La personnalité, l'individualité, c'est la vision particulière que chaque homme a de Dieu.
Pour ne plaire qu'à un seul, une femme est toujours assez parée.
Tout est tentation à qui la craint.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
Aussi habile qu'on puisse être à simuler la maîtrise de soi, un front, une lèvre trahissent quand même un état d'âme.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
Il n'y a pas d'héroïsme sans cicatrices.
Merde : ce mot est une friandise. Seuls les crétins de haut vol ne l'utilisent jamais. Un mot qui se crie, qui se hurle, qui se susurre, se murmure, se savoure. C'est le mot qui console, dont on a besoin.
Quand on est couronné, On a toujours le nez bien fait.
Le progrès en art n'existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n'y a pas de progrès.
Dans la société démocratique, telle qu'elle se développe secteur par secteur, il faut de plus en plus savoir argumenter, exposer ses idées à la discussion et discuter les idées des autres.
L'imprimerie est à l'écriture ce que l'écriture avait été aux hiéroglyphes : elle a fait faire un second pas à la pensée.
Chaque soir, pendant les représentations d'une pièce de théâtre, c'est sur la même réplique que les spectateurs enrhumés se mettent à se moucher ; c'est le moment où la pièce faiblit.
On n'a le droit de rire des larmes que si l'on a pleuré.
L'Eden existe encore sur cette planète. Il suffit d'aller à Hawaï.
On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés : Ah qu'il est mignon ! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
Pour celui qui a souffert toute la nuit, l'aube est toujours décevante.
Notre tête ne serait-elle pas assez grande pour contenir à la fois la mémoire et imagination ?
La principale différence culturelle entre l'Angleterre et l'Amérique réside dans le fait que l'Angleterre a toujours été fortement ancrée dans une tradition théâtrale qui a parfois étouffé l'industrie du cinéma.
Le Zen est une pratique qui nous pousse à faire l'expérience de ce qui est, à le réaliser, à l'actualiser.
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
Combien d'années de contorsion nous faut-il endurer, avant de réussir à ajuster l'image que les autres attendent de nous à la personne que nous portons au fond de nous ?
J'ai été créé et destiné à te chercher, à t'attendre et à devenir tien pour toujours.
Je hais les indifférents. Je pense que vivre, c'est résister. Il ne peut y avoir seulement des hommes, des étrangers à la cité. Un homme ne peut vivre véritablement sans être un citoyen et sans résister. L'indifférence, c'est l'aboulie, le parasitisme et la lâcheté, non la vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
Dans la tanière du lion aveugle, il y a toujours un os à ronger.
Je suis une combattante en tant que mère. Je me bats pour être mère, mais je ne peux pas dire non à ma passion car c'est aussi moi.
Il m'a fallu trente-trois ans et un coup sur la tête pour mettre de l'ordre dans mes valeurs.
J'ai combattu dur et maintenant je suis fatigué jusqu'à l'os.
Je pars de quelque chose considérée comme morte et parviens à un monde. Et quand je mets un titre dessus, elle devient encore plus vivante.
Comme je l'ai toujours dit, si les gens voulaient savoir qui est James Brown, tout ce qu'ils ont à faire, c'est écouter ma musique.
Chaque jour il y'a quelque chose qui me rappelle pourquoi j'aime ce sport.
J'ai le meilleur cul que l'on puisse avoir à l'âge de 39 ans.
Il suffit d'un lexique pour contenir tous les mots. Mais à la pensée, il faut l'infini.
D'où vient que la même heure paraît à la fois si longue et si courte à deux êtres à qui la nature l'a délivrée comme une quantité absolue ?
Le public ? Il a toujours été comme un troupeau : en quête de bons bergers et de bons chiens, et allant toujours là où le menaient les bergers et les chiens.
Le véritable esprit de révolte consiste à exiger le bonheur ici, dans la vie.
Il y a deux voies pour le prophète : ou annoncer un avenir conforme au passé, ou se tromper.
Dieu veut être cherché pour lui-même. En ce sens il est jaloux, il vous veut tout entier ; mais quand vous vous êtes donnés à lui, jamais il ne vous abandonne...
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Entre l'homme et l'animal, il y a cette différence que le premier, ayant reçu l'usage de la parole, peut plaider en vers et en prose, pour les bas instincts qu'il partage avec le second...
La reconnaissance posthume d'un alpiniste ou d'un écrivain a quelque chose à voir avec les glaces éternelles.
A voir ce qui s'imprime tous les jours, on dirait que chacun se croit obligé de faire preuve d'ignorance.
A-t-on jamais vu deux caïmans dans la même mare ? Deux hippopotames mâles dans la même rivière ?
Dieu a permis le malheur parce qu'il rend l'homme intelligent.
Dieu est si bon qu'il affaiblit notre vue au fur et à mesure que se creusent nos rides.
Il y a décidément beaucoup de rire dans la galanterie.
La chance, c'est ce qu'on croit toujours qu'on n'a pas.
Nécessité n'a point de loi.
Si les prêts servaient à quelque chose, on prêterait aussi les femmes.
La fortune tourne tout à l'avantage de ceux qu'elle favorise.