Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en bon usage.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
Qui n'a point de ressources en lui-même, l'ennui le guette et bientôt le tient.
L'homme naît capable de plus de bien et de plus de mal que n'en sauraient imaginer les moralistes, car il n'a pas été créé à l'image des moralistes, il a été créé à l'image de Dieu.
Les petits, en toute affaire, Esquivent fort aisément : Les grands ne le peuvent faire.
Si tu ne mets raison en toi, elle s'y mettra malgré toi.
Le peuple voudrait en finir, or il n'y a pas de fin.
Il en faut pas en demander beaucoup à ceux qui sont fascinés par le lustre de leurs souliers.
Le metteur en scène met son silence dans la bouche de l'auteur.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Ce qu'à chacun de nous la nature refuse Est chose impossible, et qui s'en flatte s'abuse.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
Quand il y a tant d'ennemis et de choses négatives, je m'en fous.
Si je m'habille en noir, c'est pour les pauvres et les laissés-pour-compte.
Le plus souvent, il faut faire ce qui semble évident. Il faut juste en avoir le courage.
Tombeau. Endroit où l'on place les morts, dans l'attente des étudiants en médecine.
Les seules choses qui sont sûres en ce monde ce sont les coïncidences.
Le propre des grands livres est que chaque lecteur en est l'auteur.
Faut-il croire que l'égoïsme est en définitive la meilleure voie à suivre pour être heureux ?
Une mise en scène c'est comme une maison qu'on construit. On doit s'intéresser à toutes les parties de l'édifice.
Qui conçoit en secret accouche en public.
C'est en voulant connaître toujours davantage qu'on se rend compte qu'on ne sait pas grand-chose.
Il n'y a pas de pensée sans corps, mais en même temps, il n'y a pas non plus de corps sans pensée.
Quand les critiques ne sont pas d'accord entre eux, l'artiste est en accord avec lui-même.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Or, les actions particulières sont contingentes ; par suite, le jugement rationnel qui porte sur elles peut aller dans un sens ou dans l'autre, et n'est pas déterminé à une seule chose. En conséquence, il est nécessaire que l'homme ait le libre arbitre, par le fait même qu'il est doué de raison.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
J'emploie les mots que tu m'as appris. S'ils ne veulent plus rien dire apprends-m'en d'autres. Ou laisse-moi me taire.
Ce dont la jeunesse a besoin, c'est qu'on lui dise qu'il y a un bateau en construction dans sa propre cale sèche mentale, et que ce bateau est destiné à prendre la mer.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
Quand j'avais 25 ans, ma fortune s'élevait déjà à 100 millions de dollars. J'ai décidé de ne plus m'en préoccuper. Vous ne pourrez jamais dépenser tant d'argent de toute façon.
La mode doit refléter qui vous êtes, ce que vous ressentez en ce moment et où vous allez.
Une destinée ne vaut pas plus qu'une autre, mais tout homme doit respecter celle qu'il porte en lui.
Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu 40 ans qui en valent au moins 70. Ma vie a été bien remplie : je suis sorti de Fiorito pour atteindre le toit du monde, là haut, tout en haut de la célébrité. Mais une fois arrivé là, j'ai dû me démerder tout seul.
Te quitter fut la plus grande bêtise de ma vie. Je le sais, maintenant. Dis-moi que ce n'est pas réciproque, que tu n'éprouves plus rien pour moi, et je m'en irai aussitôt, je te le promets.
En Nouvelle-Zélande, nous répugnons à être impliqués dans les complications du monde, nous restons paisiblement avec nos moutons, nos vaches, nos livres.
Si croire en Dieu peut comporter certaines obscurités, nier Dieu comporte une absurdité.
Il y a deux buts dans la vie : obtenir d'abord ce que l'on désire, ensuite en jouir. Les sages seuls atteignent le second.
On apprend plus d'un bon savant en fureur que de vingt tâcherons lucides et laborieux.
Votre jeunesse et votre sincérité. C'est peu pour s'en aller dans les méandres du monde.
Tandis que l'homme devient un être humain par l'affirmation de lui-même, la femme le devient en renonçant à elle-même.
Dans l'immense marmite où mijotent tous les rêves des hommes en quête de consommation, l'écologie ne saurait servir de fond, au sens culinaire du terme, de bouillon destiné à mouiller les ragoûts qui n'agrémentent qu'un volet de notre vie de chaque jour.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
La nuit de Noël est la plus horrible des nuits pour rester seul au lit, car le réveil ne ressemble pas du tout aux pubs Kodak avec des gosses en pantoufles... Ca ressemble à n'importe quelle autre journée de l'année !
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
Toute passion vraiment profonde porte en soi son contraire.
Je considère que ma vie est remplie d'une chance délirante. Chaque mois qui passe, je suis de plus en plus entouré par des fous authentiques qui viennent vers moi de façon fortuite.
Homme, limite-toi à entrer en toi-même. Car pour trouver la pierre philosophale, il n'est pas requis de voyager en pays lointains.
En Beauce, qui sème à la Saint-Mathieu, récolte un sac et un écu.
Je m'aperçois soudain que je ne puis me rappeler en réalité aucun détail particulier de votre visage. Seulement votre silhouette, vos vêtements, au moment où vous êtes partie entre les tables du café : cela, oui, je me souviens...