On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé.
Matinal. L'être, preuve de moralité. Si l'on se couche à 4 heures du matin et qu'on se lève à 8, on est paresseux, mais si l'on se met au lit à 9 heures du soir pour en sortir le lendemain à 5, on est actif.
En radio, le seul lien ténu, précis, permanent, entre celui qui parle dans le micro et celui qui l'écoute, c'est le filet de la voix et de la musique, qui coule.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Paysage de l'émotion, région supérieure de l'amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l'homme prend quelque noblesse.
Il n'existe que deux sortes d'êtres capables de dire la vérité vous concernant : un ennemi en colère et un ami qui vous aime vraiment."
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Avant de mourir,Je veux t'aimerD'un amourA dimensionsJe veux te bercerEt te remuerTout en faisantAttentionCar tu es fragileComme l'argileEt tu as un coeur,En diamant.
Je n'comprendrais jamais pourquoi Kate est morte alors que, nous, nous sommes en vie. Je suppose qu'il ne faut pas chercher d'explications. La mort, c'est la mort. C'est aussi simple que ça. Il y a longtemps, je croyais que j'avais [...] ► Lire la suite
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
L'homme porte en lui la semence de tout bonheur et de tout malheur.
C'est quelque chose, un nom ! C'est presque toute la personne... toute la vie !... C'est ce qu'on répond, en premier, à la question : "Qui êtes vous ?"... Et c'est ce qui reste, en dernier, sur la pierre tombale !...
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
Le vent n'a pas d'odeur... Il en apporte, éventuellement.
L'encens gâte plus de cervelles Que la poudre n'en fait sauter.
On fait semblant de se mettre en scène soi-même. Mais, en réalité, c'est impossible à combiner.
S'applaudir, c'est se rappeler qu'on existe en dehors du moule, en dehors d'un collectif en putréfaction.
A titre personnel, je n'atteins pas le seuil de l'Impôt sur la fortune mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint qui nous met effectivement au seuil...
Vivez votre vie en ne célébrant pas les victoires, mais en surmontant les défaites.
Pour agir sur la jeunesse, il faut comprendre son ardeur à vivre et, pour la comprendre, il faut en professer le culte jusqu'au bout.
Rien ne ressemble plus à une aurore qu'un crépuscule : seule la fraîcheur de l'air nous dit ce qu'il en est.
Un grand fumeur peut fumer jusqu'à huit pipes par jour, mais il meurt en cinq ans.
En amour comme en guerre, avance les conquêtes.
La météo en Russie : trente-deux degrés ou de force.
Je ne suis pas pressé. Je n'ai pas de plans de carrière. De toute façon, si jamais tu en un dans le show-business, tu es foutu.
- 5 ans 1/2. - Quoi 5 ans 1/2. - 5 ans 1/2, ça fait exactement 1998 jours que ton père est mort. - Maman je croyais que tu étais nulle en calcul mental. - Je le suis, mais je suis nulle en deuil aussi.
Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie.
Nous en étions à ce point dans la crise européenne qu'une révolution de plus, c'était une guerre de moins.
L'individu s'oppose à la collectivité, mais il s'en nourrit. Et l'important est bien moins de savoir à quoi il s'oppose que ce dont il se nourrit.
La guerre est une chose si horrible que je m'étonne comment le seul nom n'en donne pas l'horreur.
Tout ce que les hommes ont dit de mieux a été dit en grec.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
On n'aime jamais plus son pays que quand on s'en est éloigné et qu'on ne peut plus y revenir. C'est toujours l'éternel et irrésistible attrait du fruit défendu qu'il exerce sur nous.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
Le corps humain doit être allergique à l'air puisqu'il le recrache dès qu'il en avale.
La permission du mal est de la part de Dieu, une preuve de son amour pour nous, et, en certains cas, le péché est la conséquence nécessaire de l'erreur.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
L'avenir de l'humanité n'a d'intérêt que vu d'en bas.
En politique, on peut connaître les pas, mais ne pas savoir danser.
Tactic : ensemble des moyens et des ruses mis en oeuvre pour remonter le temps.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù les manchots s'amusent dès le soleil levantEt jouent en nous montrantCe que c'est d'être vivant.
L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
Vivre sans tendresse, il n'en est pas question.
Le coeur humain refuse de croire en un univers sans but.
On apprend la vie toute sa vie..et même en mourant on apprend encore la vie.
Regardez en arrière et souriez aux périls passés.
Le monde est plein de voix qui perdirent visage Et tournent nuit et jour pour en demander un.
On se goinfre de progrès. En une minute, on peut appeler Bogota. D'abord, c'est faux. Ensuite on ne sait qui appeler ni quoi dire.
Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?