On ne peut pas s'attendre à résoudre des problèmes si tout ce qu'on fait c'est s'entretuer. Vous pouvez être en désaccord avec une certaine politique sans diaboliser la personne qui l'adopte.
La vanité garde les personnes en faveur d'elles-mêmes qui ne sont pas en faveur de toutes les autres.
Essayez d'être oublié. Allez vivre à la campagne. Restez en deuil pendant deux ans, puis remariez-vous, mais choisissez quelqu'un de décent.
Je veux que ma musique éveille les fantômes qui sont en moi. Pas les démons.
Le comédien, on vient le chercher en voiture, on lui dit où aller et quoi faire... Cela ne me plaît pas. Même si ça flatte l'ego!
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
C'est parce que la fortune vient en dormant qu'elle arrive si lentement.
Entrez par la porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui y entrent. Mais la porte étroite et le chemin étroit mènent à la vie et il y en a bien peu qui le trouvent.
Les invités, c'est comme les raisins, ça vient et ça part en grappes.
La justice humaine cause peut-être plus de maux qu'elle n'en compense, probablement plus qu'elle n'en prévient, certainement plus qu'elle n'en répare.
Il appert que, en mieux ouvert, le fait d'être placé en détention domiciliaire sous surveillance électronique et d'être soumis ou ordonné à une exigence de traçabilité (c'est-à-dire le sentiment d'être surveillé quotidiennement et de devoir rendre constamment des comptes faisant écho à l'affect) entraîne la réapparition des murs carcéraux en soi et autour de soi.
L'essentiel n'est pas d'acquérir ce qui nous manque - la sagesse, la maîtrise de soi, l'amour universel, la supra-conscience - mais de faire disparaître ce qui est en trop.
Ce «qui» en vous refoule est beaucoup plus angoissant que ce «que» vous refoulez.
Il y a beaucoup d'intellectuels qui mettent en question le monde ; il y a très peu d'intellectuels qui mettent en question le monde intellectuel.
L'artiste est ce professionnel de la transformation de l'implicite en explicite, de l'objectivation, qui transforme le goût en objet, qui réalise le potentiel, c'est-à-dire ce sens pratique du beau qui ne peut se connaitre qu'en se réalisant.
Comment pouvez-vous espérer être sauvé si vous ne faites pas passer les premières choses en premier et n'agissez pas correctement ?
Le temps en réalité est multiple, discontinu, convergent, orienté vers l'action.
Le bien parle en chuchotant, le mal vocifère.
En fin de compte, nous sommes nos choix.
Maman m'en veut pas il m'faut une femme l'amitié j'ai déjà donné.
Vous devez commencer par donner en premier et n'attendre absolument rien en retour.
J'adore ! J'ai déjà été propriétaire d'un restaurant. Et puis, qui sait, on me verra peut-être bientôt en chef cuisinier !
Je suis libre d'avoir une opinion - et c'est déjà très beau - mais je voudrais bien être libre aussi de n'en pas avoir.
Le temps sur nos cheveux jette du sucre en poudre.
L'homme désire plus vivement le pouvoir sur les autres, à mesure qu'il en a moins sur lui-même.
Les enfants, c'est pas vraiment méchant ; ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps ; ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler ; au fond, ça peut faire tout ce qu'on leur apprend.
Nous voulons tout ce que Dieu veut, mais nous ne savons pas que nous le voulons, nous ne nous connaissons pas, nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c'est là qu'il nous attend.
J'imagine que Dieu, dégoûté de sa création, le soir du sixième jour l'abandonna, en se disant : "Le transformisme fera le reste".
La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Il faut dire du bien des femmes en général - et en particulier à chacune, du mal de toutes les autres.
Le pourboire est un facultatif catégorique. On a le droit de n'en pas donner, on n'en a pas la liberté !
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Notre souffrance, dans l'immédiat, est faite pour s'intégrer dans l'ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
Qu'est-ce que la présidence sinon une affaire splendide ou, en tout cas, une sacrée combine ?
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Au théâtre, il y a deux sortes de metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs.
Connaître l'humain, c'est d'abord le situer dans l'univers, non l'en retrancher.
Si une société est une unité dans la diversité, il s'en faut de beaucoup que cette unité soit automatique.
Je n'avance qu'en tournant le dos au but, je ne fais qu'en défaisant.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] ► Lire la suite
C'est après-demain la grande immigration. L'écliptique deviendra une petite spirale violette. La terre aura deux chignons de verdure et une ceinture de chasteté en glace.
Il ajoutait que le rêve de Vigny n'était qu'une illusion d'optique connue en astronomie comme phénomène de diplopie monoculaire.
C'est mettre en contradiction les lois avec les sentiments naturels que d'exiger d'un accusé le serment de dire la vérité, alors qu'il a tout intérêt à ne pas la dire. L'homme peut-il jurer de bonne foi de contribuer à sa propre perte ?
On ne guérit pas en cinq minutes un mal qu'on traîne depuis quarante ans.
Le bon sens est quelque chose dont tout le monde a besoin, peu ont, et personne ne pense qu'il en manque.
Mon amie, nous croyons à tort que la vie nous transforme : elle nous use et ce qu'elle use en nous, ce sont les choses apprises.
Le bien que nous tirons de l'art n'est pas ce que nous en apprenons ; c'est ce que nous devenons à travers lui.
Les gens se concentrent moins sur la musique et plus sur ce que fait la musique ; comment elle se porte du point de vue des chiffres, d'un point de vue financier. Si vous pensez que je suis intéressée par l'argent alors vous ne me connaissez pas du tout en tant qu'artiste.
Céder aux exigences d'un tiran ça fonctionne jamais. Même si vous leur donnez ce qu'ils demandent c'est jamais suffisant. La seule solution c'est de le combattre. Même si on doit en payer le prix.