L'art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes.
Mourir en beauté, c'est un luxe qu'on ne peut vraiment plus se permettre à partir d'un certain âge.
Ce qui est terrible dans la mort, ce n'est pas d'en être vaincu, mais de lutter.
Elle mourut en prononçant ces mots qui tirent les larmes : Maman... maman... la vie... c'est beau !
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.
Les sentiments nobles sont devenus moins suspects depuis que la psychanalyse en a dégagé les racines ignobles.
Déjeuner de travail. Ils sont en général totalement stériles pour la simple raison que le bon usage veut qu'on ne parle jamais la bouche pleine.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
Je ne puis être heureux qu'en ma seule société, parce qu'il m'est permis, là, d'être tout à fait vrai.
Les bons plats d'un dîner doivent en cela ressembler aux amis. Peu mais bons.
Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
Il n'y a dans la vertu, nul sujet de craindre aucun excès, parce qu'elle porte en elle-même la juste mesure.
Tactic : ensemble des moyens et des ruses mis en oeuvre pour remonter le temps.
J'en suis sûre, les artistes respirent le monde par leurs paumes...
La connaissance est un remède contre l'ennui. Ce n'en est pas un contre la mort.
Paysage de l'émotion, région supérieure de l'amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l'homme prend quelque noblesse.
Il y a des natures dans ce monde qui sont vouées à l'autodestruction, et pour celles-là il est inutile d'en appeler à des arguments rationnels.
L'empirisme n'est point la négation de la science expérimentale comme semblent le croire certains médecins, ce n'en est que le premier état.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie.
A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
Quand on surveille, les patates cuisent trop lentement. Quand on va faire du piano en attendant, elles cuisent beaucoup trop vite.
Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre.
Les seules créatures qui s'accouplent en se faisant face sont l'homme et le sandwich au pâté.
Ne rien promettre, et donner en disant que l'on refuse.
Chaque fois qu'on observe un animal, on a l'impression qu'il y a là un être humain en train de se foutre de nous.
A quoi reconnaîtriez-vous le mal qui est au monde sinon au bien qui est en vous ?
Le flux du discours est toujours en raison directe de la pauvreté de la pensée.
Ceux qui écrivent le français sans savoir leur langue n'en ont que plus de mérite.
La publicité vise à vaporiser le sujet pour le transformer en fantôme obéissant du devenir.
Le sexe n'a pas de coeur et il n'en fait qu'à sa tête.
Sans contrainte, on tourne en rond.
Les phrases courtes n'en disent pas toujours plus long.
En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
La science va vite et droit en son chemin ; mais les représentations collectives ne suivent pas, elles sont des siècles en arrière, maintenues stagnantes dans l'erreur par le pouvoir, la grande presse et les valeurs d'ordre.
Une biographie est considérée comme complète si elle ne compte que six ou sept moi, alors qu'une personne peut en avoir jusqu'à mille.
En fin de compte, nous sommes nos choix.
La liberté c'est pas de bénéficier des allocations chômage pour partir deux ans en vacances.
Je suis comme tous les Français, avec une dimension en moins par rapport aux personnes touchées, comme par exemple ce père qui apostrophe Manuel Valls afin de retrouver le corps de sa fille. Je suis touché, anéanti, dépassé, comme tous [...] ► Lire la suite
S'il est difficile d'éradiquer la faim dans le monde, est-il plus facile de soigner le racisme en France ?
Rien ne sert de pisser si on n'en a pas envie.
Les grands hommes ne s'abusent point sur leur supériorité; ils la voient, la sentent, et n'en sont pas moins modestes.
Je veux être enterré avec une brosse à habits pour quand je tomberai en poussière.
Il n'y a pas en peinture de solution parce qu'il n'y a pas de problèmes.
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
La permission du mal est de la part de Dieu, une preuve de son amour pour nous, et, en certains cas, le péché est la conséquence nécessaire de l'erreur.