Il n'y a rien de plus essentiel qu'apprendre à désapprendre.
Aimer un être, c'est lui accorder une préférence, lui reconnaître une primauté, donc un pouvoir. Etre aimé, c'est se voir reconnaître cette prépondérance. Nos rapports amoureux sont des rapports de puissance à puissance.
Celui qui n'a pas mangé assez n'est pas plus à plaindre que celui qui a mangé trop: les deux passeront une mauvaise nuit.
Personne ne me mettra dans la tête que c'est gagner sa vie que de la donner à un propriétaire d'usine. La vie est gratuite. Je ne l'ai pas payée et je ne la paierai pas.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
Les moralistes n'y peuvent rien. Il y a une loi de déshumanisation progressive en vertu de quoi désormais, à l'ordre du jour de la bourgeoisie, il n'y a, il ne peut y avoir maintenance que la violence, la corruption et la barbarie.
J'ay crié de ma voixAu Seigneur maintesfois,Luy faisant ma complaincte,Et n,e m'a repoulsé,Mais toujours exaulcé,De sa montaigne saincte.
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
C'est très bien de ne pas croire aux dieux lorsque nul danger ne menace, mais à l'heure où le chagrin pèse sur nous, vers qui donc irions-nous ?
Un État qui n'a pas les moyens d'effectuer les changements n'a pas les moyens de se maintenir.
Il y a toujours quelque chose de bon même chez le pire des pères.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
La faim n'a ni yeux ni oreilles.
Les gens réagissent bien à ceux qui sont sûrs de ce qu'ils veulent.
Si une femme allait procéder à son exécution, elle exigerait un peu de temps pour parfaire sa toilette.
À un général, on dit "mon général"À un colonel, on dit "mon colonel"À un adjudant, on dit "mon adjudant"À un deuxième classe, on dit "ta gueule", à condition d'être adjudant.
Las Vegas a toujours été une part importante dans ma vie, et une place spéciale dans mon coeur. Et je suis surtout très fière parce que ma rue est à côté de celle de Frank Sinatra, de Dean Martin, de Sammy Davis Jr.
Vous en êtes un. Aucun avant et aucun à venir. Ce qui vous rend différent, vous rend beau.
Il n'y a rien de mieux qu'un enterrement en mer. C'est simple, ordonné, et pas très incriminant.
Habillez-vous pour vous et pour l'homme que vous aimez (s'il y en a un). Les femmes s'habillent pour impressionner les autres femmes - oubliez ça. C'est une très mauvaise façon de penser.
Mon travail consiste à empêcher la Grande-Bretagne de rougir.
René m'a tellement appris.
Moi, la musique m'a sauvé.
Faut que je m'en aille. Me retiens pas je t'en prie. Je n'étais pas de taille le temps me l'a appris. J'abandonne la bataille et compte bien vivre ma vie.
Les films devraient être distribués par ceux qui aiment le cinéma, c'est-à-dire par les auteurs eux-même
À quoi ça sert de s'auto-mutiler quand on a trouvé l'amour ?
L'espoir guide mes pas. C'est l'espoir qui me permet de traverser le jour et plus encore la nuit, l'espoir que si vous disparaissiez à mes yeux ce ne soit pas la dernière fois que je vous contemple.
Le projet féministe a structuré nos sociétés de façon inédite et donné naissance à un monde nouveau.
Il arrive que la musicalisation ne soit pas à la hauteur des vers.
Je ne cherche pas des personnages spécialement négatifs, je cherche des gens qui ont une faille, un combat à mener.
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
La mortalité a beaucoup baissé dans nos sociétés, mais l'immortalité n'a fait aucun progès.
Vous avez parfaitement le droit de dire à un fumeur qu'il fume trop s'il fume votre tabac.
Tout créateur a le sentiment qu'il n'est que le porte-plume de quelque chose qui le dépasse.
Quand je regarde mon écriture, il me semble qu'une légion de fourmis est sortie de l'encrier et a traversé la feuille sans s'essuyer les pieds.
A force de parler le langage de l'ennemi, les idéologues changent d'idées.
De nos jours tout le monde a forcément, à un moment ou à un autre de sa vie, l'impression d'être un raté.
A quoi que ce soit que l'homme s'applique, la nature l'y destinait.
On s'habitue à ses infirmités, le plus difficile est d'y habituer les autres.
On a vu des chevaux et des cavaliers parfaitement d'accord : c'étaient assez souvent des chevaux de bois.
Quelle que soit la langue, il y a des mots qu'on cherche toute sa vie.
Par-delà le vide, le rien, l'homme perçoit la réalité. Il la saisit un instant, puis la perd à jamais, car elle échappe à l'homme.
Rien ne ressemble plus à des vies ratées que certaines réussites.
Lénine a découvert que la nécessité historique n'était peut-être pas l'explication ultime,qu'il fallait réintroduire l'homme dans sa vision.Mais pour combattre les défauts humains,pour rassembler les meilleurs,il ne peut envisager d'autre instrument que son parti.
Que tous les hommes mangent est une bonne chose mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain, car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
Avec une noix, un grain de raisin et un couteau, il y en a pour travailler vingt ans en changeant seulement son couteau de place.