Les souvenirs sont des enfants du hasard, seuls les truqueurs ont leur mémoire en ordre.
Le succès, c'est 50 % de talent, 50 % de chance, 50 % de travail et... une bonne idée !
Si vous pouviez utiliser votre cerveau comme vous utilisez votre cul...
Dès qu'on parle une langue étrangère, les expressions du visage, des mains, le langage du corps changent. On est déjà quelqu'un d'autre.
Un cerveau vide est la boutique du diable.
L'art est le langage des sensations, qu'il passe par les mots, les couleurs, les sons ou les pierres.
Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules ; notre propre image est pour nous le plus grand mystère.
La camorra a une mémoire d'éléphant et une patience illimitée.
La mémoire est l'art magique de la composition.
L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
Parfois, j'ai gardé mes sentiments pour moi, parce que je ne trouvais aucun langage pour les décrire.
Quelle pitoyable hypocrisie de dire : elle vivra toujours dans ma mémoire ! VIVRE ? C'est précisément ce qu'elle ne fera plus.
Imposer la démocratie à tous les pays du monde est une idée noble, mais qui dit qu'elle est le système idéal pour tous les pays ?
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
L'anecdote, c'est la boutique à un sou de l'histoire.
Cette petite libertine, entrevue à une époque fort maussade de ma vie, m'a laissé une image tendre et élégante, que j'ai serrée de côté, comme jadis ces oeufs dé Pâques dont les couleurs m'émouvaient si fortement que je ne voulais pas les manger.
Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles: le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
Les dieux ont définitivement fermé les portes de l'Olympe, et ils s'amusent sans nous. Ils se sont désintéressés de ces créatures qui se sont inventé un dieu unique à leur image, eux qui vivent parmi les faunes, les centaures, les [...] ► Lire la suite
Les seuls souvenirs qu'on collectionne ce sont des mains en sang et des os brisés.
Les similitudes sont réelles entre Louis XVI et François Hollande : ils sont animés d'une idée de consensus nécessaire pour faire évoluer la nation.
Le noeud est à la cravate ce que le cerveau est à l'homme.
L'effet du recul sur la mémoire est de donner aux choses des contours énormes parce que l'essentiel se détache, isolé de l'environnement de faits quotidiens insignifiants qui se sont naturellement effacés de l'esprit.
Qui n'est jamais tombé n'a pas une juste idée de l'effort à faire pour se tenir debout.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
La mémoire c'est du souvenir en conserve.
Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.
Le monde tout entier ressemblait à ce jeu de couleurs : il suffisait de retirer une mince feuille grisâtre de mauvais souvenirs et la joie éclatait.
Notre mémoire et notre coeur ne sont pas assez grands pour pouvoir être fidèles.
Langue. Greffe d'un sens commun dans le cerveau de chacun, qui permet à chacun d'être un pays, de faire partie d'un peuple.