Mon enfance, c'est un poison que j'ai dans le sang et y a que quand je serai morte que j'en souffrirai plus.
Les raseurs peuvent être classés en deux catégories : ceux qui ont un sujet qui leur tient à coeur et ceux qui n'ont absolument pas besoin d'un sujet.
La supériorité des occidentaux tient, en dernière analyse, au capitalisme, c'est-à-dire à la longue accumulation de l'épargne. C'est l'absence de capitaux qui rend les peuples sujets.
Les corporations conservent, parce qu'elles sont faites pour conserver ; mais elles n'inventent pas, parce qu'on n'invente pas en corps. Tous perfectionnent ce qu'un seul invente.
A en croire mon conseiller fiscal, je suis condamné aux bravos forcés à perpétuité.
Quand le gouvernement dépense de l'argent, ça créer des emplois ; alors que si cet argent est laissé aux contribuables, Dieu sait ce qu'ils en font... ils le mangent peut-être ! Ils en font n'importe quoi sauf créer des emplois !
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
Luly a été un véritable fléau pour l'école française ; après avoir supplanté Perrin et Cambert qui durent s'exiler en Angleterre, il a régné sans partage pendant sa longue carrière, ne laissant de place à personne auprès de lui, et [...] ► Lire la suite
De temps en temps, une fille doit se faire plaisir.
En France nous avons l'habitude de ne jamais laisser insulter une femme en notre présence.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la "réussite".
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
La guerre justifie l'existence des militaires. En les supprimant.
On n'apprend rien que par l'amour, on ne peut savoir qu'en se donnant.
Tendre mère ! Vous ne m'abandonnez pas, même en rêve.
J'enseigne l'art de tourner l'angoisse en délice.
Un bonheur nous vient-il, cherchons-en un à nouveau.
Lisez donc les poètes, Leurs poèmes constituent un univers en suspens.
La vraie vie pour un romancier, c'est d'en fabriquer de fausses.
Je prends acte, pour l'autre vie, de ma conduite en celle-ci.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots.
La science n'a pas de dimension morale. C'est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
Ce n'est pas seulement aujourd'hui mais depuis bien longtemps que sont critiqués ceux qui restent assis en silence, et ceux qui parlent avec profusion. Il n'est nul être au monde qui échappe à la critique.
J'adorais la danse en tant que jeune fille.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
L'historien est un prophète qui regarde en arrière.
Je suis parfois tenté par le diable de croire en Dieu.
Etre heureux, c'est mettre en échec les sources de déplaisir.
Les livres enseignent tout. Excepté la vie. Celle-ci ne s'apprend qu'en vivant.
La seule supériorité réelle de l'homme jaillit du sens de l'absurde qui le saisit quand il se réfléchit, quand il se demande ce qu'il est venu faire en ce monde.
Il est contre la bienséance de reprendre en public.
En général, rien de plus insipide que les conversations des voyageurs. Ils ont changé de place, non d'idées.
Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...
Une belle, alors qu'elle est en larmes, en est plus belle de moitié.
En présence d'un nain, inutile d'en faire la description à celui qui n'en avait jamais vu.
J'ai bien plus profité de la vie en disant oui qu'en disant non.
Tu veux te sentir en sécurité chérie, tu veux qu'on te fasse des pancakes.
Je suis ce qu'on appelle en anglais un care taker [« celui qui prend soin », ndlr].
La musique, j'en fais ; alors j'en écoute peu
- Où étais tu, et avec qui ? - Mais pas en Sicile papa... - Eh oh, s'il te plaît ! En Sicile, on serait déjà au cimetière ou à l'église ! Comme aucune de ces deux solutions simples n'est envisageable, qu'est ce [...] ► Lire la suite
La musique est le langage des passions, mais toutes les passions ne gagnent pas à être mises en musique.
Si tu ne trouves pas Dieu en toi, laisse-le où il se trouve.
Je crois en définitive, que l'homme est un être si libre que l'on ne peut lui contester le droit d'être ce qu'il croit qu'il est.
Saisir l'à-propos est, en toutes choses, le plus grand mérite.
Autrefois les hommes chantaient en coeur autour d'une table ; maintenant c'est un seul homme qui chante, pour la raison absurde qu'il chante mieux. Si la civilisation l'emporte, bientôt un seul homme rira, parce qu'il rira mieux que les autres.
S'il ne restait que deux hommes au monde, le plus fort n'hésiterait pas une minute, à défaut de suif pour frotter ses bottes, à tuer son unique compagnon afin d'en prendre la graisse.
Seule. On ne l'est jamais, même en dépit des apparences. Il y a toujours une multitude d'êtres à qui nous demeurons nécessaires.
Toutes les doctrines d'action et de combat, avec leur appareil et leurs schémas, ne furent inventées que pour donner aux hommes bonne conscience, en leur permettant de se haïr... noblement, sans gêne ni remords.
Les gens d'esprit font beaucoup de fautes en conduite, parce qu'ils ne croient pas le monde aussi bête qu'il est.