Au retour, à l'endroit où la côte dévale,Tes genoux ont fléchi sous le charme énervantDe la soirée et des senteurs qu'avait le vent.Vénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale.
La haine peut tout à fait jeter l'un contre l'autre les peuples les plus policés.
Attachons-nous à l'unique réalité, au moi. - Et moi, alors que j'aurais tort et qu'il serait quelqu'un capable de guérir tous mes mépris, pourquoi l'accueillerai-je ?
Il n'y a plus qu'à s'écarteler tranquillement, dans les délices de se savoir à tout jamais personne.
Adieu, ma douce fille, je repars dans quelques instants pour des contrées éloignées d'où je ne reviendrai probablement jamais, à cause de mon très grand âge...
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Et les enculés, vous avez entendu ? J'ai un otage finalement ! Alors si ça continu je la tue, n'importe comment, avec des pierres avec un marteau, de toute façon j'en ai rien à foutre je suis fou !
Je suis accro à la victoire. Plus vous gagnez, plus vous voulez gagner.
Laura avait des secrets et autour de ces secrets elle a construit la forteresse que, bien que dans mes six mois avec elle, je n'ai pas pu pénétrer et pour laquelle je me considère comme un échec lamentable.
Un voile de folie partout : Oh pourquoi je suis né à cet âge ? C'est un âge terrible.
Le grand don de la conversation consiste moins à la déployer soi-même qu'à la tirer des autres. Celui qui quitte votre entreprise satisfait de lui-même et de sa propre intelligence est parfaitement satisfait de vous.
Avez-vous sur mon coeur quelque empire à prétendre ?
L'espoir et la peur ne peuvent pas occuper le même espace. Invitez-en un à rester.
Même quand je vivais avec une femme, quand j'aimais une femme, je me sentais seul. J'ai toujours ressenti cela. Cette solitude que je traîne depuis toujours remonte certainement à l'enfance.
L'émancipation des femmes leur a fait perdre leurs mystères.
Je n'ai pas de cabinet, je travaille à l'hôpital. Mais c'est vrai que je passe plus souvent au zapping qu'à l'hôpital !
Que l'on ait des enfants ou pas, on a toutes au fond un sentiment maternel qui nous rend un peu moins égoïstes que les hommes.
Le meilleur moyen de battre ma folie était de faire quelque chose de plus fou encore. Merci, je t'aime, je l'ai su au moment même où je t'ai vue. Désolé d'avoir mis tant de temps à m'en rendre compte.
Michelle, écoutes j'ai un truc à te dire. Tu m'entends là ? C'est sûrement le réseau. Faut que je te dises quelque chose ; je suis un connard. Je sais même pas pourquoi, je peux peut-être changer... Non, je peux changer. T'es la seule qui compte... la vérité... la vérité c'est que je t'aime.
- Je peux vous aider à traverser la rue ? - NON... - Je peux vous aider à traverser votre jardin? - NON... - Je peux vous aider à traverser... votre couloir ? - NON... - Mais il faut bien que je vous aide à traverser quelque chose !!
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Ce que je préfère chez Truffaut, c'est qu'il a arrêté la critique. Il y a un moment où il faut arrêter la critique : elle ne sert à rien
Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s'effacer.
Avant de permettre à ton coeur d'aimer exige de ta raison des motifs certains d'estimer.
La vérité ne peut être écrasée, que si on parvient à l'étouffer avec le temps.
Le collectivisme est un système consistant à prendre l'argent des riches sans qu'il parvienne aux pauvres.
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
Chaque fois qu'on croit être enfin arrivé à joindre les deux bouts, un mauvais plaisant déplace l'un des bouts.
Ce qu'il y a de meilleur à l'étranger ce sont les compatriotes qu'on y rencontre.
C'est très difficile de piquer son argent à quelqu'un qui en a vraiment beaucoup. En général, ça se fait plutôt par la force.
Le plus grand danger que courent les gens qui sont habituellement un peu fous, c'est de le devenir tout à fait par instants.
Ce n'est pas tout à fait exact que la musique adoucit les moeurs. Je crois même que l'harmonie, un peu en excès, amène l'homme le mieux constitué à un état d'hébétude et de gâtisme tout à fait folâtre.
La politique est l'art d'arriver par n'importe quel moyen à une fin dont on ne se vante pas.
C'est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n'y a qu'à se laisser aller.
Dieu ne nous demande jamais que le oui que nous pouvons donner à ce moment-ci de notre vie.
A dix-sept ans, on est plus sensible à l'insulte qu'à l'hommage.
Il est de parfaits corps et de parfaits visages. Il n'y a pas de coeurs parfaits.
Il y a autant de manières d'aimer qu'il y a d'envies de le faire.
La postérité... qui n'est qu'un public qui succède à un autre.
Pendant l'accouchement, Serge était derrière la porte à quatre pattes avec un stéthoscope pour entendre tout ce qui se passait dans la salle.
Ses gestes ont une élégance quasi rectiligne ; puis, tout à coup, ses bras font des signes implacables qui arrachent des mugissements aux trombones et affolent les cymbales... C'est très impressionnant et tient du thaumaturge ; le public ne sait plus comment manifester son enthousiasme.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
Nous avons besoin d'une éthique ou d'une foi, ce qui fait rire les idiots ; ce n'est pas un besoin de croire à autre chose, mais un besoin de croire à ce monde-ci, dont les idiots font partie.
En outre, une multitude considérable était venue de tous les coins de la Gaule, gens sans aveu et malfaiteurs que l'espoir du butin et l'amour de la guerre enlevaient à l'agriculture et aux travaux journaliers.
Dans mon appétit de lecture il y a un besoin d'évasion. Je suis enserré dans une vie pleine de petits devoirs ennuyeux, je cherche à m'en échapper par des inattentions, des oublis et notamment celui du temps qui s'écoule.
Comme expérimentateur, j'évite donc les systèmes philosophiques, mais je ne saurais pour cela repousser cet esprit philosophique qui sans être nulle part, est partout, et qui, sans appartenir à aucun système, doit régner non seulement sur toutes les sciences, mais sur toutes les connaissances humaines.
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
Un journal fidèle à son objectif ne s'intéresse pas seulement à la façon dont les choses se passent mais la façon dont ils devraient être.
Je crois que mes investissements commerciaux et à but non lucratif sont beaucoup plus bénéfiques pour le bien-être de la société que d'envoyer plus d'argent à Washington.
Nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voudrions, mais nous pouvons faire de notre mieux pour chaque cas qui se présente à nous, et cela aide étonnamment.