Tous les révolutionnaires sont des naïfs : ils ont confiance en l'homme ! Quelle tare ! Confiance en l'homme !
Je crois que deux filles dans une maison y feraient plus de ravages que n'en ferait la peste.
Chaque secret de l'âme d'un écrivain, chaque expérience de sa vie, chaque qualité de son esprit est écrit en grand dans ses oeuvres
L'Histoire fait irruption au sein de vies en apparence banales, dévoilant d'un coup le courage impavide d'hommes que l'on pouvait juger ordinaires.
Icare s'envoyait en l'air dans le plus simple appareil.
La société est comme l'eau qui bout : ce qui, hier, était au bas monte aujourd'hui en surface.
J'ai horreur de la rime. Surtout en prose.
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
La Bible assure que lorsque Dieu eut fabriqué l'homme et la femme, il en pleura. Comme on le comprend !
Le péché nous fait horreur chez les autres. C'est que nous n'en goûtons pas la jouissance.
Pourquoi faut-il que la vie soit pour les uns une photo d'identité, et pour les autres une superproduction en 70 mm ?
Le poète est passé : un remous dans l'argile se dresse en monument, avec soudain le bras qui se profile, la lèvre et l'oeil aimants.
Celui qui arrive quelque part avec de mauvaises intentions en sort aussi bien vite.
Les semences de bien que la nature met en nous sont si frêles et si minces, qu'elles ne peuvent résister au moindre choc des passions ni à l'influence d'une éducation qui les contrarie.
Soyez grand en acte, comme vous l'avez été en pensée.
Quand je grimpe à l'échelle du bonheurTout en haut, il y a une fleurUne fleur en forme de coeurA-t-on jamais vu ça ?Elle est en toi MamanQuand je suis tout au fond de tes bras.
En fin de compte, je crois que c'est toujours le coeur qui décide.
J'ai rencontré plein de chefs d'État français, qui n'en avaient rien à foutre de la culture!
On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu. On en veut à qui vous donne le pain quotidien, on est reconnaissant à qui vous donne une parure.
L'habitude de rentrer en moi-même me fit perdre enfin le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous.
On concède la liberté en gros pour la contraindre dans le détail.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Mais est-ce qu'il ne se pourrait pas que le langage ait d'autres effets que de mener les gens par le bout du nez à se reproduire encore, en corps à corps et en corps incarné.
N'éveille pas trop en toi l'esprit littéraire. Attends qu'il s'épanouisse dans les jardins du savoir. Et lorsque tu auras réussi à maîtriser ton instrument, viendra le temps de l'exécution.
Y en a qui travaillent juste parce qu'ils sont assez hypocrites pour cacher leur paresse.
La principale différence entre le boucher et le banquier c'est qu'il y en a un des deux qui ne dira jamais : "Il y en a un peu plus, je vous le mets ?"
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
Les fleurs contenaient l'été tout entier, avec ses ombres et ses lumières gravées dans les feuilles, et elle en pressa toute la fraîcheur contre sa joue.
La technique classique de la diffamation est l'amalgame ou système des "vases communicants". C'est un mécanisme d'identification idéologique. Il consiste à faire détester quelque chose en l'assimilant à quelque chose de déjà détesté.
Pleurer ne veut pas dire que vous êtes faible. Depuis la naissance, cela a toujours été un signe que vous êtes en vie.
En Grande-Bretagne, la volonté de se montrer vraiment généreux ne cesse de se dégrader et je ne parle pas de générosité monétaire, mais d'amitié et de sympathie pour les autres.
Je suis retournée vivre en Corse parce que je préfère la vie là-bas.
La vérité c'est que je ne me reconnaissais pas en mon père, et je ne crois pas qu'il se reconnaissait en moi. Nous étions deux étrangers qui se connaissaient très bien.
On m'a dit que j'étais la troisième personne la plus connue au monde. J'en suis encore étonné. Je dois avoir une tête qui marque!
En toutes circonstances, il convient de savoir déjouer les apparences.
Un poète ne vit guère que de sensations, aspire aux idées et, en fin de compte, n'exprime que des sentiments.
Une femme est aisée à gouverner, pourvu que ce soit un homme qui s'en donne la peine.
Etre jeune, c'est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d'une civilisation périmée, oser ce que d'autres n'ont pas eu le courage d'entreprendre ; en somme, se replonger dans l'élémentaire.
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.
A mesure qu'on avance dans la vie, l'amour de la société croît en vous avec le mépris des hommes.
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot "pensée", c'est la matière en mouvement.
Plus la situation est mythique, moins on accepte que les personnages de nos romans publics s'en tirent sans mystère.
En général les vies semblent virer abruptement d'une chose à une autre, se bousculer, se cogner, se tortiller.
Les objects inanimés peuvent être classés en trois catégories : ceux qui ne fonctionnent pas, ceux qui tombent en panne et ceux qu'on ne retrouve jamais.
Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité écologique en commun.
En amour, tout s'annule au fur et à mesure. Tout est à refaire à chaque instant.
Un système de protection de la nature basé exclusivement sur l'intérêt économique est désespérément bancal. Il tend à ignorer, donc en fin de compte à éliminer beaucoup d'éléments qui manquent de valeur commerciale mais sont (dans l'état actuel de nos connaissances) essentiels à son bon fonctionnement.
La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution.
Le vrai bonheur réside dans l'achèvement du travail en utilisant vos propres cerveaux et compétences.