Je ne mange des escargots de Bourgogne qu'en Bourgogne. Ailleurs, il leur faut trop de temps pour arriver.
En fait, si je dénonce, mon arme serait plutôt l'ironie.
Nous avons besoin de gens qui rêvent de choses impossibles, qui échouent peut-être, réussissent parfois, mais qui ont en tout cas cette ambition.
J'ai envie d'amour mais ça s'achète pas, quand j'en donne c'est gratuit, ces bâtards m'le rendent pas.
J'ai toujours voyagé. J'ai quitté le Cameroun à l'âge de 11 ans. J'ai vécu aux États-Unis, en Suisse.
Offrir des fleurs pour la Saint-Valentin à ma bien-aimée, c'est un manque de respect ! Il n'y a pas en ce monde une seule fleur qui ne puisse l'égaler, ni même une rose aussi belle que sa beauté.
On s'est embrassé toi et moi, comme dans « Autant en emporte le vent », avec la montée de la musique et la montée de... la musique ! C'était rien pour toi ?
Il faut garder l'esprit en éveil et tout absorber, et si ça fait mal, ça en vaut surement la peine...
Pour être en paix et libre, il faut être capable de se contenir.
La haine, pour celui qui ne hait point, c'est un peu comme l'odeur de l'ail pour qui n'en a pas mangé.
Les Américains sont épouvantables en amour : ou ils sont tellement lents qu'on a envie de hurler, ou bien ils sont tellement rapides qu'on hurle.
On sort de l'enfance comme d'un pays. On ne revient pas en arrière.
Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
On va pas au sommet en groupe. On y va seule, et ceux qui restent derrière restent derrière, c'est comme ça.
Le bottin mondain est en Angleterre le plus extraordinaire ouvrage de fiction.
Si l'on couchait par écrit, sans rien inventer, l'histoire cachée des petites gens, les romanciers en resteraient abasourdis.
Tous les tableaux devraient être de la même taille et de la même couleur de sorte qu'ils seraient interchangeables et que personne n'aurait le sentiment d'en avoir un bon ou un mauvais.
J'ai des troubles hépatiques, de l'acide urique, une rhinite atrophique, une gastrite, le genou des lavandières, un tennis elbow, une avitaminose, des douleurs articulaires et musculaires, les gros orteils en marteau, des eczémas allergiques et je souffre peut être même de la lèpre. Dieu soit loué, je ne suis pas hypocondriaque par-dessus le marché.
L'humain a de l'importance au sein d'une nature qui en a aussi, ils prennent soin l'un de l'autre, en un équilibre coévolutif.
Je ne veux pas perdre de temps à être en colère contre quelqu'un que j'aime.
Je ne suis jamais satisfaite, J'en veux toujours plus. Je veux toujours aller mieux. Je veux toujours monter une autre marche.
Si les bons partent en premier j'compte vivre longtemps.
Il n'y a pas de travail trop immense, quand vous avez confiance en vous.
Analyser l'humour c'est comme disséquer une grenouille. Il y en a que ça intéresse et les grenouilles en meurent.
Inventer en toute chose, c'est vouloir mourir à petit feu ; copier, c'est vivre.
La répétition de certaines fautes en diminue la gravité.
L'uniforme est aussi triste qu'un oeuf érigé en statue.
C'est justement le perpétuel manque d'harmonie en l'homme qui crée une harmonie sans cesse nouvelle.
Il faut croire à la vie avant de croire en Dieu ; accepter tous les risques de la liberté pour oser le pari de la foi. Elle n'est rien si elle n'inclut la possibilité, à chaque instant éprouvée, de ne pas croire.
Il y a dans l'aurore du talent quelque chose de naïf et de hardi en même temps qui rappelle les grâces de l'enfance et aussi son heureuse insouciance des conventions qui régissent les hommes faits.
Il faut rendre manifeste ce qui est caché, et occulte ce qui est manifeste. En cela seul consiste l'oeuvre des sages.
Si on savait de quoi est faite notre peur, on pourrait sans doute s'en débarrasser.
Oh quel bien-être, quel bien-être indicible que de se sentir en sécurité avec quelqu'un à l'abri de tout danger, sans avoir à peser ses pensées, à mesurer ses paroles.
Ce n'est pas en retournant un second sablier que le temps passera deux fois plus vite.
D'estrade en estradeJ'ai fait danser tant de malentendusDes kilomètres de vie en rose.
Ce qui est merveilleux dans l'esprit Charlie Hebdo est la grande puissance du dessin de presse, où en trois coups de crayon, des personnes arrivent à faire comprendre des idées complexes.
Saisis l'instant, sachant que chaque jour De ton futur, c'est un jour qui s'en va.
Mes chagrins, j'ai voulu les noyer dans le vin : ma peine avait changé en larmes le breuvage.
Pendant une guerre, le présent, le passé sont parfois si proche qu'ils se confondent et on en sait où commence le souvenir et où finit le présent.
C'est tout un art que de vendre en n'ayant rien à vendre.
Malgré les progrès réalisés en gynécologie, on n'a pas encore trouvé les moyens de l'accouchement sans douleur du portefeuille.
On n'a pas trop d'une vie pour se comprendre. Le défaut, c'est de vouloir descendre en profondeur.
Tu crois que les adultes auront remis le monde en état quand ils nous le passeront ?
Le langage est foncièrement lié au désir de domination sociale. Il cherche l'ascendant. Sa fonction est le dialogue et le dialogue, quoi qu'on en dise de nos jours, c'est la guerre.
Le goût est tout en art, qui nous retient d'écrire une chose moins bien que telle autre.
Quand mon mari rentre à la maison, si les enfants sont encore en vie, j'estime avoir fait mon boulot.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
Quand vous avez raison, vous n'avez pas besoin d'être en colère. Quand vous avez tort, vous n'avez pas le droit d'être en colère.