Nous en avons assez de manger de la vache enragée avec comme seule perspective l'espoir de goûter au veau d'or.
Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira : "J'étais à l'école avec lui !"
Et quels sont les plus grands criminels ? Ceux qui vendent les instruments de mort ou ceux qui les achètent et s'en servent ?
Ce ne sont pas les héros isolés qui font les révolutions. Ce sont les peuples et avant tout ceux qui en forment la majorité.
Plus nous nous rabaissons extérieurement, plus on nous élève en effet.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Les journaux sont forcément injustes, on montre ses cartes, il y a des versions de tout, [...] ► Lire la suite
En tant que corps, tout le monde est unique, en tant qu'âme, jamais.
Ah, l'argent! Qu'on en ait ou qu'on en manque; c'est toujours lui la cause du mal.
J'ai aimé la rencontre avec les hommes de ma vie, la dualité, la complicité, le rire, la quiétude, la séduction, l'impérieux besoin de reconquérir chaque matin, de rêver une vie à deux tout en sachant parfaitement que rien ni personne ne résisterait à mon piano, à mes théâtres, à la route partagée avec d'autres.
Mets une partie de ton grain en réserve pour le jour noir.
Les syndicalistes sont toujours ceux qui font semblant de combattre et enterrent en général les travailleurs.
J'ai trouvé en dansant toute ma vie que je pouvais libérer quelque chose en tant que danseuse que je ne pouvais pas faire autrement.
Mais qui est vraiment fréquentable dans ce monde ? Vous croyez qu'il y a beaucoup de chefs d'État qui étaient fréquentables ? Quand on regarde un peu tout ça en Amérique latine, Afrique, en Extrême-Orient.
La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres.
J'ai été étonné du plaisir qu'on éprouve en faisant le bien.
Dès qu'une pensée me séduit, j'en cherche le piège.
Les traits de caractère qui permettent à un être d'acquérir une grande fortune sont presque toujours ceux qui l'empêchent aussi d'en tirer des jouissances autres que celles du pouvoir et du travail.
Les hommes ont des réflexes tardifs : ils ne comprennent en général qu'au cours des générations suivantes.
En politique, j'apprécie les prolétaires ; en amour, les princesses russes.
Les favoris, les hommes en place mettent quelquefois de l'intérêt à s'attacher des hommes de mérite, mais ils en exigent un avilissement préliminaire qui repousse loin d'eux tous ceux qui ont quelque pudeur.
Si vous voulez réussir en politique, vous devez garder fermement votre conscience sous contrôle.
Avant que le blé ne monte en épis, dans la terre il faut qu'il fermente. C'est la loi.
Une constatation importante : jusqu'ici, l'Inconnue n'a pas dit un mot de ses éventuelles prétentions. L'affaire n'a pris son essor qu'en-dehors d'elle, on pourrait dire : malgré elle.
Je crois en l'homme, et ça veut dire que je crois en sa raison ! Sans cette croyance, je n'aurais pas la force de me lever le matin de mon lit.
Un fou brame dans la nuit,Qui bande comme un cerf,Ô mort je suis ce cerf,Que dévorent les chiens,La mort éjacule en sang.
D'autre part, à la limite, les Européens d'Europe sont des colonisateurs en puissance : il leur suffirait de débarquer. Peut-être même tirent-ils quelques profits de la colonisation. Ils sont solidaires, ou pour le moins complices de cette grande agression collective de l'Europe. De tout leur poids, intentionnellement ou non, ils contribuent à perpétuer l'oppression coloniale.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
En octobre, celui qui perd son manteau le cherche bien vite.
Lorsque vous êtes gentil avec quelqu'un en difficulté, vous espérez qu'il s'en souviendra et qu'il sera gentil avec quelqu'un d'autre. Et ça deviendra comme une traînée de poudre.
En art, il n'y a que deux types de personnes: les révolutionnaires et les plagiaires.
Si vous voulez vivre votre vie de manière créative, en tant qu'artiste, vous ne devez pas trop regarder en arrière. Vous devez être prêt à prendre ce que vous avez fait et qui vous étiez et à les jeter.
Au contrôleur de la SNCF qui vérifie votre billet, ne dites pas :«Vous augmentez la durée du trajet en même temps que le prix du billet. »
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
La seule chose qui compte pour une femme, c'est de savoir si on la quitte ou si c'est elle qui s'en va.
Même en s'appliquant, un cul-de-jatte ne sautera pas un mur.
On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.
Vous n'avez qu'à marcher de vertus en vertus.
Quand on veut bien se donner la peine de regarder quelqu'un, de le prendre dans ses bras, de le respirer doucement, d'écouter comment son coeur bat, comment la vie circule en lui, on entend alors beaucoup de choses silencieuses.
Comme bercée en un hamacLa pensée oscille et tournoie,A cette heure ou tout estomacDans un flot d'absinthe se noie.
Ma mère était extrêmement contrôlée, en quelque sorte irréprochable. Et j'ai toujours tendance à être un peu plus hippie.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être gênés ou honteux.
Il y avait une forme d'aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n'a aimer qu'une personne au monde et c'est mon père.
Quand la conviction ne fonctionne pas, il ne faut pas s'en prendre aux pas convaincus mais aux pas convaincants.
Je suis accro au ketchup, j'en mange à tous les repas. Matin, midi et soir. J'ai toujours une bouteille sous la main.
Dire que c'est en faisant exactement la même chose qu'un homme honore une femme ou la déshonore !
- Quoi ? Tu veux qu'on lise ? - Alors qu'on est toujours en vie ?
Vas-y Stefan, torture moi, garde moi prisonnière ou réduis moi en poussière, ça ne changera pas la vérité. Je ne t'ai jamais forcée à m'aimer. C'était réel, et ça l'était pour moi aussi.
L'avantage de la laideur morale, c'est qu'il n'en existe point de contrefaçon.
Les occasions de se taire et celles de parler se présentent en nombre égal, mais nous préférons souvent la fugitive satisfaction que procurent les dernières au profit durable que nous tirons des premières.
Il vaut mieux manquer de raison que d'en avoir trop.