La misère n'a pas de frontière. La misère, elle est in-ter-na-tio-nale.
On apprend à se faire à tout dans le monde, à la misère comme à la jouissance.
Être propre, c'est être en propre, être soi, clairement séparé de la souillure et du non-soi : se défaire de la saleté dessine la première frontière existentielle.
Les ministres, les chefs de cabinets, les ambassadeurs, les préfets sont choisis dans l'ethnie du leader, quelquefois même directement dans sa famille. Ces régimes de type familial semblent reprendre les vieilles lois de l'endogamie et on éprouve non de la [...] â–º Lire la suite
Le pire pour celui qui souffre, c'est de comprendre qu'il nest pas le seul, qu'il n'est pas victime d'une erreur ou d'une difficulté temporaire du monde, mais que tous les autres souffrent comme lui, mais que personne n'est épargné.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Le bien et le mal ne sont pas deux mondes cloisonnés, étrangers l'un à l'autre... La frontière est parfois imperceptible entre eux.
La difficulté me décourage, la facilité me rebute.
Avec Jennifer Lopez, je me sentais misérable et vulgaire.
La plus grande difficulté dans ce monde ce n'est pas notre capacité à produire mais notre réticence à partager.
En fin de compte, tout s'arrange, sauf la difficulté d'être, qui ne s'arrange pas.
Nul n'est plus misérable que celui qui sait et ne dit pas, si ce n'est celui qui dit et ne fait pas.
Il n'est description pareille en difficulté à la description de soi-même.
Demeurer après l'abandon là où nous avons été heureux, quelle détresse pour les amours !
Je ne savais pas qu'il était possible d'être aussi misérable et de vivre mais on me dit que c'est une expérience courante.
La difficulté avec la tolérance, vient de ce qu'elle parait tout à la fois nécessaire et impossible.
Il semble que la plus grande difficulté soit de trouver la fin. N'essayez pas de la trouver, elle est déjà là.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
On confond trop volontiers la qualité du plaisir dramatique avec la difficulté qu'on éprouve à en jouir.
Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.
Que reste-t-il du journalisme factuel et objectif ? C'est difficile à définir de nos jours, alors que la frontière entre fiction et réalité, entre mensonge et vérité, est de plus en plus floue.
Un homme n'est pas tout à fait misérable s'il est superstitieux. Une superstition vaut une espérance.
Rien ne décèle plus une âme misérable et basse que l'amour de l'argent.
La difficulté est à la réalisation des choses ce que le mur est au militaire qui éprouve le besoin de sortir sans permission !
Il y a de la détresse du naufragé dans les amours éperdues, qu'elles soient éthérées ou charnelles.
Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
Cette difficulté d'exister qu'on nomme ennui.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
J'ai vécu assez longtemps dans une société où la liberté de parole était inexistante, et je sais quel genre de misère cela crée - en commençant par le fait que la vie devient très ennuyeuse pour les gens qui essaient simplement de survivre, et qui sont silencieux.
Dans notre pays, la misère n'a plus de voix.
Le riche demeure toujours avare. Le pauvre, tour à tour, nargue ou convoite la misère du riche.