La mort a toujours tort.
Un succès ne nous donne jamais une bonne opinion de nous-mêmes : il la confirme.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
La mort suit de près ce qui a osé être.
Mutation et sélection ont fait l'homme de la même façon qu'elles ont modelé n'importe quel autre être vivant, avec l'impression philosophiquement importante, que sans cette difficulté, nous n'aurions pas eu de raison de naître.
La mort ne change pas la vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin indéchiffrable.
Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne.
Quand lancerons-nous un missile de la pensée au-delà des frontières de la raison ?
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus aucune raison de vivre. Rêver est nécessaire, même si dans le rêve il faut entrevoir la réalité. Pour moi c'est un principe de vie.
Qui ne vit que pour soi est mort pour les autres.
Tout ce qui est tombé dans le domaine du fonctionnarisme est à peu près stationnaire ; il est douteux qu'on enseigne mieux aujourd'hui que du temps de François Ier ; et je ne pense pas que personne s'avise de comparer l'activité des bureaux ministériels à celle d'une manufacture.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
La mort est peut-être la seule réalité qui a une signification quand on sort du cauchemar de la vie...
Si nombre de gens ont peur de la mort, la mort ne craint personne.
Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l'on a perdue !
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Requérez le témoignage de quatre d'entre vous contre les femmes soupçonnées de fornication. S'ils témoignent contre elles, enfermez-les dans vos demeures jusqu'à ce que mort s'en suive.
Celui qui se donne la mort est une victime qui rencontre son bourreau et le tue.
Le théâtre est le moyen le plus actif et le plus prompt d'armer invinciblement les forces de la raison humaine, et de jeter tout à coup sur un peuple une grande masse de lumière.
Peu d'être sont capables d'exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont mêmes incapables d'arriver à formuler de telles opinions.
En raison des différences géographiques, ethniques, historiques et politiques, l'idéologie culturelle varie d'une civilisation à l'autre.
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre.
La raison pour laquelle Milton écrivait de façon contrainte quand il évoquait les Anges et Dieu, et en toute liberté quand il évoquait les Démons et l'Enfer, c'est qu'il était un vrai Poète et donc du parti du Diable sans le savoir.
On peut assurément soutenir que le fait de donner raison au réel constitue le problème spécifique de la philosophie: en ce sens que c'est son affaire, mais aussi qu'elle n'est, en tant que telle, jamais tout à fait capable d'y faire face.
Ecrire pour faire passer un message trahit la fonction primordiale du roman, sa raison fondamentale, celle de la recherche du sens.
Vivre est comme aimer : la raison est contre, l'instinct est pour.
On tombe ou on monte, cela dépend du caractère. Je reste toujours en colère. Cela continue c'est trop profond.
L'idée de Dieu est, je l'avoue, le seul tort que je ne puisse pardonner à l'homme.
Les absents ont toujours tort de revenir.
Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?