J'ai essayé d'arrêter de fumer en me disant que je voulais simplement ne plus fumer, mais je ne me suis pas cru.
Prendre en compte le hasard, et intégrer l'imprévu.
L'amour est une maladie qu'il faut ignorer ou supporter avec patience, ou guérir en faisant les plus grandes folies.
Le monde ne peut pas passer son temps à regarder en arrière et à entretenir les haines du passé. On ne progresserait pas sinon.
Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?
Il y a des gens qui travaillent quarante ans pour se reposer ensuite et quand il tiennent enfin le repos, ils ne savent pas qu'en faire et ils meurent.
En avalant les méchantes paroles qu'on ne profère pas, on ne s'est jamais abîmé l'estomac.
Si la fortune vient en dormant, ça n'empêche pas les emmerdements de venir au réveil.
Que sert d'avoir une cuvette en or pour y cracher du sang ?
Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.
La consommation de pets-de-nonne ne garantit pas une mort en odeur de sainteté.
Aimer, c'est faire jaillir en l'autre une nouvelle vie. C'est re-créer.
Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quand on a perdu ses repères.
En milieu hospitalier, on traite beaucoup mieux les moribonds que les nourrissons. En tant que père, ça énerve, mais en tant que futur mort, ça rassure.
Qui ne sait guider sa barque au fond s'en va.
Ne copiez pas la nature. L'art est une abstraction. Au contraire, amenez votre art en rêvant devant elle et pensez davantage à la création.
Ce n'est qu'en hiver que l'on voit que pins et cyprès sont toujours verts.
Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie.
Famille : communauté composée d'un esclave domestique de sexe féminin appartenant à un homme, de celui-ci qui en est le pourvoyeur et des enfants que les deux premiers ont ensemble.
Quel est le premier et le plus haut devoir d'un directeur de journal ? N'est-ce pas d'agir en accord avec ses lecteurs ?
L'esprit, mis en présence de toute espèce de difficulté, peut trouver une issue idéale dans l'absurde.
Le temps du lendemain ne peut être autre que ce qu'il sera en réalité.
On supporterait tellement mieux nos contemporains s'ils pouvaient de temps en temps changer de museaux.
Quand on prend du galon, on n'en saurait trop prendre.
Tout homme porte en lui une rencontre, un souvenir expliqué, peut-être une pensée, qui se modulent sur quelques mesures musicales.
Notre économie change jour après jour et, en ce sens, elle est toujours "nouvelle".
La violence physique et la fausse philosophie sont aussi nuisibles qu'une scène d'amour haute en couleur.
Retenez bien ce nom, vous n'en entendrez plus jamais parler...
Je suis en politique à cause du conflit entre le bien et le mal et je crois qu'à la fin, le bien triomphera.
J'ai pas envie de te voir t'en aller, parce que merde, j't'aime beaucoup trop.
Il est moins imprudent d'agir en maître que de ne pas parler en sujet.
La chasse aux femmes est un sport passionnant. Les ennuis commencent dès qu'on en a attrapé une.
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
En fin de compte, c'est par le degré d'authenticité de notre sourire que nous signifions au monde - à commencer par nos enfants - notre degré d'évolution.
Le cinéma, c'est du théâtre en conserve.
Le paradoxe du travail, c'est que l'on ne travaille, en fin de compte, que pour le supprimer.
Tous ceux qui ont escaladé les cimes connaissent les impressions spéciales qu'elles font naître ; là où cesse la vie, là où il n'y a plus que des rochers et des glaciers dans l'azur sans limite, on éprouve comme un [...] ► Lire la suite
La vie a une fin. Ne jamais commencer à vivre en dispense. Une vie riche et belle connaît une issue qui en fait partie, comme la ponctuation finale d'une belle histoire.
J'aime pas ses cheveux... même pas en rêve... berk... berk... berk... Oh, laisse moi deviner, toi tu es très intelligente.
En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.
Selon les latitudes, la haine de l'étranger change de nom. En Europe, elle s'appelle patriotisme, en Chine xénophobie.
L'homme en armes est le seul qui soit vraiment homme.
Les habitants d'une maison n'en construisent pas une autre.
La poésie est le pivot de celui qui se cherche dans ses contradictions, dans le déséquilibre de ses forces, la voix d'un appel insensé, présence en dépit des fantasmes.
Vivre pour mourir n'est déjà pas amusant, mais vivre en sachant qu'on mourra prématurément, c'est complètement idiot.
Il est difficile de vivre sa propre vie, et en même temps, de chanter juste.
Je suis tout prêt à croire en Dieu. Mais je pense que Dieu n'est pas tout-à-fait prêt à croire en moi.
En serait-il des sentiments du coeur comme des bienfaits ? Quand on n'espère plus pouvoir les payer, on tombe dans l'ingratitude.
On ne saurait faire le feu si bas que la fumée n'en sorte.
L'esprit dans lequel la réorganisation de la société a été conçue jusqu'à présent par les peuples et par les rois étant démontré vicieux, on doit nécessairement en conclure que les uns et les autres ont mal procédé à la formation [...] ► Lire la suite