Vous n'avez pas vraiment gagné la régate, si en la gagnant vous avez perdu le respect de vos concurrents.
Le peuple bohémien est étrange, si étrange qu'il ne ressemble à aucun autre, en aucune chose. Il ne possède ni sol, ni cultes, ni histoire, ni code quelconque. Il continue d'exister en ne permettant à aucune influence, à aucune volonté, [...] ► Lire la suite
On a caché notre histoire pour en avoir une mais si le secret commence à la détruire, alors je ne veux plus de secret...
En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
Les valeurs humaines universelles sont celles qu'on ne passe pas en contrebande de pays en pays, car elles ne rapportent rien.
Que les sportifs arrêtent le doping... On aura l'air malin devant nos téléviseurs en attendant qu'ils battent les records.
Le français est devenu une langue provinciale. Les indigènes s'en accommodent. Le métèque, seul, en est inconsolable. Lui seul prend le deuil de la nuance.
N'annoncez pas vous-même une méchante nouvelle à celui qui peut en être troublé, laissez-la annoncer par un autre.
On commence par dire : cela est impossible pour se dispenser de le tenter, et cela devient impossible, en effet, parce qu'on ne le tente pas.
L'esprit humain est un jouet si fragile que c'en est pitoyable !
Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'homme tout en le massacrant partout ou elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde.
Les amis sont un sale race. Ils ne sont bons qu'à deux choses : dîner en notre compagnie et prendre un air triste devant notre tombe.
En politique, il faut suivre le droit chemin ; on est sûr de n'y rencontrer personne.
Dans les années cinquante, on se réunissait en famille pour regarder la radio. Aujourd'hui, l'image est tellement banalisée qu'on écoute la télé.
La science serait bien moins avancée si les désirs passionnés des individus de voir confirmer leurs propres croyances n'étaient pas rentrés en ligne de compte.
S'éloigner de son lieu de travail permet, en un sens, de s'éloigner de soi même ; et c'est souvent le principal avantage de voyager.
Chaque fois qu'une maîtresse me quitte, j'adopte un chat de gouttière : une bête s'en va, une autre arrive.
Le succès est comme une grande roue ; on ne peut vraiment apprécier la vue que l'on a d'en haut que si l'on redescend quelques fois.
Plus j'avance en âge, plus les jeunes m'exhortent à rester jeune.
Il faut à l'amitié six mois de congé par an pour renouveler son répertoire. L'amour devrait en faire autant.
La musique ne doit jamais offenser l'oreille, mais doit plaire à l'auditeur, ou, en d'autres termes, ne doit jamais cesser d'être de la musique.
En ce monde, faire le mal est souvent regardé comme louable ; faire le bien passe pour folie.
Mon père était un chercheur d'or. L'ennui, c'est qu'il en a trouvé.
Il est moins pénible d'attacher sa ceinture de sécurité que de circuler en fauteuil roulant.
L'amour est comme l'églantine sauvage, L'amitié est comme le houx, Le houx est sombre lorsque l'églantine est en fleur, Mais lequel fleurit avec le plus de constance ?
Déchet ou comment suivre la société de consommation à la trace. Comme le cadre usagé, le déchet se recycle ; le premier en séminaire, le second dans des centres de retraitement.
Déshabiller une fille équivaut à démantibuler un réveille-matin pour en comprendre le fonctionnement, la sexualité étant une variante du bricolage.
L'avare est un cheval chargé de vin et qui boit de l'eau en chemin.
A travers la fente d'une porte, on ne voit l'homme qu'en petit.
- Pourquoi voyagez-vous ? - Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix.
Parfois, on croit perdre quelque chose et, en fait, on ne sait pas qu'on est en train de gagner infiniment plus...
Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime. Celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie.
L'intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'on juge.
Tenir compte de l'opinion des autres, en ce qui concerne la vie privée, ça peut être destructeur. J'ai donc décidé de ne pas y prêter attention.
L'amour est l'acte par lequel une pensée se fait libre en pensant une liberté.
Le monde est si corrompu que l'on acquiert la réputation d'homme de bien seulement en ne faisant point le mal.
La vie est grise, avec tous ces gens consternés ressemblant à des parapluies en train de sécher.
La vie est un voyage en parachute.
L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères ; l'une, en souriant, nous rend la vie aimable ; l'autre, qui pleure, nous la rend sacrée.
Prenez garde de ne pas perdre vos quarante dernières années à être le conservateur de vos cinquante premières. Faire du sur place, c'est revenir en arrière.
On devient son pire ennemi en essayant de donner du sens à ce qui n'en a pas.
L'être humain est aveugle et sourd à l'égard du monde qui l'entoure, mais il pressent une sorte de rhumatisme quand son propre destin est en jeu.
Lorsque vous gagnez, vous ne vous laissez pas emporter. Mais si vous allez pas à pas, en toute confiance, vous pouvez aller loin.
La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas.
Si le doute est un moyen de se préparer à connaître, c'en est un aussi de se tromper : j'ai douté à tort quelquefois.
Les questions qui ne se donnent pas de réponse elles-mêmes en naissant n'obtiennent jamais de réponse.
C'est lorsque vous avez chaussé vos pantoufles que vous rêvez d'aventure. En pleine aventure, vous avez la nostalgie de vos pantoufles.
En toute chose inutile, il faut être divin ou ne pas s'en mêler.
Personne n'a le monopole des idées. Si vous en avez une bonne, prenez garde, je pourrais vous la voler.
On n'envisage pas l'avenir et la postérité sans jeter un regard en arrière à ses ancêtres.