Ce qui importe est de continuer d'apprendre, pour profiter du défi, et de tolérer l' ambiguïté. En fin de compte, il n'y a pas de réponses certaines.
Ça, ça me rappelle quelque chose... Quand Willy le coyote s'assoit dans un lance-pierre géant et qu'il s'attache lui-même à une fusée, c'est ce qu'on va faire ? Non, j'veux dire, parce que ça lui a pas réussi du tout au coyote.
Celle qui est agréable à l'oeil n'est pas nécessairement douce au toucher.
De toutes les vertus, celle qui, dans le monde, m'a toujours paru réussir le moins à celui qui la pratique, c'est la modestie.
Les êtres humains sont humains. Ils savent dire ce qu'ils veulent, non ? Avant ils le disaient à leurs voisins en étendant la lessive. Maintenant ils le disent sur Internet.
Qui n'a pas recherché la vérité n'a, bien sûr, jamais commis d'erreurs.
Ne vous engagez jamais à dire tout ce que vous savez. Ca risque de vous prendre trop peu de temps.
Un des avantages de la pauvreté, c'est qu'elle vous oblige à pratiquer la vertu.
Il y a mille inventions pour faire parler les femmes, mais pas une seule pour les faire taire.
La plupart des hommes, arrivés à un certain âge, craignent et haïssent la vieillesse. C'est pourquoi la plupart vieillissent mal et meurent avant le temps.
Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne.
Dans les monarchies, le grand art pour parvenir à une place éminente, ne consiste souvent qu'à savoir s'ennuyer.
Je suis sûr que Dieu existe. Quant à y croire, c'est une autre affaire.
Qui retire le verbe de la phrase, elle perd son sens. Qui nie l'unité nie le nombre qui en est fait. Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus à rien.
La pudeur a inventé les ornements.
Chaque tête a une possibilité donnée et limitée de se créer les illusions qui lui sont nécessaires.
Il y a des gens qui n'auraient jamais fait connaître leur talents, sans leurs défauts.
Comment se fait-il qu'on ne parvient jamais à se guérir de l'enthousiasme ?
Il n'y a pas une idée qui ne passe par la politique ; bien heureux si elle ne s'y arrête pas.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Moins il y a de bouillie, plus il y a de cuillères.
Les hommes dissertent froidement et quand ils ne parviennent pas à s'entendre ils s'emballent et font la guerre.
Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
J'aime les situations exeptionnelles et la manière dont réagissent à ces situations des personnages ordinaires.
Le véritable anarchiste marche toujours entre les clous parce qu'il a horreur de discuter avec les flics.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à toutes les modes, à toutes les sauces ? J'aime Mozart, j'aime ma mère, j'aime les frites... Il ne faut pas s'en servir à tout bout de champ, à l'avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing gum
Les hommes judicieux prévoient à certains indices les dangers, et les évitent.
Passé quarante ans, tout le monde ressemble à une ville bombardée.
Sur la vitre qui protège le guichet, un joli dessin montre une gentille dame qui dit Bonjour ! dans une bulle en souriant. Ce qui permet à l'employée, vingt centimètres plus bas, de continuer à faire la gueule en gagnant du temps sur les civilités.
Il y a deux choses chez la femme : sa caresse et sa tendresse.
Une chose ne peut-être à deux places à la fois. On ne peut pas l'avoir en tête et sous les yeux.
Le juge n'a qu'une manière de tomber au dessous de son criminel, c'est devenir prévaricateur, et tout écrivain est certainement un juge.
Idiot : Caractère de réciprocité que se reconnaissent à tour de rôle deux individus d'opinions contraires.
L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
Le plus offensant n'est pas leur mensonge - on peut toujours pardonner le mensonge - le mensonge est une chose délicieuse, car cela conduit à la vérité - ce qui est offensant, c'est qu'ils mentent et vénèrent leur propre mensonge.
Je suis entrée dans les palais des rois et des reines et dans les maisons des présidents. Et beaucoup plus. Mais je ne pouvais pas entrer dans un hôtel en Amérique et prendre une tasse de café, et cela m'a rendu folle.
La bêtise la plus intolérable est celle qui a pour compagne la mémoire.
Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant.
À mal enfourner, on fait les pains cornus.
L'homme ne peut connaître que ce qui lui a été donné de connaître, le reste lui est caché.
Pour moi personnellement, comme je l'ai dit, je veux servir mon pays. Je l'ai fait une fois, et je suis toujours dans l'armée, j'ai l'impression que je devrais avoir l'occasion de le faire à nouveau.
Chaque pays a une âme et l'âme de la France est l'égalité.
Si je parle de sexe, c'est parce que j'ai fait l'amour pour la première fois à 23 ans.
Je viens d'atteindre l'âge respectable de 120 ans et je me demande si c'est bien raisonnable. - Aussi ai-je décidé une entorse à mon régime, je vais me mijoter ce soir un petit plat de pissenlits par la racine.
Soit dit en passant, tout le monde se foutait de ma gueule : "un pare-buffle sur un Kangoo"... Bah y a peut-être pas de buffle a Vélizy mais y a un ramassis de connards à vélo !
Peter : [à Lucy] Quand tu seras plus grande, tu comprendras... [Baiser du prince Caspian avec Susan] Lucy : [à peter] Quand je serais plus grande, je comprendrais ?! Edmund : Bah moi, je suis plus grand et j'ai pas envie de comprendre...
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
La mort a toujours tort.
L'expérience m'a seulement permis de répertorier tout ce que j'ignore.