Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
Répéter "Je sais, je sais..." signifie qu'on ne sait pas et que d'ailleurs on s'en moque.
Les journalistes, spécialement les journalistes anglais, ont été très cruels avec moi. Ils disaient que je ne connaissais que trois accords alors que j'en connaissais cinq.
J'ai lu de nombreuses définitions de ce qu'est un écologiste, et j'en ai moi-même écrit quelques-unes, mais je soupçonne que la meilleure d'entre elles ne s'écrit pas au stylo, mais à la cognée.
N'avouez jamais! L'adage du louchebem guillotiné au siècle dernier. Ce qu'il a gueulé sur la bascule: N'avouez jamais! Son cri, d'écho en écho, dans les taules, nous parvient toujours.
Je n'ai jamais grandi en rêvant d'un mariage - je ne pense pas à des choses comme ça. Je ne sais pas comment l'expliquer. Tout ce qui m'importe c'est d'être heureuse.
Je n'ai pas eu de succès en Amérique depuis 1987.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
En ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure qu'en disant la vérité.
Je vous avoue que l'avenir m'inquiète beaucoup. Comment l'industrie pourra-t-elle reprendre, quand il est admis en principe que le domaine des décrets est illimité ? Quand chaque minute, un décret sur les salaires, sur les heures de travail, sur le prix des choses, etc., peut déranger toutes les combinaisons ?
Quand il a fallu partir en guerre contre Daech, les Saoudiens se sont révélés des alliés précieux.
Si seulement je n'avais pas grandi ça aurait été parfait ; plus je vieillissais, moins j'étais en mesure d'apprécier papa. D'un côté il savait tout, mais de l'autre il ne connaissait rien.
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c'est le contraire, ça ne devient plus que de l'effort et de l'agitation stériles.
Nos pauvres gouvernants misent à côté de la plaque en nous serinant qu'il faut penser à l'avenir plutôt qu'au passé.
Je dirige certainement avec confiance même si je ne suis pas confiant. J'ai appris très tôt en tant qu'acteur que la confiance peut être truquée, et ce n'est pas toujours une chose terrible à faire. Souvent, si les gens se sentent en confiance, ils sont confiants.
Je ne vois pas l'Amérique autrement qu'avec les yeux d'un Européen. Cela me fascine et me terrifie en même temps.
Quand on songe au prix du bifteck, on comprend plus aisément pourquoi, en Inde, les vaches sont sacrées.
Nous apprenons tous les jours davantage que les peines en ce monde sont inévitables, que nous ne sommes pas placés ici pour y être heureux et qu'en nous résignant à notre destination, nous trouvons en nous d'inépuisables forces.
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Des nuits et des nuits j'ai rêvé d'un pays d'oranges, où langue, religion, couleurs, goûts, feraient tous le même bouquet. Celui des vraies oranges, celles d'avant. Tout le monde s'en souvient.
En tant qu'êtres humains, nous sommes très matérialistes et possédons tout cela - des fourrures, des voitures, des diamants et de l'argent.
Vous ne pouvez pas trouver la paix en vous cachant de la vie.
Je pense qu'il y a de la beauté en tout.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
Les experts disent que si le bogue de l'an 2000 n'est pas réglé, les lignes téléphoniques ne seront pas fiables, les gouvernements seront paralysés et les avions seront en retard. Les choses seront à peu près pareilles que maintenant, en somme.
Ils aimaient la montée en ivresse. Le largage des amarres terrestres. Où tous les rêves étaient possibles.
En quarante ans d'observations, l'attitude de confiance - ou de défiance - en la personne nous est apparue, sous des formes très diverses, comme la quintessence des conduites culturelles, religieuses, sociales et politiques qui exerce une influence décisive sur le développement.
En France, c'est difficile de trouver de bons scénarios.
Si cette dépouille extérieure de l'homme te parait merveilleusement ouvragée, considère qu'elle n'est rien, auprès de l'âme qui l'a formée. En vérité, quel que soit l'homme, c'est toujours quelque chose de divin qui l'homme incorpore.
Il n'existe point en ce monde, ni dans l'air, au milieu de l'océan, ni dans les profondeurs des montagnes, d'endroit où l'on puisse se débarrasser du mal qu'on a fait.
Se marier dans sa jeunesse, c'est comme faire l'acquisition d'un poêle en plein été ; ce n'est qu'en hiver qu'on sait s'il chauffe ou s'il fume.
Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire.
Les pensées et les sentiments que nous avons au sujet d'une épreuve sont aussi importants que l'épreuve elle-même en ce qui regarde l'impact de celle-ci sur notre vie.
Je pense que la plus grande maladie de cette époque et de cette ère, est que les gens se sentent mal aimés. Je sais que je peux aimer une minute, une demi-heure, une journée, un mois; je peux donner de l'amour. J'en suis très heureuse, et je veux le faire.
Je suis si seul que mon squelette m'abandonne.Vas-tu te vendre, mon squelette ? C'est ton droit.Mon verbe me trahit, mais plus rien ne m'étonne.Si je meurs, l'univers n'en sera pas plus froid.
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
Je ne sais pas s'il y a des dieux, mais il devrait y en avoir.
L'opinion publique sera amenée à adopter, sans le savoir, les propositions que nous n'osons pas leur présenter directement [...] Toutes les propositions antérieures seront dans le nouveau texte, mais seront cachées et déguisées en quelque sorte.
C'était mon effort, en dépeignant l'Occident, pour le dépeindre tel qu'il était.
En tant qu'écrivain, vous peignez des traits et laissez des suggestions afin que les lecteurs puissent créer leurs propres images. Cela vous permet de connaître quelqu'un par une petite action et vous évite d'innombrables pages d'explications.
J'ai travaillé deux fois avec Woody Allen et il m'a dit: "Peu importe ce que vous voulez changer, c'est à vous de décider si vous voulez changer les mots, faites-en les vôtres".
Comment relever ce qui ressemble à un défi ? L'homme devant être amené de plus en plus à être père et 'mère' tout en restant homme et en se situant dans l'autorité.
En général, quand nous obtenons l'estime du public, il y a longtemps que nous et lui avons perdu la nôtre.
Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.
Une forte quantité d'opinions est fondée sur le principe que nous ne sommes rien. Les meilleurs ajoutent que nous sommes pourtant susceptibles d'une certaine espèce de valeur absolue - en nous reconnaissant pour rien, et en croyant à l'amour de Dieu.
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
J'aimais conduire. Vite. En rupture avec la raison. Nuit et jour. Au petit matin. À l'heure du blues crépusculaire. Avec des bouts de lumière qui te pètent dans l'oeil, avec Marvin Gaye qui chante à la radio. Des courbes qui s'engouffrent dans le noir des longs tunnels. Faut pas lâcher le pied.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.