Les personnes en bonne santé sont des invalides qui ne le savent pas.
Les occupants des fonctions publiques aiment le pouvoir et sont enclins à en abuser.
Je suis un douteur confiant. J'aime Dieu, vous l'aurez sans doute compris. Je L'aime pour Sa grâce, pour Son amour, je L'aime aussi pour Son humour. Pour ces clins d'oeil qu'Il nous adresse en permanence.
Je choisis mes affaires en fonction de leur intérêt, de mon agenda, et, oui, du fric. Ma règle c'est : tout le monde paye, sauf quand j'ai décidé que le mec ne paierait pas. Ça m'arrive encore de défendre quelqu'un pour rien. C'est ma façon d'acheter, à peu de frais, ma place au paradis.
Quand vous avez ensemble des gens qui veulent plus d'emplois publics et des gens qui veulent moins d'impôts, je dis juste aux Français : on est en train de vous mentir et de vous manipuler.
En politique on n'est pas ce qu'on est ; on est ce qu'on paraît être. La déconsidération, une fois acquise, ne se perd plus.
J'aime bien les histoires où on dit qu'on ne te dit pas tout. Comme ça, il en reste.
Il est tout aussi agréable d'écouter la musique qu'il est déplaisant d'en entendre parler.
Les chefs ne se soumettent pas, ou s'ils se soumettent, ce n'est qu'en apparence. Ils sont nés autoritaires. C'est une des bonnes raisons pour lesquelles ils sont des chefs.
Il arrive quelques fois qu'on se délecte d'un chagrin, qu'on s'en fait un jouet torturant qui ronge le coeur.
Peut-être qu'à la différence des piles, les sentiments s'usent quand on ne s'en sert pas.
Je m'en irai vers les lointains des mers,Et, labourant leur espace désert,Quêtant de l'archipel les plus lointaines terresOù le reflux propulse en cadence les lames,Je saurai découvrir une île hospitalièreOù pourra, pour souffrir, errer libre mon âme.
Je n'ai jamais rencontré un homme de pouvoir honnête, jamais. Quand je dis homme de pouvoir, je parle de ceux qui prétendent des choses, qui prétendent prendre notre vie en main, faire notre bien, nous diriger...
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »
C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
Était-ce de l'irréflexion, voire de la frivolité, ce penchant à parler de tout et de rien, dehors, avec en revanche, parmi les siens, cette habitude de taire ce qui engageait sérieusement l'existence ? Non, à mon sens, et c'est pourquoi je puis parler d'un silence.
Je suis probablement l'une des personnes les plus bénies qui soient, et j'en remercie Dieu.
L'art de la parenthèse est l'un des plus grands secrets de l'éloquence en société.
Beaucoup de mots vrais ont été prononcés en plaisantant.
En acquérant la renommée, on cesse bientôt de la mériter.
Il y a des livres plus utiles par l'idée qu'on s'en fait que par la connaissance qu'on en prend.
On devrait être assez vain pour goûter la louange, assez orgueilleux pour s'en passer.
La civilisation crée plus de besoins qu'elle n'en comble.
Le mariage révèle le masochiste qui sommeille en vous.
Nous avons hésité un moment entre un divorce ou des vacances. Nous avons pensé que des vacances aux Bermudes, c'est fini en deux semaines alors qu'un divorce, ça dure toute la vie.
Nous pouvons ajouter à nos connaissances, nous ne pouvons rien en retrancher.
L'homme en général est un Alcibiade : À force d'amabilité il est partout l'enfant flatteur de la Nature.
On a si bien reconnu ce cercle vicieux de l'industrie que de toutes parts on commence à la suspecter, à s'étonner que la pauvreté naisse en civilisation de l'abondance même.
En tant que père de deux enfants handicapés, j'ai été invité à participer à une émission de télévision pour témoigner.J'ai parlé de mes enfants, j'ai insisté sur le fait qu'ils me faisaient rire souvent avec leurs bêtises et qu'il ne fallait pas priver les enfants handicapés du luxe de nous faire rire.
On peut me dire sans rémissionQu'en groupe en ligue en processionOn a l'intelligence bêteJe n'ai qu'une consolationC'est qu'on peut être seul et conEt que dans ce cas on le reste.
C'est pénible pour vous, et c'est pénible pour eux. Quand il s'agit d'un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
Étienne en est venu à penser que même s'ils ne se revoyaient plus, ce n'était pas tellement grave parce que Juliette faisait partie de lui, qu'elle était devenue une instance de son esprit, l'interlocuteur a qui s'adressait une partie de son monologue intérieur, et il ne doutait pas que pour elle s'était pareil.
Il me semble en effet qu'une des causes principales de l'erreur en sociologie réside dans un rapport incontrôlé à l'objet. Ou plus exactement dans l'ignorance de tout ce que la vision de l'objet doit au point de vue, c'est-à-dire à la position occupée dans l'espace social et dans le champ scientifique.
Les Chrétiens ont raison lorsqu'ils veulent rendre leur dû à César et à Dieu, mais insistent pour que ces deux tributs soient nettement séparés. Il ne saurait être de gouvernement que séculier. Dès l'instant où il se mêle de politique, Dieu se transforme en son contraire.
On ne peut tout simplement pas couper un pays en deux, pas plus qu'on ne peut couper un être humain en deux. Si vous le faites, vous n'avez pas deux êtres humains ; vous avez un cadavre.
Si votre monde ne va pas, la cause est en vous.
Certaines personnes ne voient que la gloire et ne veulent pas en savoir plus sur l'histoire.
Tout le monde aujourd'hui se fiche un peu du disque. Il n'y a plus de support, tout est dématérialisé, disponible en streaming... Il n'y a plus ce culte de l'objet...
Jean d'Ormesson réussit ce qui est le plus difficile et le plus exigeant en littérature : être à la fois simple et profond.
Je crois avoir identifié les raisons de l'extraordinaire engouement de mes contemporains pour des sports qu'ils n'exercent pas personnellement. C'est un folklore que la caution de quelques intellos finit par transformer en patrimoine.
Qui donne beaucoup reçoit beaucoup en fin de compte.
Une femme qui savait démonter une chaîne de tronçonneuse, laissait entrevoir un soutien-gorge rose pâle quand elle se penchait en avant et savait aussi bien jouer des deux langues, ce n'était même pas la peine de chercher un dossard.
Ceux qui ont transformé leurs épées en socs de charrue finissent généralement par labourer pour ceux qui ont gardé leurs épées.
Il faut en effet conjuguer les systèmes de droit non seulement au présent et au passé, mais aussi au futur.
Je pense que ce n'est qu'en apprenant et en faisant quelque chose d'inconfortable que vous pouvez réellement changer.
De Truffaut à Chabrol, tous les grands metteurs en scène sans exception m'ont évité
Les livres se succèdent et les lecteurs parleront d'une «oeuvre». Mais vous aurez le sentiment qu'il ne s'agissait que d'une longue fuite en avant.
On ne doit pas avoir plus d'argent que son imagination ne permet d'en dépenser.
C'est un tort de lire un livre avant d'en faire la critique. Ca donne des préjugés.
Que nul n'attribue à soi-même les victoires qu'il doit à la grâce. Nous n'avons de force que pour le mal : tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté.