Faites ce pour quoi vous êtes né. Vous n'avez qu'à vous faire confiance.
La première chose à propos de la façon dont je travaille est que je dois comprendre le personnage.
Certaines personnes donnent du temps, de l'argent, des compétences et des liens, certains donnent littéralement le sang de leur vie... mais tout le monde a quelque chose à donner.
Il y a eu de mauvaises pratiques au sein de certaines institutions, et certains ont utilisé leur position à mauvais escient... Il n'y a pas eu assez d'effort pour raffermir l'application de la loi, l'indépendance des institutions judiciaires.
La liberté signifie le droit des personnes à se rassembler, à s'organiser, et à débattre ouvertement.
Un dessin réussi prête à rire. Quand il est vraiment réussi, il prête à penser. S'il prête à rire et à penser, alors c'est un excellent dessin.
En renonçant à la distinction, on se vautre dans l'approximation, car la paresse articulatoire cache une paresse intellectuelle.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
Si l'homme résiste à ses passions, c'est plus par leur faiblesse que par la force de sa volonté.
Un traité est une parole éternelle. L'expérience prouve qu'il est pratique de se départir de la parole donnée. La première dérogation crée une logique pour la seconde, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de la première parole donnée.
La responsabilité collective et globale des scientifiques sera lourde à assumer mais elle doit être assumée.
Si quelqu'un a un adjoint dans l'entreprise, cela signifie qu'il y a quelqu'un de trop dans l'organisation.
La vie ne consiste-t-elle pas à accomplir des tâches comme si nous n'étions pas condamnés à mourir.
La monnaie d'échange des pensées, le mot, se dévalue à mesure que le progrès évolue.
A la minute où vous lisez quelque chose que vous ne comprenez pas, vous pouvez être sûr que c'est un avocat qui l'a rédigé.
L'homme est prêt à croire à tout, pourvu qu'on le lui dise avec mystère. Qui veut être cru, doit parler bas.
Celui-là seul connaît vraiment l'enfer, qui a appris ce que c'est vraiment que le présent.
Si l'homme ne comprend pas l'enfer, c'est qu'il n'a pas compris son propre coeur...
Il n'y a pas de source de profits aussi sûre que l'économie.
On n'a pas besoin de comprendre les hommages ; tout est dans le ton.
Ce n'est pas difficile de tirer au but : quand il y en a un.
Il y a des appartements où les meubles poussent mal.
L'idée est dans les choses... Il n'y a que le monde qui parle.
La chrétienté a aboli le christianisme sans trop le savoir.
Un psychiatre ? Des analystes tourmentés qui se cherchent souvent eux-mêmes à travers leurs patients.
Tout se passe comme si chacun sentait vaguement que le pouvoir n'a plus de pouvoir.
Dans les dîners d'hommes, il y a une tendance à parler de l'immortalité de l'âme au dessert.
Nous cherchons toujours à savoir ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous dirigent, même si nous avons toutes les raisons de penser qu'il ne s'y passe rien.
Tant qu'à faire d'écrire, il vaudrait mieux avoir du génie.
Tout devient un peu différent dès qu'il est prononcé à haute voix.
La lutte se poursuivait corps à corps, à l'épée et à la masse. Les coups se concentraient sur le casque. Le heaume était si hermétiquement clos que le combattant ainsi harnaché risquait l'asphyxie s'il s'approchait trop près d'un feu de [...] ► Lire la suite
Un pays, s'il n'accorde pas aux femmes la place qu'elles méritent, n'a pas des fils, mais des despotes.
La vie industrielle est contraire à tout optimisme providentiel, puisqu'elle suppose nécessairement que l'ordre naturel est assez imparfait pour exiger sans cesse l'intervention humaine.
Combien de vies nous faudrait-il,combien d'océans de foi et de montagnes de patience pour que nous accédions un jour à l'état d'êtres humains.
Mon goût du paradoxe m'amènerait même à soupçonner qu'on trouverait aisément de l'onirisme dans toute l'histoire de la peinture avant d'en trouver trace dans la peinture surréaliste.
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Bizet n'était pas un rival, c'était un frère d'armes ; je me retrempais au contact de cette haute raison parée d'une blague intarissable, de ce caractère fortement trempé que nul déboire ne pouvait abattre. Avant d'être un musicien, Georges Bizet était un homme, et c'est peut-être, plus que tout, ce qui lui a nui.
J'avais besoin de théorie pour structurer ma pensée et t'objectais qu'une pensée non structurée menace toujours de sombrer dans l'empirisme et l'insignifiance. Tu répondais que la théorie menace toujours de devenir un carcan qui interdit de percevoir la complexité mouvante [...] ► Lire la suite
Mars sec, avril mouillé, heureux le paysan qui a semé.
La gauche a commencé à prendre l'eau à partir du moment où le monde ouvrier a disparu.
Il a, tout simplement, été ma force et mon soutien durant toutes ces années. Je lui dois, ainsi que toute ma famille, ce pays et bien d'autres, une dette plus grande qu'il ne la réclamera et que nous ne connaîtrons jamais.
Jusqu'à ce que je connaisse cette certaine incertitude, j'entretiendrai le sophisme proposé.
Qui ne touche pas à un dieu n'est pas exposé à sa vengeance.
Je veux donner un peu de bonheur même si je n'ai pas eu grand chose pour moi. La musique a enrichi ma vie et, espérons-le, à travers moi un peu, le public. Si quelqu'un sortait d'un opéra plus heureux et en paix, j'ai atteint mon but.
Il n'y a pas beaucoup de gens que j'aime. J'aime beaucoup de monde, mais j'en aime très peu.
L'amour de ma vie? Je suis trop jeune pour répondre à cette question.
Il y a deux points critiques dans chaque vol aérien: son début et sa fin.
Je fais de la danse trois fois par semaine. Ça a été une révélation pour moi.
A l'époque où nos ancêtres fabriquaient des auges en pierre et des cruches en argile, autour desquelles nos archéologues font tant de bruit, on construisait une acropole en Grèce. [...] Les véritables représentants de la civilisation dans les derniers millénaires avant notre ère et dans le premier après, furent les Méditerranéens.
- Je peux le faire seule ! - Oui on a vu se que ça donnait.