Rien en France n'est plus fort qu'un principe. A condition, bien entendu, d'en user avec modération.
Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui.
Il est triste de finir quoi que ce soit. Cela tombe sans retour dans le passé ; mais cela n'en existe pas moins encore, puisque cela a un jour existé.
Nous ne nous appartenons pas plus à nous-mêmes que ne nous appartient ce que nous possédons. Nous sommes la propriété de Dieu.
Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ?
La force du temps, c'est celle du boeuf : lent à démarrer dans la jeunesse, impossible d'arrêter au seuil de la vieillesse.
A force de vivre avec un homme, on oublie forcément ce qu'il est... pour ne se souvenir que de ce qu'il a été.
Lorsque les dieux vous proposent l'autre monde comme bonheur, il y a toujours gros à parier que la situation terrestre des hommes n'a rien de brillant.
On ne supprime pas la faim en ôtant l'estomac mais en donnant à manger.
Un mode de vie minimal a toujours procuré une sentiment de libération, la possibilité de se trouver en contact avec l'essence de l'existence plutôt que distrait par l'insignifiant.
S'entendre avec les autres est d'une importance si vitale que je ne comprend pas pourquoi l'université ne consacre pas de vrais cours à ce domaine.
La jeunesse a cela de beau qu'elle peut admirer sans comprendre.
Quand le camelot a pris son pli, c'est pour toujours.
Ecrire à quelqu'un est la seule manière de l'attendre sans se faire de mal.
On donne toujours un nom à ce qui fait peur, raison pour laquelle d'ailleurs, par prudence, les hommes en ont deux.
Nu, il n'y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements.
Mais au réveil il faut se nourrir, à peine debout c'est déjà la course.
Il a fallu la guerre pour nous apprendre que nous étions heureux. Oui, il a fallu connaître la misère. Avant nous ne savions pas, nous étions des ingrats.
Le paysan, soucieux de la vérité, a un proverbe bien établi : il est trop tard pour fermer l'écurie quand le cheval a été volé.
Il suffit à ma fierté que Vous soyez mon Dieu et à ma gloire que je vous sois soumis.
C'est en copiant la nature que vous trouverez votre personnalité... et copier la nature ne consiste pas à la reproduire trait pour trait.
Nous signalons que le bien peut être réalisé parmi les êtres humains qui sont prêts à faire confiance, prêts à croire en la bonté des gens.
Beaucoup de gens rêvent de succès. Pour moi, le succès ne peut être atteint que grâce à des échecs répétés et à l'introspection.
Vous devez être réaliste quant à votre situation dans la vie et en profiter.
Maman m'a dit faut se faire discret, mais c'est tellement mieux quand on me regarde
Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. [...] La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée.
Le génie est la capacité à renouveler ses émotions dans l'expérience quotidienne.
La fin est si immense qu'elle contient sa propre poésie. Il n'y a pas à faire de rhétorique. Juste dire les choses simplement.
Tous les espoirs sont permis à l'homme, même celui de disparaître.
Je m'endormis, et à mon réveil trouvais que ma difficulté avait beaucoup perdu de sa violence.
Laisser faire le bien et aider à le faire est chose plus difficile encore que de le faire soi-même.
L'homme est à inventer chaque jour.
Les Psychologues me font souvent penser à des horloges habiles à monter et à démonter une montre et qui oublieraient de regarder l'heure qu'elle marque.
La célébrité n'est pas facile à assumer, je ne vois rien de pire, si peut-être, l'anonymat.
Le monde est mal fait parce que Dieu l'a créé tout seul. Il aurait consulté deux ou trois amis... Le monde serait parfait.
L'avenir n'est à personne, l'avenir est à Dieu.
La poésie immortalise tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans le monde.
Il suffit d'une rage de dents pour voir à quel point la souffrance est inutile, insupportable, destructrice.
Le problème n'est pas de savoir si notre enfant ressemblera à son père ou à sa mère. Le problème c'est de savoir qu'il ressemblera à l'un des deux.
A chacun sa mesure, car s'il est lourd de porter le malheur, plus lourd est le bonheur.
Une expérience mérite d'être vécue du moment qu'on peut la pousser jusqu'à ses dernières conséquences logiques et psychologiques.
Interpréter consiste toujours à mettre en équivalence deux textes : celui de l'auteur, celui de l'interprète.
La filature est, de toute évidence, un concept d'origine anglaise puisqu'il s'agit d'un art qui consiste à garder ses distances.
Quand un homme déclare sa flamme, il doit s'attendre à ce que celle qui en est l'objet s'intéresse à sa braise.
L'amour, même dans des hommes morts à tout autre sentiment, est la plus violente et la plus dévouée de toutes les passions.
La vie n'a de l'importance que pour les choses qui demeurent.
L'amour ne se manifeste pas à deux personnes de la même façon, l'expérience des autres dans ce domaine est de peu de secours...
Le tac-tac de la machine à écrire n'a pas autant de valeur que celui de la mitrailleuse.
Si ce monde est le meilleur de tous, c'est simplement parce que c'est le seul dont nous disposions à vrai dire sous nos deux pieds !
Le Québec. Vieille terre de souvenirs et rêves posés à la charnière d'un continent jeune, en perpétuelle métamorphose.