On ne rassasie pas un chameau en le nourrissant à la cuillère.
L'esclave n'a qu'un maître ; l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune.
Dieu, après s'être entièrement donné dans le monde en devenir, n'a plus rien à offrir : c'est maintenant à l'homme de donner.
On ne saurait manier le beurre qu'on ne s'en graisse les doigts.
En le connaissant, je lui donne l'être.
Le cerveau qui s'en va, impossible de le retenir. C'est comme si un pissenlit voulait rattraper ses poils.
Nous localisons dans le corps d'une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu'elle connaît et qu'elle vient de quitter, ou s'en va rejoindre.
Prenez garde de ne pas perdre vos quarante dernières années à être le conservateur de vos cinquante premières. Faire du sur place, c'est revenir en arrière.
La guerre c'est comme une actrice qui vieillit : de plus en plus dangereuse et de moins en moins photogénique.
Sur l'écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma. Sans pognon et sans caméra, Bardot peut partir en vacances: ma vedette, c'est toujours toi.
Je ne ferais exister ce moment qu'en fonction des gens qui sont dans cette pièce, et la vie n'est rien d'autre que ça, une longue sucession de pièces et tous ceux et celles qui sont avec nous dans cette pièce contribuent à notre histoire.
On ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde en étant manichéen, «pour» ou «contre».
On ne peut vaincre la nature qu'en lui obéissant.
Si tu donnes, oublie ; si tu prends, souviens-t'en.
L'enseignant ne doit pas être un tube stérile à travers lequel passe la connaissance de génération en génération.
Un homme qui va en haillons, mais possède au moins un demi-hectare de terre rouge est plus riche que celui qui n'a que de l'argent.
Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint.
Je considère la concurrence légitime, à condition qu'il y ait quelque chose en face.
Les ballerines sont toujours sur la pointe des pieds ! Pourquoi n'en engagent-ils pas des plus grandes ?
Personne ne se connaît vraiment soi-même, et il faut devoir vivre une situation extrême pour s'en apercevoir.
C'est peu de chose, en général, une vie humaine, ça peut se résumer à un nombre d'événements restreint.
Les femmes ont franchi le plafond de verre et se retrouvent de plus en plus dans les sièges du pouvoir.
Je suis ex-champion de France de karaté. Aujourd'hui, je fais du tennis et du cardio en salle, et je vais me mettre au vélo, pour m'oxygéner.
L'oeil... Tout l'univers est en lui, puisqu'il voit, puisqu'il reflète.
Comme si ce n'était pas assez difficile d'être un homme ! Il faut être une femme en plus. Cette condition humaine aggravée.
Tout se réduit en somme au désir et à l'absence de désir. Le reste est nuance.
Les personnes âgées portent une attention toute particulière à leur anniversaire ; elles sont comme les calendriers : chaque fois que l'on en arrache une page, c'est encore une page de moins alors qu'il n'en reste déjà plus beaucoup.
La racine plonge dans la terre : le cerveau plonge en Dieu. C'est-à-dire dans l'infini.
93 ans. La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance !
Pendule. Machine d'un grand soutien moral pour l'homme, qui le rassure dans son rapport avec le futur en lui remémorant la grande quantité de temps qui lui reste à vivre.
Le mariage est la traduction en prose du poème de l'amour.
Quand le coassement des grenouilles prend fin, on n'en apprécie que mieux le silence.
L'amour de la vérité place l'homme devant l'étonnante expression du don. La gratuité est présente dans sa vie sous de multiples dormes qui souvent ne sont pas reconnues en raison d'une vision de l'existence purement productiviste et utilitariste. L'être humain [...] ► Lire la suite
On devient intelligent en se posant des questions et on commence à devenir idiot quand on a les réponses.
Une fois que vous êtes vraiment mis au défi, vous trouvez quelque chose en vous. L'homme ne sait pas de quoi il est capable jusqu'à ce qu'on lui demande.
D'abord je suis pour decrédibiliser, un peu, l'idée de nation. Je trouve que cette idée a fait tant de mal, qu'elle a nourri tant de guerres, qu'elle a alimenté tant de haines, ce fétiche national, cette façon qu'ont les gens [...] ► Lire la suite
En fait, un journal intime, c'est fait pour être lu : on le cache mal en espérant que quelqu'un le trouvera.
Jour après jour Les amours mortes N'en finissent pas de mourir.
Vécue, la souffrance n'en est pas pour autant reconnue.
L'homme qui a beaucoup voyagé s'en vient mourir au lieu qui l'a vu naître.
Ne vouloir faire société qu'avec ceux qu'on approuve en tout, c'est chimérique, et c'est le fanatisme même.
L'amour, c'est aussi se découvrir en écoutant chanter des mots qui sont encore à inventer.
Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d'un côté, et l'amour de l'autre.
Les machines reviendront, sans doute. L'homme connaîtra, de nouveau, la joie de faire travailler à sa place les esclaves de cuivre et d'acier. En attendant, il comprend avec tristesse que les victoires de la civilisation sont enivrantes, mais précaires et [...] ► Lire la suite
Seul repose en paix celui qui meurt oublié.
Le christianisme a été prêché par des ignorants et cru par des savants, et c'est en quoi il ne ressemble à rien de connu.
Ce n'est pas la réalité qui compte dans un film, mais ce que l'imagination peut en faire.
Il faut que notre pays se lance dans la lutte contre l'exclusion sociale, en multipliant le nombre d'emplois.
Le rire est la plus grande arme que nous ayons et nous, en tant qu'êtres humains, l'utilisons le moins.
Et vous, allez vous-en hors de ma vue avant que je fasse reluire mes bottes avec votre gueule, espèce de grosse merde.