Je ne me fais pas d'illusions au sujet de l'homme que je suis et de l'âge que j'ai. Mais cela n'a rien avoir avec celui que je suis en studio ou sur scène, quand cette chose sort de moi. Ce feu qui est aussi lumineux et brûlant que lorsque j'avais 23 ans.
Je veux mourir avec mes hauts talons, toujours en action.
J'aime bien les histoires où on dit qu'on ne te dit pas tout. Comme ça, il en reste.
On peut me dire sans rémissionQu'en groupe en ligue en processionOn a l'intelligence bêteJe n'ai qu'une consolationC'est qu'on peut être seul et conEt que dans ce cas on le reste.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
J'ai tendance à penser qu'on fait toujours oeuvre utile et bienfaisante en faisant état de sa propre misère, parce que nous avons tous en commun d'être absolument misérables. On boîte tous.
Quelques années plus tard, les circonstances étaient autres, et l'accès des concerts ne nous était plus fermé. En revanche, la crise théâtrale commençait, cette crise qui dure encore, bien que la situation semble s'améliorer.
Laissez-moi vous explorer, vous effeuiller jusqu'à l'insupportable, jusqu'à ne plus accepter d'être des mots écrits sur des coins de nappes en papier, des pensées notées sur un carnet.
Il chercha un endroit où s'asseoir. Il n'y en avait pas. Il y avait eu, une fois, au sud de l'Hôpital Gratuit Royal, un petit jardin public, dont maintenant le plus grande partie gisait enterrée sous une de ces proliférations malignes du tissu urbain appelées citées ouvrières, le reste étant réservé aux bactéries.
Non seulement la Ve République a échoué à être réellement représentative du peuple, mais en plus elle a privilégié le carriérisme et enfanté des générations de politicards inintéressants, incapables de porter les intérêts de ceux qu'ils sont censés représenter.
Je ne veux pas accéder à l'immortalité par mon oeuvre, je veux y accéder en ne mourant pas.
La violence n'a pas sa place en démocratie.
Lorsque j'étais en cours, je ne levais jamais la main: Aujourd'hui c'est impressionnant la façon dont j'aime les mots. Comme un trait d'union c'est à ces mots que je me suis rattaché.
J'ai un peu tendance à me foutre de tout ces derniers temps, en fait la seul chose dont j'arrive pas vraiment à me foutre, c'est du fait que je me foute de tout justement. Vraiment, ça m'inquiète.
En politique, ne posez jamais une question si vous n'avez pas déjà la réponse.
Il faudrait considérer ses opinions comme des costumes, et en changer selon la saison, l'heure et le milieu.
Il est vrai que si des hommes sont séparés de nous en différence d'apparence et d'habitudes, l'expérience nous montre, malheureusement, combien le temps est long avant que nous les considérions comme nos semblables.
Satan lui aussi est partout. Et il est d'abord en nous-même.
Je sus que j'entrais dans un autre monde que celui que je pouvais découvrir de la maison, et aussi que j'étais parti pour un long voyage. il ne s'agissait plus d'aller en ville, cette fois, mais beaucoup plus loin ; un voyage comme j'en avais jamais fait.
La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement ignorés. On vit dans l'immédiat.
J'ai senti dans mes mains un animal immonde,Échappé à la nuit d'une affreuse forêt,Et je vis que c'était le mal dont tu mourais,Que j'appelle en riant la tristesse du monde.
On m'a hospitalisée au début parce que j'avais eu une vision de type religieux. On m'a tout de suite soumise à un traitement à base de Sérénase, en conséquence de quoi on m'a attachée et cataloguée comme folle.
Elle était de celles qui ne font jamais leur âge... en tout cas elles savent faire ce qu'il faut pour.
On ne peut tout simplement pas couper un pays en deux, pas plus qu'on ne peut couper un être humain en deux. Si vous le faites, vous n'avez pas deux êtres humains ; vous avez un cadavre.
Au lycée, j'adorais l'histoire. J'aimais aussi la cosmographie, l'algèbre. Le Mexique est si riche en culture et en histoire, et j'ai toujours apprécié cela.
En tant que réalisateur, essayez d'être humble et de ne pas en faire trop, de ne pas sur-couvrir et sur-couvrir la scène.
Femmes et feux, dommages en tous lieux.
L'essentiel est d'être en contrôle de votre propre destin.
Tout le monde aujourd'hui se fiche un peu du disque. Il n'y a plus de support, tout est dématérialisé, disponible en streaming... Il n'y a plus ce culte de l'objet...
- C'était des coups de feux ! - Non... un coup de marteau je dirais... Mon collègue doit être en train d'accrocher un tableau... - Ce collègue... il n'aménage pas avec vous ? - Absolument pas...
Les amants malheureux vieillissent en un jour.
Quand on a plus d'argent qu'il ne nous en faut, on ne sait pas ce qu'il peut coûter aux autres...
C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
Paraphraser, c'est réécrire ou reformuler ce que vous avez lu ou appris dans vos propres mots sans en dénaturer le sens.
Depuis que la rayonnante Sylvie s'est éteinte, il fait sombre dans la maison, je vis dans la pénombre. J'ai eu beau changer les ampoules, j'ai eu beau en mettre des plus puissantes avec plein de watts, il fait toujours sombre.
Les gens ne sont pas tellement curieux. Ils s'intéressent d'abord à eux-mêmes et ensuite aux autres, seulement dans le mesure où ils ont l'occasion d'en dire du mal.
J'trouve que c'est une victoire, parce que j'en suis sorti vivant.
On a fait des expériences très poussées dans les laboratoires aux U.S.A.Je ne conteste pas, mais à force de disséquer si minutieusement le comportement humain, on en arrivera à ne plus croire les bardes bretons.On leur massera la prostate pour les guérir du suçotement du biniou.
Tout l'espace languit de fièvres.Du fond des coeurs mystérieuxS'en viennent mourir sur les lèvresDes mots qui font fermer les yeux.
La conspiration est comme la broussaille sauvage, plus on en enlève plus il en reste.
Adoptez la bonne culture et tout le reste se met en place.
C'était un aspect intéressant : entrer en guerre avec l'Église pour se battre pour ce que l'Église était censée donner aux gens.
Un film de lui en vaut dix d'un autre.
Après tout, notre passion a vu naître les armes, le désastre de la boucherie humaine, la course à la poudre en est le résultat. Mais ajoutez quelques étoiles de couleurs, et nous, artistes, sommes restés pacifiques au fil des siècles.
- C'est pas possible Leïto ! On tue pas 2 millions de personnes sous prétexte qu'on arrive pas à résoudre leurs problèmes. - On en a bien tué 6 millions sous prétexte qu'ils n'étaient pas blond aux yeux bleus !
Les hommes ne sont-ils pas les propres artisans de leur servitude en s'imposant toute une bureaucratie qu'ils appellent du nom abusif de gouvernement.
Ce sont toujours ceux qui auraient le plus besoin d'argent qui en ont le moins.
Il y a une mesure en toute chose.
Il est presque impossible de traiter du pouvoir sans traiter du savoir. Les formes diverses que peut prendre le gouvernement des hommes découlent en grande partie de l'idée qu'ils se font de l'univers.