Des machines à calculer, les hommes ne sont rien d'autre. Le monde ne sera bientôt plus qu'un unique ordinateur. Il ne nous sert à rien de ne pas y prendre part, nous sommes enfermés dans tout et nous ne pouvons plus en sortir.
C'est avoir deux fois raison que de céder à quelqu'un qui a tort.
A quoi reconnaît-on les gens fatigués ? A ce qu'ils font des choses sans arrêt.
Il n'y a de vrai que le présent. Mais il est déjà passé.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux.
Il y a des cas où la crainte est salutaire et où elle doit rester à demeure pour surveiller les coeurs. Il est bon d'apprendre la sagesse sous la férule de la douleur.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
L'art de bien dire suppose nécessairement, chez celui qui parle, l'examen antérieur et à chaque fois approfondi du sujet dont il parle.
La longue habitude de vivre nous indispose à mourir.
Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.
Le dieu qui errait là, au premier matin,Qu'aurait-il espéré de la parole ?Il ne fit rien que rassembler des pierres,Ce sont ces tas qu'on voit, à des carrefours.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
Une angoisse seconde me prend, qui est d'avoir à décider du degré de publicité que je donnerai à mon angoisse première.
Un gouvernement a également pour devoir de mesurer les impacts sur le temps long des mesures qu'il engage. Or pour l'instant, tout n'est décidé qu'à l'aune de l'urgence et de l'immédiatement constatable.Le long terme est encore quasiment absent du débat politique.
Il n'y a rien que nous recevons avec tant de réticence que des conseils.
Le serpent, lorsqu'il est à l'étroit, se mord le ventre.
Deux grandeurs commensurables ou incommensurables s'équilibrent à des distances réciproquement proportionnelles aux grandeurs.
Il y a toujours plus de gens qui préfèrent parler qu'écouter.
Il est très inhabituel de retourner dans un endroit qui a changé d'une manière que vous avez vous-même modifiée.
Depuis le début de ma carrière, je me suis habitué à travailler avec des acteurs plus âgés que moi. Je suis toujours le plus jeune.
Tout n'est pas à portée de main de qui aide.
Le seul facteur qui motive la peine de mort est la vengeance, et non la justice, et je suis fermement convaincu qu'un gouvernement qui interdit le meurtre de ses citoyens ne devrait pas se consacrer lui-même à la mort.
On a toujours assez de temps pour tout quand on sait bien le ménager.
Trop de Français prennent encore le confinement à la légère.
En réfléchissant aux résultats des élections, je réfléchirai à ce que nous devons faire à l'avenir pour faire avancer le parti.
J'ai découvert qu'il y a une grande différence entre vouloir mourir et ne pas vouloir vivre. Lorsque vous voulez mourir, vous avez au moins un objectif. Lorsque vous ne voulez pas vivre, vous êtes vraiment vide.
En France, il y a toujours eu deux tabous, la religion et l'armée. Pour l'armée, ça s'est un peu tassé depuis que la conscription a été supprimée. En revanche, ça ne s'est pas calmé avec les religions.
Les grands metteurs en scène sont toujours directifs. Après, ils ont chacun leur manière de l'être. Michael Haneke n'a pas la même façon de l'être que Chabrol par exemple.
Quand un écrivain commence à négocier son talent, il ne tarde pas à suspendre les paiements.
Fait curieux : personne n'a jamais le mal de mer à terre.
Vérité sociale profonde : il n'y a d'accroissement de la force d'un pays, que si les efforts des générations s'additionnent.
La vérité jette, lorsqu'elle est à un certain carat, une manière d'éclat auquel l'on ne peut résister...
Je veux être incinéré et je veux que 10% soit versé à mon imprésario, comme il est écrit dans mon contrat.
La dot à la laideur prête bien des appâts.
Qu'est-ce qu'une opinion ? Une limite imposée à soi-même.
Il est des esprits semblables à ces miroirs convexes ou concaves qui représentent les objets tels qu'ils les reçoivent, mais qui ne les reçoivent jamais tels qu'ils sont.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
Le gouvernement avait il assez bien gouverné pour nous faire préférer ses ordres à notre vie ?
Il réagissait avec l'égoïsme inné des enfants, qui s'éveille toujours à la mort des parents : que vais-je devenir, maintenant que mon plus ancien et plus sûr refuge s'est effondré ?
Car le poison de haine qui tient le coeurCause à celui que ce mal atteint une double souffrance:Ses propres maux sont accrusEt le bonheur d'un autre que lui est là.
Il pensait que l'acte qu'on accomplit a moins d'importance que la manière de l'accomplir, et que l'unité d'action vers un but médiocre vaut mieux que le désordre avec des buts élevés. Ainsi satisfaisait-il à la fois sa logique, sa prudence et sa paresse.
De sept à onze ans, s'écoule une énorme tranche de vie, pleine de scènes brouillées ou oubliées. On perd lentement, c'est bien connu l'art de parler aux animaux, les oiseaux ne viennent plus bavarder sur le bord de la fenêtre. En s'habituant à voir, les yeux ne perçoivent plus le merveilleux.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Mais on ne peut pas forcer les gens à écouter. Il faut qu'ils changent d'avis à leur heure, quand ils se demanderont ce qui s'est passé et pourquoi le monde a explosé sous leurs pieds.
A toi dite Kay qui, en me donnant Toi, m'as donné Je.
Homme du genre niais : Les individus de cette classe veulent avoir réponse à tout !
Pour goûter le véritable amour, vous devez commencer par rétablir le lien avec le monde divin, car c'est ce lien qui donne le véritable goût aux choses, et même à l'amour.
Si l'homme cherche à faire périr un autre, le ciel ne le permet pas ; si le ciel veut perdre un homme, celui-ci peut-il éviter son sort ?
Quand on est face à une difficulté, on est face à une découverte.
Ce qui compte, c'est le chiffre 1. Une tasse, un client, un partenaire. Une expérience à la fois.