Parfois je bâille à m'en décrocher la mémoire.
Le cycle d'obsolescence des ordinateurs est devenu si rapide, que dans les hypermarchés informatiques du futur, il y aura des décharges juste en face des caisses enregistreuses.
Beaucoup de gens croient que l'aveu de leurs défauts les dispense de s'en corriger.
En écrivant des livres, on est en dehors du monde pour être plus à soi.
C'est qu'ils ne me sortaient plus de la tête, ces grands démons d'yeux noirs. Je les retrouvais partout. J'y pensais toujours, en travaillant, en dormant... C'était une obsession.
Certes c'est en se dirigeant qu'on devient dirigeable.
En Europe, la plupart des batailles que nous avons menées durant les cinquante dernières années étaient destinées à combattre l'antisémitisme. Et maintenant, allons-nous remplacer les préjugés antisémites par des préjugés antiislamiques ?
Sans doute, à cet instant deux amants, dans Vénus,Arrêtés en des bois aux parfums inconnus,Ont, entre deux baisers, regardé notre terre.
Les hommes ne seraient que des ombres s'ils ne donnaient pas la vie. Dès que leur existence n'est plus l'amour, elle est dérision. Tout le monde s'en aperçoit un peu, l'oublie en ne se moquant que de quelques-uns.
Apprendre en faisant. La théorie c'est bien, mais rien ne remplace l'expérience réelle.
La façon d'être en sécurité n'est jamais d'être en sécurité.
Je me rappelle d'un concert d'Yves Montand, où il interprétait Battling Joe (...) je l'ai chanté avec lui des années après, dans une émission de télé (...) j'écoutais ses chansons en boucle.
Il est inhumain de défendre aux spectateurs de fumer et de permettre aux comédiens, en scène, d'allumer tant de cigarettes.
Celui que j'étais et moi étions sur le point d'en venir aux mains, lorsque celui que je serai s'interposa.
Les gens ne sont pas tellement curieux. Ils s'intéressent d'abord à eux-mêmes et ensuite aux autres, seulement dans le mesure où ils ont l'occasion d'en dire du mal.
L'amour tel que le voient les romanciers en général se passe dans un monde faux, un monde de comédie ! Il est possible qu'Anna Karénine ait eu des flatulences, déguisées du mieux qu'elle a pu, en parlant très fort, est en essayant de couvrir le bruit...
Nous avions un monde en commun dont nous percevions des aspects différents. Nous étions riches de ces différences.
Quand les chagrins arrivent, ils ne viennent pas en espions isolés, mais en bataillons.
Quand on a de l'argent en poche, on est un sage, on est beau et même, on chante bien.
J'ai toujours détesté mes cheveux, alors maintenant ça s'en va.
Il n'y a pas d'homme en général, mais des hommes particuliers.
Il y a des expériences que l'on préfère se rappeler en prenant des distances envers elles.
Il vaut mieux n'appartenir à aucune église que d'en défendre une avec hargne.
En général, on parvient aux affaires par ce qu'on a de médiocre, et l'on y reste par ce que l'on a de supérieur.
Pour être tout à fait franche, je t'avouerai que je ne m'en fiche pas du tout, que je me donne un mal infini pour me changer, mais que je me bats toujours contre des armées plus fortes que moi.
Je crois aux choses autant qu'il faut pour en être le maître, pas assez pour en être esclave.
Il chercha un endroit où s'asseoir. Il n'y en avait pas. Il y avait eu, une fois, au sud de l'Hôpital Gratuit Royal, un petit jardin public, dont maintenant le plus grande partie gisait enterrée sous une de ces proliférations malignes du tissu urbain appelées citées ouvrières, le reste étant réservé aux bactéries.
Joseph de Maistre a dit en propres termes qu'en 1793, la plupart des Français furent habités par les démons. C'est possible.
L'auteur d'avant-garde est un peu comme le sorcier des sociétés dites primitives : il fixe l'irrégularité pour mieux en purifier la masse sociale.
Tout l'espace languit de fièvres.Du fond des coeurs mystérieuxS'en viennent mourir sur les lèvresDes mots qui font fermer les yeux.
La faim transforme les hommes en chiens.
J'ai une très longue relation avec l'Amérique. Ma mère a grandi là-bas et j'ai senti dans une certaine mesure que j'y appartenais en partie. J'y ai été brièvement scolarisé pendant environ un an.
Je suis cependant reconnaissant à certains de nos frères blancs d'avoir saisi le sens de cette révolution sociale et s'y sont engagés. Ils sont encore trop petits en quantité, mais de grande qualité.
Le vrai rock'n'roll, j'en fais en ce moment sur scène pour mon plaisir et celui du public, j'espère. Mais celui qui a bercé ma prime jeunesse n'existe plus.
Je veux mourir avec mes hauts talons, toujours en action.
On ne doit pas avoir plus d'argent que son imagination ne permet d'en dépenser.
En France, on est presque dans un pays Bolchévique
L'art est la source de vie; il est l'esprit de progrès, il donne à l'âme le plus précieux des biens : la liberté; et nul n'en jouit plus que l'artiste.
Il y a des livres plus utiles par l'idée qu'on s'en fait que par la connaissance qu'on en prend.
L'Académie française est une sorte de musée, mais de personnages encore en vie.
Tout le monde trouve à redire en autrui ce qu'on trouve à redire en lui.
En Allemagne, les médiocrités s'additionnent. En France, les supériorités se neutralisent.
Plus on donne d'explications, plus on en doit.
La façon dont les gens vous traitent est en grande partie hors de votre contrôle. La façon dont vous réagissez est entièrement sous votre contrôle.
Comme toujours, il est immensément plus facile de disserter sur de telles méthodes, et de faire des lectures à leur sujet, que de les mettre en pratique.
Il ne faut pas nous défaire de ce qui assure notre sécurité, en prêtant foi aux serments de nos ennemis irréconciliables.
Les vigilances se créent parce qu'un jour elles ont été prises en défaut.
Les choses ont toujours tourné autrement que "techniciens" et compétences ne l'avaient prévu. de sorte que je ne crois plus ni aux experts, ni aux techniciens, ni aux compétences et que je les considère en bloc comme une collection de hâbleurs et de flibustiers.
Notre coeur périssable, notre imagination si mouvante s'attachent à ce coteau d'éternité. Nos sentiments y rejoignent ceux de nos prédécesseurs, s'en accroissent et croient y trouver une sorte de perpétuité.
La psychologie positive n'est pas là pour empêcher nos états d'âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d'y barboter) et plus intelligemment (en en tirant les leçons).