Quand pour une grande cause, tous les hommes d'un grand pays mettent en commun ce qu'ils ont de grand, ils sont plus grands que le plus grand des hommes.
Les hommes de haine restent en vie, les conciliateurs sont morts.
Deux hommes sont dos à dos ; 42.000 kilomètres les séparent.
Les hommes ne pensent qu'au sexe. Certains le disent, ils sont rares.
Il n'est point de vérité absolue, et les hommes se trompent bien moins, faute d'entrevoir la vérité, que faute d'en apercevoir les limites.
Les discours des hommes ne sont que des masques qu'ils appliquent sur leurs actions.
La caricature sert aussi indirectement à sauver la vie des hommes politiques. Pendant que le peuple rigole, il ne pense pas à mettre une tête au bout d'une pique.
La psychanalyse ne peut rien pour les hommes : pour remonter dans leur enfance, encore faudrait-il qu'ils en soient sortis...
En enseignant, les hommes apprennent.
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
Le mariage est la cause principale de divorce.
Quoi qu'on dise, un mariage raté est quand même plus joyeux qu'un enterrement réussi.
Les hommes se gouvernent plus facilement par leurs vices que par leurs vertus.
Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.
S'il est possible que l'amour dans le mariage soit un rêve, alors c'est le plus beau des rêves, et s'il se réalise quelquefois, même à demi, il ne doit y avoir rien de plus doux ni de plus élevé au monde.
Les hommes naissent égaux en droits... Ensuite, ils se mettent à boire.
Il y a une hypocrisie considérable dans le formalisme. Toute personne qui pense est consciente de ce paradoxe, mais dans nos rapports avec les gens conventionnels il est avantageux de les traiter comme s'ils n'étaient pas des hypocrites. Ce n'est [...] ► Lire la suite
Dans un pays étranger, c'est toujours utile de rencontrer des gens qui ont l'expérience des voyages.
Quoi de plus commun de se croire deux nez au visage, et de se moquer de celui qui se croit deux trous au cul.
Malgré les revendications différentialistes actuelles, nous allons avec constance vers un modèle de ressemblance. Tous les hommes ne sont pas ambitieux, toutes les femmes ne sont pas des battantes. A peu de chose près, l'un est l'autre...
La chose la plus importante à propos du mariage est que l'homme ne doit pas laisser la femme se sentir opprimée simplement parce qu'elle est une femme et qu'il est un homme.
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, - au sens étroit, - tels ils entrent dans l'histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu'eux.
Les hommes sentent dans leur coeur qu'ils sont un même peuple lorsqu'ils ont une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances.
J'ai beaucoup de mal à définir ce qu'est un homme, une femme, en dehors du sexe même.
Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.
Commencer un livre, ce sont les ténèbres à traverser. Pis encore, c'est un voyage au pays des morts.
Sur l'amour : les hommes en meurent, les femmes en vivent.
Il semble que les têtes des plus grands hommes s'étrécissent lorsqu'elles sont assemblées, et que là où il y a plus de sages, il y ait moins de sagesse : les grands corps s'attachent toujours si fort aux minuties, que l'essentiel ne va jamais qu'après.
Qui se marie pour s'enrichir mange du sel pour s'empêcher d'avoir soif.
Les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner.
Deux hommes qui ne se connaissent pas sont capables, par amour-propre, de passer l'un à côté de l'autre, dans un désert, sans se saluer.