L'égalité ne peut régner qu'en nivelant les libertés, inégales de leur nature.
Le bercement des nourrices, les câlineries maternelles, les chatteries des soeurs, transforment pour ainsi dire, en la pétrissant, la pâte masculine.
On n'a pas trop d'une vie pour se comprendre. Le défaut, c'est de vouloir descendre en profondeur.
Les amants en allés viennent à peine de se rencontrer, ils sont étrangers de s'être tant connus.
Etre une femme dispense au moins d'en avoir une.
Il faut considérer tous les maux en tenant compte de la part de bien qu'ils renferment, et de la pire épreuve qui aurait pu en résulter.
Un problème prévu est un problème en moins.
Et ce faisant, elle soliloquait, fredonnait, riait comme une enfant heureuse qui n'était jamais sortie de l'adolescence frustre et pure et ne deviendrait jamais adulte, en dépit de n'importe quel événement - alors que, la porte franchie, l'Histoire des hommes [...] ► Lire la suite
Entre à la nuit sans rivagesSi tu n'es toi qu'en passantL'oubli rendra ton visageAu coeur d'où rien n'est absent
Je me réveille en disant: je suis toujours en vie; un miracle. Et donc je continue à pousser.
La beauté c'est comme les compliments, on aimerait bien qu'ils soient dits sans qu'on vous en parle trop.
Une fille considérée comme jolie et qui fait des blagues scato, ça choque. Les gens manquent terriblement d'imagination. En fait, c'est limite misogyne.
Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrances corporelles et de troubles de l'âme.
Avoir le sens critique, c'est porter le plus vif intérêt à un ouvrage qui, justement, vous paraît en manquer.
Mes chagrins, j'ai voulu les noyer dans le vin : ma peine avait changé en larmes le breuvage.
Je n'apprends jamais rien en parlant, mais seulement en posant des questions.
L'amour commence souvent par cette année franche qui met en harmonie les esprits, avant que les coeurs ne battent à l'unisson.
Comment les jeunes pourraient mieux apprendre à vivre qu'en s'y essayant ?
Oh quel bien-être, quel bien-être indicible que de se sentir en sécurité avec quelqu'un à l'abri de tout danger, sans avoir à peser ses pensées, à mesurer ses paroles.
Il y a une chose incroyable en France : c'est la propension des gens à polémiquer bruyamment.
Tu crois que les adultes auront remis le monde en état quand ils nous le passeront ?
Ce qui est chouette dans le fait de ne pas avoir d'argent, c'est qu'on peut imaginer comme tout serait parfait si on en avait.
Qui conçoit en secret accouche en public.
Le désir demeure en nous comme un défi au monde même qui lui dérobe infiniment son objet.
Nous existons en fonction des autres. Sans cesse, nous sollicitons leur alliance, ou leur cherchons querelle, souvent pour obtenir le même résultat: un échange et une reconnaissance. Et comme nécessairement ils nous déçoivent, nous tâchons d'en corriger l'image, nous les [...] ► Lire la suite
Amende-toi en premier avant de te soucier d'amender ton prochain.
On apprend plus par ce que les gens disent entre eux ou par ce qu'ils sous-entendent, qu'on pourrait le faire en posant bien des questions.
La musique sert peut-être en ce qu'elle fait estimer le silence à son prix.
Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise.
Un mauvais ami t'empêche d'en avoir de bons.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d'être en vie.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
En sortant leur vérité du puits, les indiscrets répandent l'eau partout.
Nul n'a autant besoin d'un sourire, que celui qui ne peut en donner aux autres.
Je me sens de plus en plus vagabond. Plus rien ne m'attache. Je peux partir n'importe où. N'importe quand. Je voyage toujours sans valise.
Nos états d'âme, c'est ce qui reste en nous après que le train de la vie est passé.
Je me cachais. Je n'étais pas préparée à être exposée à un public. Quand tu défends tes propres textes, c'est ton coeur et tes tripes que tu présentes aux autres. Est-ce que les gens allaient comprendre ce que j'écrivais ? [...] ► Lire la suite
Je veux vivre comme un cristal, je m'en briserai, peut-être.
De nos jours,une fille comme elle ferait d'un mouvement politique,ou d'un syndicat. Elle serait contestataire ou membre du M.L.F.,écologiste ou n'importe quoi qui veuille dire quelque chose.Elle aurait un statut qui lui permettrait de ne pas mourir bêtement de sa [...] ► Lire la suite
Le plus acceptable des systèmes est celui de n'en avoir par principe aucun.
En politique vaut mieux participer qu'être parti pisser.
Si vous devez un jour repenser à un événement que vous avez vécu et en rire, autant en rire tout de suite.
A cause des choses terrestres qui vous absorbent, vous forcez Dieu à retenir en soi l'amour qu'il ne peut répandre sur vous.
Tout le monde tient le beau pour le beau, C'est en cela que réside la laideur. Tout le monde tient le bien pour le bien, C'est en cela que réside le mal.
Le bonheur effectif paraît toujours assez sordide en comparaison des larges compensations qu'on trouve à la misère.
On n'est pas uniquement en ce monde pour y accomplir ses tâches quotidiennes, mais aussi pour accorder de la place aux rêveries de l'âme qui l'élèvent et la reposent.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
Il ne faut point passer plus de temps à parler d'une pièce que l'auteur n'en a mis à l'écrire.
La bonne volonté n'a rien à faire en littérature. Ce n'est jamais en s'imposant des contraintes ou des devoirs que l'on peut écrire.