Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux ; plus tard, sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux.
Laisser libre l'être qu'on aime pour le voir s'épanouir, il n'en sera que plus rayonnant.
Les plus grands produits de l'architecture sont moins des Ïuvres individuelles que des Ïuvres sociales ; plutôt l'enfantement des peuples en travail que le jet des hommes de génie.
Nous sommes loin de nous douter des services que pourraient nous rendre nos défauts si nous savions les mettre en oeuvre.
La racine du bien réside en nous-mêmes. Cultivons cette beauté du coeur qui vaut bien plus que le talent.
Ne te moque pas de ma demeure La poutre en est inclinée et la chambre petite Mais la lune qui brille sur la montagne est à moi.
Les histoires d'amour finissent mal en général.
La liste des problèmes sociaux qui iront de mal en pis avant de s'arranger risque fort de s'allonger avant de diminuer.
Ce qui a toujours fait de l'Etat un enfer sur la terre, c'est que l'homme a voulu en faire son ciel.
Celui qui préfère mourir de faim plutôt que de se faire nourrir par l'ennemi a l'esprit en paix.
L'autruche qui enfouit sa tête dans le sable veut, en tout cas, vous donner le sentiment que cette tête est la la partie la plus importante de sa personne.
Ce que l'homme voudrait, c'est vivre plusieurs vies. Et ce n'est pas possible parce qu'il n'en a qu'une, et en plus elle est courte.
La seule fonction légitime du gouvernement est la défense des riches contre les pauvres, ou ceux qui ont quelque propriété contre ceux qui n'en ont pas du tout.
Je pourrais avoir un bureau pour moi tout seul, mais comme mes collaborateurs n'en ont pas, je me contente aussi d'avoir un bureau dans une pièce partagée.
Comme la pluie peut se transformer en glace, l'amour peut se transformer en douleur.
Croire encore en la possibilité d'une fin heureuse est une chose très puissante.
Je crois en la mort, la destruction, le chaos et la cupidité.
Il vaut mieux exceller en une chose que d'être médiocre en plusieurs.
Pour l'homme, la femme frigide est à l'image d'une piscine trop fraîche : on met du temps à y entrer. Pour en ressortir très vite !
En réalité il existe autant de religions que d'individus.
Ecrire, c'est noircir une page blanche ; mettre en scène, c'est éclairer une boîte noire.
Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint.
Tenir en bride sa propre famille n'est pas moins difficile que de gouverner une province.
Vous dites des choses, vous avez mal et vous pensez que vous pouvez en mourir, et quelques années plus tard ce n'est plus qu'un souvenir.
Vécue, la souffrance n'en est pas pour autant reconnue.
Je t'en veux larme soudaine D'ainsi réveiller ma peine Comme si pleurer m'interdisait D'oublier.
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même en espérant que les autres fassent la même démarche ; le monde ira mieux alors ; crois moi, c'est le seul chemin.
Le stress est peut-être sur le point de se transformer en un beau mot sur lequel tous s'accordent sans réellement se comprendre.
Si tu vois deux personnes ensemble, dis-toi que l'une en impose à l'autre.
Ne croyez pas qu'en laissant vos cheveux chez le coiffeur, vous l'avez payé.
La fierté a rarement un juste milieu, on en a trop ou pas assez.
Quel besoin de se venger d'une femme ? La nature s'en charge, il n'y a qu'à attendre.
Les apparences, on ne le sait que trop, ont cette faculté d'être aussi trompeuses qu'un politicien en campagne électorale.
Si seulement nous pouvions avoir deux vies ! La première, pendant laquelle nous ferions toutes les erreurs ; la seconde, où nous en profiterions.
Un sens interdit, en somme, ce n'est qu'un sens autorisé, mais pris à l'envers.
Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.
Malgré les promesses du ciel, je suffoquais d'horreur en pensant à la mort qui sur terre sépare à jamais les gens qui s'aiment.
La religion est comme un couteau : on peut soit s'en servir pour couper du pain, soit planter dans le dos de quelqu'un.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l'esprit humain de toute façon. C'est un piège mortel.
Le pire tyran n'est pas l'homme qui gouverne par la terreur. Le pire est celui qui gouverne par l'amour et en joue comme d'une harpe.
La sexualité en tant qu'expression de l'amour est au coeur de tous les drames et de toutes les grandeurs qui nous dévastent.
Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
Qu'y a-t-il de plus digne de Dieu, et qui lui appartienne plus en propre, que sa providence ?
Si tu ne comprends pas ton ami en toutes circonstances, jamais tu ne le comprendras.
Vous croyez que c'est amusant d'être capitaliste. C'est vrai, quelquefois c'est amusant, mais il faut qu'on n'ait pas un instant à soi! ! Il faut que tous vos capitaux soient engagés. Et c'est difficile ! On n'en veut pas du [...] ► Lire la suite
Je m'ennuie à mourir. L'ennui, c'est que je n'en meurs pas.
Voici comment je définis le talent : un don que Dieu nous a fait en secret, et que nous révélons sans le savoir.
De toutes les calomnies, la pire est celle qui vise notre paresse, qui en conteste l'authenticité.
La souffrance nous rapproche de Dieu en nous éloignant du mal et, par suite, nous fait évaluer plus justement les choses de ce monde.
Lorsqu'une épreuve nous frappe au visage, ce n'est pas en baissant la tête que l'on voit venir la solution.