Il n'y a que les grands buts qui forment de grands caractères.
Un artiste, en créant un monde neuf, sauve à la fois lui-même et les autres.
Ce qu'il y a de plus profitable dans notre vie, généralement, personne ne nous l'a appris.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.
Le poète n'a pas d'âge. Il naît.
De mon point de vue, la photographie n'a jamais été meilleure qu'en 1840.
Ce que je voulais et ce que j'ai visualisé en composant n'a pas toujours été réalisé.
Il y a tant de choses que nous pourrions faire.
J'étais à terre avec des gens qui me tapaient à coups de batte de base-ball et, dès que je levais le bras pour donner une pichenette à celui qui me fracassait la tête, on me disait que je l'agressais !
Ce sont les événements qui vous renvoient à votre judéité.
Les Français, je trouve qu'ils ont peur, peur des étrangers. Avant, il y avait un quant à- soi. Même dans la France de Marcel Aymé, où il y avait pourtant plein de collabos.
Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté.
Télescope. Invention qui est à l'oeil ce que que le téléphone est à l'oreille, en ceci qu'il permet à des objets lointains de venir nous agresser avec une multitude de détails inutiles.
Dieu ne s'unit qu'à des dieux.
Depuis l'époque où il a cessé d'ordonner, mon père n'a plus jamais su me parler.
À 9 ans, dès qu'on me mettait sur une table, je chantais. A 14 ans, je faisais des radio-crochets. Je suis née pour ce métier, mais ça ne m'a jamais intéressée de devenir "quelqu'un".
L'infini n'a pas d'accent.
Le lâche a moins d'affronts à dévorer que l'ambitieux.
L'homme s'appartient quand il ne se compare plus à aucun homme.
Mon océan s'arrache à mon vieil océan.Vautour après vautour, mon ciel se désaltère.Mon verbe cesse d'être un verbe en se créant.Le miracle et l'horreur sont toujours solidaires.
Voulez-vous du public mériter les amours ?Sans cesse en écrivant variez vos discours.Un style trop égal et toujours uniformeEn vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme.On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer,Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Avec toi, j'étais "ailleurs", en un lieu étranger, étranger à moi-même
Les musiciens ont tendance à s'ennuyer à jouer la même chose encore et encore, donc je pense qu'il est naturel d'expérimenter.
Ce que l'on sait le mieux, c'est... ce qu'on a appris non des livres mais grâce aux livres, par les réflexions qu'ils ont suscitées.
Les films à succés sont des choses très dangereuses.
Il y a trois sortes de gens dans le monde : ceux qui ne supportent pas Picasso, ceux qui ne supportent pas Raphaël et ceux qui n'ont jamais entendu parler ni de l'un ni de l'autre.
Je persiste à croire et à dire que la Chambre, ou si l'on veut la bourgeoisie, ne trompe pas le peuple ; elle se trompe elle-même. La Chambre ne sait pas l'économie politique, voilà tout.
L'argent a des ailes.
Il y a beaucoup de pays non cartographiés en nous.
Chaque fille, peu importe où elle vit, mérite la possibilité de développer la promesse à l'intérieur d'elle.
Je ne suis pas à l'extérieur ce que je suis à l'intérieur, je ne suis pas non plus à l'intérieur ce que je suis à l'extérieur ; moi, c'est la sagesse.
Aucune pandémie ne ressemble à une autre.
Grâce à l'humour, vous pouvez adoucir certains des pires effets de la vie. Et une fois que vous avez trouvé le rire, même si votre situation est douloureuse, vous pouvez y survivre.
Je ne fais pas de demandes. Je ne te dis pas comment ça devrait être. Je vais vous donner des options, et c'est à vous de les sélectionner ou de les jeter. Cela devrait être le titre: Si vous n'êtes pas sûr, n'appelez pas.
L'Etat n'a plus de parole.
J'ai vu que, en effet, lorsqu'elle (Emma Smet) était à Londres, on insistait pour la mesurer, la peser toutes les semaines. J'étais révoltée donc je lui ai dit : Je suis désolée, tu n'y vas pas.
On a son secret, dont on fait d'abord mystère à soi.
Les films qui m'ont influencé étaient si disparates qu'il n'y a presque pas de modèle.
Nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Nous avons une multitude de vies, sauf celle que l'on a prévue.
Si on ment, autant le faire de façon à se mettre en danger.
Songe donc à ce qui te reste, plutôt qu'à ce que tu n'as plus.
Un journaliste m'a demandé quelle était ma formule du bonheur...Je sais que ce n'est pas le travail, c'est peut-être d'avoir des enfants ? Je sais que pour moi, c'est l'amour !
Les rêveries sociales, qui, de nos jours, ont une circulation très active, ne sont pas dangereuses, en ce sens qu'il n'y a pas à craindre qu'elles s'emparent jamais de la pratique des affaires.
On ne croit jamais à l'innocence de ceux qui fourrent leur nez partout et ne savent jamais tenir leur langue.
Ainsi, la spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le mal-voyant à traverser la rue aux mille dangers.
Qui n'a que ce qu'il doit a peu de perte à faire.
Il n'y a vraiment que les médiocres qui aient du génie de leur vivant ?
Quand les pisciniers se mettent à connaître l'Evangile mieux que les évêques, l'Eglise a du souci à se faire.
L'on vit de ce que à quoi l'on renonce.