Et ces deux créatures douloureuses le possédaient chaque fois qu'il s'accoudait, en regardant couler sa propre vie, sur le parapet de sa mémoire.
En tant que femme, je suis un échec. Mes hommes attendent tant de moi, à cause de mon image et de ce qu'ils ont fait de moi et de ce que j'ai fait de moi-même, en tant que sex-symbol. Les hommes attendent tant de choses et je ne peux pas être à la hauteur.
Chaque croyance est le fruit d'une histoire. Et toutes ces histoires convergent en un point : la paix, la paix éternelle.
Écoute, il y a quelques moi, j'aurai réagi violemment, mais la je suis avec mes amis, je suis en paix, alors... [PAF] !
On devrait être assez vain pour goûter la louange, assez orgueilleux pour s'en passer.
Un homme qui a réussi est un homme qui gagne plus d'argent que sa femme n'en dépense. Et une femme qui a réussi est une femme qui a trouvé un tel homme.
Quand je vis l'air clair et pur, de joie je fus tout assuré. Et je vis amassés sur le pin des milliers d'oiseaux. Le croit qui veut : il n'y avait branche ni feuille qui n'en fût couverte. C'était bien l'arbre le plus beau !
Un jeune rebelle de banlieue avec un bonnet enfoncé jusqu'aux yeux, à son copain en uniforme Adidas :« Arrête, hé ! Je t'ai vu au rayon livres de la Fnac ! Ah, le ringard ! Au rayon livres ! »
Aussi rugueuses qu'elles aient pu être, nos jeunes années nous reviennent toujours en mémoire avec un parfum qui nous grise.
La psychologie positive n'est pas là pour empêcher nos états d'âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d'y barboter) et plus intelligemment (en en tirant les leçons).
Je suis probablement l'une des personnes les plus bénies qui soient, et j'en remercie Dieu.
L'essentiel est d'être en contrôle de votre propre destin.
Lorsque j'étais en cours, je ne levais jamais la main: Aujourd'hui c'est impressionnant la façon dont j'aime les mots. Comme un trait d'union c'est à ces mots que je me suis rattaché.
J'ai tourné dans le monde comme je l'ai toujours fait, en faisant des concerts et des rencontres musicales.
On quitte vite les amis, en fin de compte, c'est moins vrai des femmes que l'on aime. Le plus dur reste la famille, mais, là encore, être rapide est la solution. Sinon, condamnation à perpétuité.
L'art est la source de vie; il est l'esprit de progrès, il donne à l'âme le plus précieux des biens : la liberté; et nul n'en jouit plus que l'artiste.
Pourvu que je ne parle ni de l'autorité, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l'opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs.
C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
Il arrive quelques fois qu'on se délecte d'un chagrin, qu'on s'en fait un jouet torturant qui ronge le coeur.
J'trouve que c'est une victoire, parce que j'en suis sorti vivant.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
Il est donc naturel que celui qui met le premier en action le concept de guerre et qui conçoit l'idée de deux partis opposés, soit aussi le premier à dicter ses lois à la guerre, et qu'il soit le défenseur.
Étienne en est venu à penser que même s'ils ne se revoyaient plus, ce n'était pas tellement grave parce que Juliette faisait partie de lui, qu'elle était devenue une instance de son esprit, l'interlocuteur a qui s'adressait une partie de son monologue intérieur, et il ne doutait pas que pour elle s'était pareil.
Pour certains de nos philosophes (et de nos écrivains), être, c'est être perçu à la télévision, c'est-à-dire, en définitive, être perçu par les journalistes, être, comme on dit, ''bien vu'' des journalistes.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
Chère amie, ce matin le lac a votre peau, et la montagne votre chair. L'absence ajoute comme un poumon à nos tendresses. La cigogne ressemble, en repliant une aile, à votre bras lorsqu'il étouffe un peu d'azur...
Combien de temps la politique étrangère de la France se décidera-t-elle en fonction de l'émotion du moment, si justifiée soit-elle, ou d'un prochain congrès de parti ? Les Français n'auraient-ils pas encore compris que le péché majeur, en diplomatie, est de se laisser guider par la politique intérieure ?
Voici la France, encore au début du siècle dernier la plus grande puissance du monde, aujourd'hui bien distanciée ; et même qui, malgré de récents progrès, éprouve quelque peine, pour se moderniser tout en gardant en équilibre, à suivre le train de pays plus agiles qu'elle
La conspiration est comme la broussaille sauvage, plus on en enlève plus il en reste.
Si votre monde ne va pas, la cause est en vous.
Restez un peu afin que nous puissions en finir plus tôt.
Je suis un douteur confiant. J'aime Dieu, vous l'aurez sans doute compris. Je L'aime pour Sa grâce, pour Son amour, je L'aime aussi pour Son humour. Pour ces clins d'oeil qu'Il nous adresse en permanence.
J't'en prie, ne m'déteste pas, le temps file. J't'ai mis d'côté quelques fois, souvenirs enfouis quelque part, je m'enfuis, je m'déteste car je t'emprisonne.
Je veux mourir avec mes hauts talons, toujours en action.
Tout ce que j'ai appris en tant qu'acteur, je l'ai essentiellement appliqué à l'écriture.
On ne s'évade de sa condition qu'en se hissant à une autre.
On aime toujours à trouver aux choses plus de finesse qu'il n'y en a.
Beaucoup ne croient en rien, mais craignent tout.
Qui donne beaucoup reçoit beaucoup en fin de compte.
Certes c'est en se dirigeant qu'on devient dirigeable.
Un gros rosier se dressait près de l'entrée du jardin. Les fleurs qu'il portait étaient blanches mais il y avait trois jardiniers qui s'activaient à les peindre en rouge. Alice trouva cela très étrange et s'approcha pour les observer de plus près.
Les livres, à en croire ces fichus snobs de critiques, n'étaient que de l'eau de vaisselle. Pas étonnant que les livres aient cessé de se vendre, disaient-ils. Mais le public, sachant ce qu'il voulait, tout à la joie de virevolter, à laissé survivre les bandes dessinées. Et les revues érotiques en trois dimensions, naturellement.
Je n'ai rien vu de ce qu'un homme blanc possède, maisons ou chemins de fer, vêtements ou nourriture, qui soit aussi bon que le droit de se déplacer en rase campagne et de vivre à notre manière.
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
Un film de lui en vaut dix d'un autre.
Le gros de la soi-disante High-Society - la crème de la crème du genre humain en reproduction et en autoreprésentation - n'a rien d'autre bougé dans la vie, que croupes et coupes.
Après tout, notre passion a vu naître les armes, le désastre de la boucherie humaine, la course à la poudre en est le résultat. Mais ajoutez quelques étoiles de couleurs, et nous, artistes, sommes restés pacifiques au fil des siècles.
Tout le monde aujourd'hui se fiche un peu du disque. Il n'y a plus de support, tout est dématérialisé, disponible en streaming... Il n'y a plus ce culte de l'objet...
Le mot devoir n'existe pas pour moi, il n'y a pas un devoir pour l'écrivain. Il n'y a que l'écriture qui pousse un homme, une femme à prendre position en regard du réel.
On se trompe souvent en estimant trop les hommes et presque jamais en les estimant trop peu.