On devient rebelle quand les siens sont en cause.
Je crois que les gens devraient rester ensemble toute leur vie, comme les pigeons. Ou les catholiques.
Je crois qu'en fait un homme passe sa vie à guérir de son enfance.
Ce qui se passe dans les livres est tellement plus beau, plus grand, plus juste, plus désintéressé que ce qui se passe dans la vie.
Dans une dictature, le passé et le présent sont des frères siamois qu'il vaut mieux ne pas séparer si on veut maintenir l'ordre au dehors et l'harmonie au dedans.
Pleurnicher sur son propre passé est le début d'une absence d'avenir.
Une oeuvre de la langue traduite dans une autre langue : quelqu'un passe la frontière en y laissant sa peau, pour revêtir le costume local.
Le rêve est un tunnel qui passe sous la réalité. C'est un égout d'eau claire, mais c'est un égout.
On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
Notre coeur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n'assouvit pas notre soif d'authenticité, à l'inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible...
Le passé n'est pas un monde perdu. Le vivre dans le présent n'est pas de la nostalgie. Ce qui est passé est possédé, définitivement. Je dis "ma vie est belle" parce que j'ai la chance de sentir le passé dans le présent. Il y est, il n'attend rien que de se déployer.
La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
De deux regardeurs il y en un qui devient joueur.
Le créateur a bien peu d'influence sur sa créature si celle-ci ignore qu'elle est issue de lui.
Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.
Si votre monde ne va pas, la cause est en vous.
La popularité, c'est comme le parfum. Un peu, c'est agréable. Faut pas tomber dans le bocal, sinon ça devient une odeur. On la trimbale partout.
Le mystère reste entier, plus verrouillé que jamais, et nous, la plus rebelle des énigmes, n'auront de cesse d'inventer, entre naître et mourir, de nouvelles raisons de vivre.
Il ne se passe rien, et quand il se passe quelque chose, c'est la mort.
Un jour j'irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.
L'amour est un châtiment. Nous sommes punis de n'avoir pas pu rester seuls.
J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire).
On devient ce que l'on crée.
- Nouvelle technique : on passe pour des cons, les autres se marrent, et on frappe. C'est nouveau. - Et les autres font ça aussi ? - Ah non, ça c'est que nous. Parce qu'il faut être capable de passer pour des cons en un temps record. Ah non, là-dessus on a une avance considérable.
On ne devient pas geisha pour s'épanouir ou se réaliser. Si on fait ce métier avant tout, c'est parce qu'on n'a pas le choix.
Il faut laisser le passé dans l'oubli et l'avenir à la providence.
Transmettre une émotion devant les vestiges d'un passé relève de l'art.
Je passe trop de temps sur Internet. Mais j'aime tricoter. En fait, je fais plus de tricot quand je travaille.
Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n'ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu'un qui passe derrière eux régler l'addition.
- As-tu commis des péchés mon fils ? - Eh ben c'est à dire, mon père, que je voudrais pas qu'on y passe la nuit alors je vais juste vous rencarder sur la dernière fournée.