Je suis comme toutes celles et ceux nés en 1945, un enfant de la guerre [...] un enfant qui a dû sa naissance au Paris de l'Occupation.
A la guerre comme à la guerre.
Une belle-mère, c'est une dame qui donne sa ravissante fille en mariage à un monstre horrible et dépravé pour qu'ils fassent, ensemble, les plus beaux enfants du monde.
L'amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d'orties.
Lorsqu'un garçon commence à être en âge de comprendre la dette qu'il a envers ses parents, une jeune fille survient qui fait main basse sur les intérêts.
Chacun sait que l'amour en herbe est une forme temporaire de folie, et que le seul remède est un mariage rapide.
La ressemblance n'est pas propice à la domination de l'Un sur l'Autre. Au contraire, elle incite plutôt à la paix des sexes.
Les femmes choisiront toujours pour mari le plus riche de leurs prétendants, et elles ont raison, car l'amour est un enfant gâté, et le gueux ne saurait satisfaire ses fantaisies.
Le secret de la réussite avec un enfant c'est de ne pas être ses parents.
L'art de la guerre est de gagner du temps quand vos forces sont inférieures.
Les valeurs des gens de guerre tiennent en trois mots : prouesse, largesse, loyauté.
Le mariage est l'union de deux personnes, une qui oublie toujours les anniversaires, l'autre jamais.
Être adulte ou être enfant n'est pas une question d'âge mais une question d'attitude.
Le mariage n'est pas pour les faibles, les égoïstes ou les personnes précaires.
Le mariage peut accepter et même parfois s'enrichir de ce qui, pour l'amour, est une souffrance qu'il tolère mal .
Les hommes iront toujours à la guerre, parce que ce seront toujours des hommes et que la guerre sera toujours distrayante.
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
J'ai d'abord aimé, comme tout le monde, l'effet de la lègère ivresse, puis très bientôt j'ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
Quel enfant n'a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n'a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l'imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
La plupart de ces criminels de guerre étaient des voyous qui avaient précisément profité de la guerre pour exister, devenir quelqu'un. Sinon, ils seraient restés d'obscurs sans-grade.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Une guerre est juste si sa cause est juste et qu'elle poursuit le Bien Commun.
Cet enfant qui boit dans le creux de sa main, m'apprend que je conserve encore du superflu.
La guerre engendre mille maux.
Mieux vaut une victoire sans un grand stratège qu'un triomphe de stratégie dans la défaite.
Les enfants sont la chose la plus précieuse dans la vie. Un parent doit faire tout ce qu'il peut pour donner à un enfant le sens de la famille.
Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.
Où donc un enfant dormirait-il avec plus de sécurité que dans la chambre de son père ?
Je trouve la guerre haïssable mais bien plus ceux qui la chantent sans la faire.
Un optimiste est celui qui croit que le mariage est un pari.