La philosophie positive est le véritable état définitif de l'intelligence humaine.
Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales - l'âme d'un être humain - même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille du trottoir sont plus intéressants à mes yeux.
A soixante-dix ans, il est meilleur pour la santé d'avoir des femmes dans la mémoire que sur les genoux.
L'art est la contemplation du monde en état de grâce.
Une condition capitale pour toute jouissance, c'est de se limiter.
Etre en bonne santé, c'est la condition élémentaire de la tranquillité.
Je m'insurge contre ceux qui interdisent le beau aux humbles et qui confondent intelligence et culture.
J'ai tendance à penser qu'on fait toujours oeuvre utile et bienfaisante en faisant état de sa propre misère, parce que nous avons tous en commun d'être absolument misérables. On boîte tous.
Ce n'est pas un mince bonheur qu'une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
La plupart des hommes jugent inconsciemment le monde d'après eux-mêmes, et on trouvera très généralement que ceux qui se moquent habituellement de la nature humaine et affectent de la mépriser sont parmi ses pires et les moins agréables échantillons.
Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable.
C'est odieux pour moi quand une belle intelligence est associée à un caractère peu recommandable.
Penser est, pour un grand nombre de femmes, un accident heureux plutôt qu'un état permanent.
La première condition pour le bonheur du peuple est l'abolition de la religion.
Un peuple qui ne sait pas où il va est sûr d'y arriver dans un état exécrable.
Le romantisme est un état d'âme ; le classicisme, un état d'esprit.
Le comité international n'a pas pour mission d'organiser les jeux olympiques mais d'en provoquer la célébration régulière, conformément aux voeux exprimés par le congrès de paris. Le comité national qui organise les jeux dans le pays où il a été [...] ► Lire la suite
Les fortunés et les orgueilleux s'étonnent de l'insolence du malheur humain et du fait qu'il ose se présenter devant eux en ayant, par l'aspect repoussant de sa misère, l'impudence de déranger leur sérénité et leur bonheur.
C'était en somme une jolie intelligence de femme. Elle n'inventait rien, mais elle comprenait tout.
L'habit d'un arlequin n'est pas plus varié dans ses nuances que ne l'est l'esprit humain dans ses folies.
Il n'y a qu'un seul principe moteur : la faculté désirante.
L'être humain n'est pas loin de se montrer désespérant. Il est toujours attiré par la médiocrité.
C'est accorder un trop grand crédit à la nature humaine que de laisser à l'individu le soin de prendre en considération l'intérêt de la communauté.
C'est le fils, qui à sa majorité, devrait reconnaître son père, à condition qu'il l'en juge digne.
L'imprévisibilité d'un combat tient aussi bien à l'imperfection humaine - les combattants ne cessent jamais d'être des hommes et des individus - qu'aux facteurs matériels - l'irrégularité du terrain.
Tout acte humain révèle quelque chose par-delà lui-même, et l'amour est une ouverture sur le mystère de Dieu.
L'âme humaine est comme un gouffre qui attire Dieu, et Dieu s'y jette.
La détresse humaine nous consacre dans cette communauté humaine. Il est impossible de nous isoler des hommes.
La télévision, à l'instar du livre, n'est qu'un outil parmi d'autres, utile sans aucun doute, parfois même indispensable, à condition seulement d'être utilisé là où ses performances se justifient, et pas ailleurs.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.