A force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
Les hommes et les poissons ont ceci en commun que les grands hommes comme les grands poissons, ont tous disparu.
Il est contre la bienséance de reprendre en public.
Il est très rare que les gens qui font tant d'affaires aient de l'argent. S'ils en avaient, ils seraient plus méfiants.
Je mets en scène des gens ordinaires, pas des héros.
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
Puisque l'on connaît le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrait-on pas croiser l'avenir en rêve ?
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
Nous avons tué un million d'Irakiens depuis le début de la guerre du Golfe - principalement en bloquant l'aide humanitaire.
Considère avant d'entrer en querelle, mais une fois en lice, fais-toi considérer.
Que ce soit le travail, le mariage ou la famille, j'ai toujours été en retard.
On m'a souvent demandé de quel pays je viens, mais je suis né en France, j'écris en français, je rêve en français.
Il y a des choses qui viennent à l'esprit même de ceux qui n'en ont pas.
Il ne se voit pas d'âmes qui, en vieillissant, ne sentent l'aigre et le moisi.
Avouez à votre maîtresse que vous ne pouvez vivre sans elle, elle n'aura de cesse que d'en avoir tenté l'expérience.
La poésie, c'est un peu comme la blédine. On aime ça avant de pouvoir en parler.
Si vous voulez connaître un homme, vous en apprendrez beaucoup en regardant la personne qu'il a épousée.
Il suffit en France d'affirmer un chose avec autorité pour être cru sur parole.
Le péché nous fait horreur chez les autres. C'est que nous n'en goûtons pas la jouissance.
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
Tous les romans font preuve d'un conformisme effarant en matière de rencontres et de passage à l'acte.
Plus le péril est grand, plus doux en est le fruit.
Seul le créateur est libre, et lui seul peut l'être car il est en dehors de tout.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Conquérir l'amitié d'un chat est chose difficile. C'est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l'étourdie: il veut bien être votre ami, si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave.
En art, il n'y a que deux types de personnes: les révolutionnaires et les plagiaires.
En smoking, je suis une star. En tenue normale, je ne suis personne.
Je suis le plus samplé, le plus volé. Ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à vous est à moi aussi. J'ai une chanson là-dessus, mais je ne la publierai jamais. Je ne veux pas [...] ► Lire la suite
Les gens se concentrent moins sur la musique et plus sur ce que fait la musique ; comment elle se porte du point de vue des chiffres, d'un point de vue financier. Si vous pensez que je suis intéressée par l'argent alors vous ne me connaissez pas du tout en tant qu'artiste.
En tant que mère célibataire de quatre personnes, ma mère m'a appris que vous devez toujours être fort pour les moments qui comptent vraiment pour la famille, les amis et la communauté. Je reconnais maintenant comment sa force a contribué à façonner la personne que je suis aujourd'hui et la mère que je suis devenue.
Qu'est-ce qu'un couple ? Une même âme en deux corps.
Je serai le pire des parrains pour cette pauvre Imogène. Vous me connaissez, je la ferai tomber sur la tête le jour du baptême, j'oublierai tous ses anniversaires jusqu'à ses 18 ans, je la sortirais, la ferai boire, et voyons les choses en face : j'essayerai de la sauter.
Ma mère adorait les enfants ; elle aurait donné n'importe quoi pour que j'en sois un.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
On peut compter sur la constance des femmes, quand on n'en exige pas même l'apparence de la fidélité.
On ne vous en voudra jamais d'être trop poli.
Etre en bonne santé, c'est pouvoir abuser de sa santé impunément.
Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n'en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.
La plus sublime révélation, c'est que Dieu est en chaque homme.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
Il arrive parfois que ce soit en tirant les conséquences des évidences les plus évidentes que l'on découvre les vérités les moins évidentes.
Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort, ainsi l'est celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : je ne l'ai fait qu'en jouant.
Il y a d'abord une certaine crise historique de la présence française culturelle dans le monde, qui s'exprime par la perte du français comme langue internationale, mais aussi par la disparition de la culture française en Europe.
Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme: d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d'eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c'est lâche.
Mais vole un vol d'aigle, audacieux et en avant, ne laissant aucune trace derrière.