiste nous apporte l'esprit, le milieu fournit l'image, et le drame de l'art tourne autour du point d'équilibre où cet esprit et cette image se voient contraints de s'accorder.
Une moitié de la victoire est dans le choix du champ de bataille, l'autre moitié dans le choix du moment.
La grande bataille implique la destruction du courage de l'ennemi plutôt que de ses soldats.
Les profits sont intéressants tant que dure la guerre ! La guerre dure tant que des entrepreneurs y trouvent leurs profits.
Si vous préservez votre esprit de tout jugement et n'êtes pas esclaves de vos sens, votre coeur trouvera la paix.
Quelle que soit la situation à affronter, quelle que soit la bataille qui fera nos jours, nous avons toujours le choix. Ce sont nos choix qui déterminent qui nous sommes, et nous pouvons toujours choisir le bien.
Il y a peu de personnes en qui on ne voie des endroits faibles par où la tentation a pu entrer.
On ne peut penser sans mots. Notre esprit est ainsi fait que la formation d'une idée et l'évocation d'un mot qui la montre, sont un seul et même acte.
Le concept de guerre n'apparaît pas proprement avec l'attaque, car celle-ci n'a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d'abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n'étant évidemment qu'une seule et même chose.
Rien n'est si pénible qu'un esprit posé ne puisse y trouver un quelconque réconfort.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire. Les autres soi-disant révolutions ne changeront rien.