Quand je serai fatiguéDe sourire à ces gens qui m'écrasentQuand je serai fatiguéDe leurs dire toujours les mêmes phrasesQuand leurs mots voleront en éclatsQuand il n'y aura plus que des murs en face de moiJ'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.
Je suis fier d'avoir été peint à la farine et au charbon de bois, tremblant sous les étoiles, et de connaître les terres mystérieuses de la peur et de l'imaginaire.
Charlie, Charlie, t'iras pas au paradisTon paradis je m'en fousMon paradis c'est elle et c'est toutEt même si je scandaliseQuand je suis à l'église.
De New-York à TokyoTout est partout pareilOn prend le même métroVers les mêmes banlieuesTout le monde à la queue leu leuLes néons de la nuitRemplacent le soleilEt sur toutes les radiosOn danse le même discoLe jour est gris, la nuit est bleue.
Je vivais à deux cents à l'heure ma vie que je voulais romanesque. Impossible pourtant aujourd'hui de mettre de l'ordre dans ma mémoire mille éclairs mille nuits toutes pareilles pourtant mille petits matins avec le même chagrin, les bouts de bonheur. Les mêmes odeurs. C'est important les odeurs pour la mémoire. C'est l'habit du visible.
La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
Un sot ne doit prendre à son gré la sottise pour une vertu.
Ils sont amenés à croire en un mensonge, ceux qui voient avec, et non pas au travers de leur oeil.
Le mal a commencé le jour où Dieu a donné une compagne à Adam.
Le bateau coule et ils sont en train de se battre pour savoir qui va être le capitaine dans quelques mois ! Ça devrait être possible d'arrêter de s'engueuler et de faire un gouvernement d'union nationale, il n'y a pas 36 solutions... Mais avant que le monde d'avant change, ils vont s'accrocher.
Là où il y a des filles amoureuses, il est inutile de verrouiller les portes.
A la période de la récolte du raisin et des figues, on ne connaît pas d'ami.
L'être humain trouve parfois une sorte de plaisir à nourrir des émotions douloureuses, à se culpabiliser sans raison ou même contre la raison.
L'art d'écrire a pour colonne vertébrale un attachement farouche à une idée.
Un voile de folie partout : Oh pourquoi je suis né à cet âge ? C'est un âge terrible.
Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.
Chaque fourmi a sa colère.
La paresse a empêché la poule de voler.
Avec de l'ordre, la médiocrité peut faire ce que ne peut point l'abondance qui n'a pas de règle.
L'homme ne vit pas que du meurtre. Il a besoin d'affection, d'approbation, d'encouragement et parfois d'un repas copieux.
Je veux toujours jouer de la musique mais je ne veux pas ressembler à Donald Duck pendant que je joue.
Quand un homme fait l'amour, la dernière chose à laquelle il pense est la guerre.
J'ai épousé le premier homme que j'ai embrassé. Quand je le dis à mes enfants, ils vomissent.
La grandeur existe en chacun de nous. Ce n'est pas quelque chose de divin réservé à quelques élus. C'est ce que je pense et je suis prêt à mourir pour ça.
Mon père est tellement amoureux de faire des films, et il est charismatique à ce sujet, qu'il est difficile d'être autour de lui sans vouloir faire des films.
Comtesse de Feuillide : Que pensez-vous de M. Lefroy ? Jane Austen : [Ironique] Ah sa présence est un honneur pour nous. Comtesse de Feuillide : Vous trouvez ? Jane Austen : En tout cas c'est son avis. Avec ses airs affectés [...] ► Lire la suite
On a la chance de vivre dans un pays où depuis Rabelais, on a une grande liberté. La Révolution a aussi provoqué la naissance de la presse, qui a engendré le dessin de presse et décoincé des choses.
L'obstiné dans le vrai a la grandeur.
La liberté de s'exprimer totalement devient sans objet quand on n'a plus d'interlocuteurs.
Qu'est-ce que la mort ? Un mauvais moment à trépasser.
Les grands hommes se passionnent pour les petites choses, quand les grandes viennent à leur manquer.
Piano. Ustensile de salon destiné à avoir raison du visiteur impénitent. Il fonctionne en déprimant les touches de l'instrument et le moral de l'auditoire.
Chacun a le droit de réclamer ce qui lui est dû.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
Il y a quelque chose d'épatant avec les égoïstes. Ils ne parlent jamais des autres.
L'homme propose et dispose. Il ne tient qu'à lui de s'appartenir tout entier.
Il y a des femmes qui se tuent par amour. Mais ce sont toujours les mêmes.
La seule importance des femmes est celle qu'elles apportent à leurs époux.
Certaines passions demeurent à jamais insondables.
On a peu d'estime pour soi-même quand on la refuse aux autres.
Le "je ne sais quoi" d'une femme, il n'y a que ça qui compte.
L'espérance de l'art a cessé d'être croyable.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Elle espérait que ses filles finiraient par comprendre la vérité un jour ou l'autre, mais en attendant, elle s'accrochait à la décence comme à une bouée de sauvetage dans la tempête.
Dès la fin du XIe siècle, la cuirasse est déjà devenue si complexe qu'elle vaut le prix d'une bonne exploitation agricole, et les perfectionnements de l'armement sont à la source du développement constant de la métallurgie du fer.
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.
Pour persuader, souvent la parole a plus de poids que l'or.
Pas d'échappatoire - pas de double : c'est cela qu'annonçait l'oracle à l'avance, et avec raison.
Les moralistes n'y peuvent rien. Il y a une loi de déshumanisation progressive en vertu de quoi désormais, à l'ordre du jour de la bourgeoisie, il n'y a, il ne peut y avoir maintenance que la violence, la corruption et la barbarie.
Les hommes iront toujours à la guerre, parce que ce seront toujours des hommes et que la guerre sera toujours distrayante.