Je suis rancunier en mal comme en bien : je n'oublie pas plus un coup de pied qu'un coup de main.
A celle qu'on voit apparaîtreUne seconde à sa fenêtreEt qui, preste, s'évanouit,Mais dont la svelte silhouetteEst si gracieuse et fluetteQu'on en demeure épanoui.
En ce monde il y a plus de fous que de sains d'esprit.
Je suis une combattante en tant que mère. Je me bats pour être mère, mais je ne peux pas dire non à ma passion car c'est aussi moi.
Je suis libre d'un culte abusif, basé sur l'argent et le pouvoir qui vénère une divinité fictive et je suis de retour en toute sécurité avec l'Église catholique.
Je crois que les êtres très profondément aimés réfléchissent une part de l'amour qu'ils inspirent. Choisis, élus, ils se sentent uniques. Le boomerang de l'amour, en quelque sorte.
Ce monde ne mourra pas d'une bombe atomique, comme le disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce.
Le succès arrive toujours en privé, l'erreur est toujours commise en public.
La déportation m'a appris ce que pouvait être le sens d'une vie humaine : combattre pour sauvegarder ce filet d'esprit que nous recevons en naissant et que nous rendons en mourant.
Il y a trois temps qui déplaisent souverainement aux jardiniers : le temps sec, le temps pluvieux, le temps en général.
L'homme porte en lui la semence de tout bonheur et de tout malheur.
Le désir est le feu que nous apportons en naissant.
En démocratie, la politique est l'art de supprimer les mécontentements.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
Entre l'homme et l'animal, il y a cette différence que le premier, ayant reçu l'usage de la parole, peut plaider en vers et en prose, pour les bas instincts qu'il partage avec le second...
Le monde conserve encore assez de beauté pour en garder l'espérance.
Il y a des gens qui préfèrent au succès la satisfaction qu'ils trouvent en eux-mêmes.
Si vie et mort joignent leurs doigts pour t'étrangler, Trop morte vie et mort trop vive, alors t'imposent De rejoindre en germe de fleur et grain de blé L'essentiel des choses.
Adhérer, ce n'est pas admettre une idéologie. C'est entrer dans un être collectif et développer en soi une seconde nature.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
Comme les vêtements sont posés sur des cintres dans les armoires, certaines femmes sont accrochés à des cintres invisibles chez leurs maris qui les utilisent en cas de besoin.
Les enfants sont aussi vieux que le monde, il y en a qui rajeunissent en vieillissant, ce sont ceux qui ne croient plus à rien.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
À la Sainte Catherine, les sardines tournent le dos ; à la Saint Blaise, elles s'en reviennent.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, Ni n'est pas ému par la concorde des sons doux, est digne des trahisons, des stratagèmes et des dépouilles.
Mais tout change sans cesse en nous comme hors de nous ; même les paroles que je prononce en ce moment me changent.
Deux moins un, en amour, c'est égal à zéro
Pleurer est aussi un signe d'enfance. Et c'est en suivant le fil fragile de l'enfance que Dieu s'insinue le mieux en l'homme.
Plus un livre est gros, et plus il pèse dans les mains, mais il n'en est pas meilleur.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
Des cons y'en a autant chez les chaussons que chez les gens.
Quand les critiques ne sont pas d'accord entre eux, l'artiste est en accord avec lui-même.
Sept Français sur dix sont malheureux en ménage. Les trois autres sont célibataires.
La cornemuse sonne exactement de la même façon après dix ans de pratique que le premier jour où vous en avez joué.
Dans décolonisation, il y a donc exigence d'une remise en cause intégrale de la question coloniale. Sa définition peut, si on veut la décrire avec précision, tenir dans la phrase bien connue: "les derniers seront les premiers." La décolonisation est [...] ► Lire la suite
La beauté n'a qu'un type, la laideur en a mille. Le sublime accolé au sublime peine à faire contraste, et il faut faire une pause pour tout, même pour la beauté. La salamandre fait ressortir l'ondine ; le gnome rend plus beau l'éphèbe.
Les producteurs de télé réalité sont des dealeurs, ils fabriquent des produits qui vous rendent dépendants et s'enrichissent en vous méprisant.
Les juges sont eux-mêmes exposés à tous les déséquilibres... Soumis au pouvoir exécutif, ils réduiraient la justice à être une auxiliaire de la police ; dressés contre lui ; ils transformeraient la séparation des pouvoirs en conflit des pouvoirs...
En amour, il y a une fidélité laborieuse et une infidélité laborieuse ; la première est assez triste, la seconde sinistre.
Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
A Paris, les mois se dépensent en menue monnaie et quand on jette le calendrier on est stupéfait de se trouver ruiné sans avoir rien acheté.
Connaître consiste à devenir essentiellement l'autre en tant qu'autre.
Peut-on aimer "un peu" ? Sûrement ! Il y en a qui passent leur vie à s'économiser et à aimer "un peu".
L'argent ? Le principe est que si vous en avez, c'est que quelqu'un d'autre en a besoin.
La raillerie est un discours en faveur de son esprit contre son bon naturel.
Il est impossible à deux époux de vivre d'accord en ne se cédant jamais rien.
En général les vies semblent virer abruptement d'une chose à une autre, se bousculer, se cogner, se tortiller.