Nos pires ennemis sont en nous-mêmes.
Le néant, c'est "rien" mais en beaucoup plus grand.
Je bouffe de temps en temps des asticots pour assouvir un sentiment de vengeance par anticipation.
En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux.
La conscience est cette faculté qu'à l'homme de contempler ce qui se passe en lui, d'assister à sa propre existence, d'être pour ainsi dire spectateur de lui-même. Quels que soient les faits qui s'accomplissent dans l'homme, c'est par le fait [...] ► Lire la suite
Chez nous, il n'y a que l'ancienneté qui paie. Seulement, ils vous catapultent à la retraite de plus en plus tôt.
Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.
Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l'on considère l'homme comme une chose ; celle où on le considère comme une bête ; et celle où on le considère comme un frère.
L'humour est une façon de remettre en question les choses qu'on considère comme intouchables.
Les épreuves augmentent notre stabilité en étendant nos racines en profondeur.
Il n'y a rien qui gaspille le corps comme l'inquiétude, et celui qui a la moindre foi en Dieu devrait avoir honte de s'inquiéter de quoi que ce soit.
Il y a beaucoup à apprendre des sots, à condition que ce soit soi-même qu'on étudie en eux.
Un turfiste n'est jamais aussi anxieux de connaître le résultat des courses qu'en l'attente de sa femme partie faire des emplettes.
Dieu reste muet, si seulement nous pouvions convaincre l'être humain d'en faire autant.
On ne peut rester entre deux rives. Peu importe qu'on avance à pied, en cargo, en wagon scellé ou en pensée.
Il y a peu de malheurs dans ce monde que vous ne pouvez pas transformer en une victoire personnelle si vous avez la volonté de fer et les compétences nécessaires.
En un mot, la poésie ne peut exister sans l'émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle celui des paroles.
On ne vit en fait que pour quelques instants, intenses et privilégiés, le reste du temps on attend ces moments-là.
Se taire et écouter, pas un être sur cent n'en est capable, ne conçoit même ce que cela signifie.
La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité.
L'esprit qui nous révèle Dieu est ce murmure indicible en quoi s'achève la parole.
On s'enlace. Puis un jour, On s'en lasse : C'est l'amour.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
La pêche à la ligne c'est comme les mathématiques en cela qu'on ne peut jamais complètement l'apprendre.
Son corps est comme un défi d'en trouver un plus beau. Cela donne envie de chercher.
La mise en scène de notre vie est aussi importante que le scénario. Chaque déplacement est une pierre qui se rajoute à notre monument.
Il faudrait renaître une vie pour la peinture, une autre pour la musique, etc. En trois ou quatre cents ans, on pourrait peut-être se compléter.
Il me semble parfois que Dieu, en créant l'homme, ait quelque peu surestimé ses capacités.
En attendant, on confie notre destin à la démocratie. Celui qui fait le mieux semblant de tout savoir est élu pour demander ensuite à ceux qui ont le plus de diplômes de lui dire ce qu'il faut faire devant l'inconnu...Et, [...] ► Lire la suite
Parce que tu m'aimes, ma vie est complète. Parce que je t'aime, j'ai le coeur en fête.
J'ai observé que, d'ordinaire, on se dit "au revoir" quand on espère bien qu'on ne se reverra jamais - tandis qu'en général on se revoit volontiers quand on s'est dit "adieu".
Le spectacle de l'injustice m'accable, mais c'est probablement parce qu'il éveille en moi la conscience de la part d'injustice dont je suis capable.
Seul celui qui n'a rien à perdre et tout à gagner met en oeuvre toute la voracité de l'intelligence.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
Si le plaisir existe, et si on peut en jouir qu'en vie, la vie est donc un bonheur.
Le problème avec le sens de l'humour, c'est la facilité avec laquelle chacun prétend en être pourvu.
L'amour est un faux-monnayeur qui change continuellement les gros sous en louis d'or, et qui souvent aussi fait de ses louis des gros sous.
En résumé, j'aimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre. Je n'en ai pas... Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ?
Le bonheur ne compte peut-être pas beaucoup, mais le fait d'en être privé, si, bien souvent.
C'est peu de chose, en général, une vie humaine, ça peut se résumer à un nombre d'événements restreint.
Quand ça se met à pleuvoir les catastrophes, il en est d'inattendues qui vous dévalent sur l'alpague. On peut s'attendre à tout du ciel dans les moments difficiles, il s'acharne on dirait, il vous veut pantelant, rendu tout à fait en descente de lit, bras et jambes écartés...
Depuis qu'il n'est qu'un seul vrai Dieu, que de massacres en son nom.
Les hommes abreuvés de liqueurs fortes ont tous un sang aigri et adulte qui les rend fous en cent manières différentes.
Bien vieillir : gagner en transparence ce qu'on perd en couleur.
Dans la vie, il faut être heureux avec ce que l'on a sans s'en contenter.
La fierté, c'est une question d'avenir en réserve, et tout le monde en a un peu, même si le passé n'a pas fait ses preuves.
Le théâtre c'est en réalité la genèse de la création.
L'absinthe apporte l'oubli, mais se fait payer en migraines. Le premier verre vous montre les choses comme vous voulez les voir, le second vous les montre comme elles ne sont pas ; après le troisième, vous les voyez comme elles sont vraiment.
Le dindon est un animal ridicule : il y en a peut-être trop pour un ; mais il n'y en a pas assez pour deux.