Ce qu'on croit a le même poids que ce qu'on sait.
On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter !
L'écrivain est celui qui pense à ses lecteurs, même posthumes.
Celui qui ne tend pas toujours à un plus haut degré de perfection ne connaît pas ce que c'est la perfection. La recherche de la perfection est la poursuite de la mort.
Le temps, c'est quand on va d'un Noël à l'autre.
Il n'y a que ce satané souvenir (le sien ou celui des autres) qui arrive à confirmer la réalité d'une existence.
Je dis que la rencontre est une fin. Je dis que l'intersection d'une vie et d'une autre, à la seconde même qui la réalise, est le point de la plus haute intelligence, de la plus grande connivence.
Les gens ont une grande satisfaction à savoir ce que les autres ne savent pas.
Le désir d'un jour de posséder ce que l'on n'a pas c'est ce qui nous fait avancer. Mais lorsqu'on ne veut rien de plus, comment avance-t-on ?
L'amour commun des livres, crée la plus bienfaisante des solidarités : celle de l'ordre, de la méthode, de la clarté, du travail, de l'étude. Il n'y a pas de goût plus noble.
Après tout, ce qui doit venir n'est pas tant à découvrir qu'à inventer...
Apprenons à nos enfants à être contents d'eux indépendamment de notre approbation et même quelquefois malgré nos reproches. Qu'ils se sentent libres de penser, de sentir et de juger autrement que nous-mêmes, tout en nous aimant.
Pressés à la fenêtre, nous assistâmes au massacre, attendant qu'on nous apportât les victimes.
Avoir une foi claire, selon le credo de l'Église est souvent qualifié aujourd'hui de fondamentalisme. Tandis que le relativisme, qui consiste à se laisser balloter et « emporter à tout vent de doctrine », semble la seule attitude acceptable selon les critères d'aujourd'hui.
Quelle chose terrible que l'amour, s'il ne peut couler d'un coeur à l'autre, librement, dans toute sa fraîcheur !
J'avais besoin de théorie pour structurer ma pensée et t'objectais qu'une pensée non structurée menace toujours de sombrer dans l'empirisme et l'insignifiance. Tu répondais que la théorie menace toujours de devenir un carcan qui interdit de percevoir la complexité mouvante [...] ► Lire la suite
Le mouton n'a pas de plumes, et l'oiseau n'a pas de laine.
Un enfant dont s'occupent deux personnes à la fois se brûle.
Si vous voulez être heureux, essayez seulement de plaire à Dieu, pas aux gens.
Jamais rien de grand n'a été réalisé sans danger.
Epicure ne conçoit pas le bonheur solitaire : il appartient à l'essence même du bonheur d'être partagé.
Nous naissons tous en nous sentant parfaits jusqu'à ce que quelqu'un nous dise que nous ne le sommes pas. Il n'y a donc rien que je puisse enseigner à ma fille. Elle a déjà tout. La seule chose que je peux faire est de protéger ce qu'elle ressent déjà.
Le nivellement total à la communiste n'est pas très réjouissant. J'ai connu Roland Barthes, j'ai l'impression que c'était autre chose que Badiou...
La plupart du temps, les gens ne savent même pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'ils voient quelque chose de nouveau.
Quand ma mère a rencontré Richard Gere, c'était dingue. Tout à coup, elle est devenue un nouvel être humain.
Il n'y a pas beaucoup de gens que j'aime. J'aime beaucoup de monde, mais j'en aime très peu.
La religion peut être l'ennemi de Dieu. C'est souvent ce qui arrive quand Dieu, comme Elvis, a quitté le bâtiment.
Je fais de la danse trois fois par semaine. Ça a été une révélation pour moi.
A coté de celui de la femme, l'univers de l'homme est très vaste. Il appartient avant tout à son devoir et ne pense aux femmes que par intermittence. L'homme constitue l'univers de la femme. C'est aux autres choses qu'elle pense seulement par intermittence. La différence est considérable.
Il me semble obsolète désormais de continuer à parler de domination masculine dans la sphère occidentale.
Il revient à chacun de privilégier le droit à la dignité plutôt que le droit d'être le plus fort.
La crainte ajoute à nos peines, comme les désirs ajoutent à nos plaisirs.
Le rossignol reste fidèle à sa compagne, aussi longtemps qu'il est enfermé dans la même cage.
Évite le monde : il n'a que colère pour les grands sentiments, et il ne pardonne pas à ceux qui s'égarent.
On a toujours assez de force pour supporter les peines d'autrui.
Tout ce qui touche à la guerre est une gifle au bon sens.
Quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui.
La simplicité que je recherche est tout à côté de la complication et cette frontière est si mince, si fragile.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Être bon représente une aventure autrement violente et osée que de faire le tour du monde à la voile.
S'il y a encore des vierges c'est uniquement parce qu'il faut bien, pour une femme, débuter par là.
Plus d'un écrivain est persuadé qu'il a fait penser son lecteur quand il l'a fait suer.
Tout a déjà été découvert ; il n'y a que dans les régions de la banalité qu'il reste des terres vierges.
Pour jouir vraiment d'un amour, il faut l'édifier de ses peines, lui avoir sacrifié bien des plaisirs, il faut l'avoir lavé de ses larmes. Alors il a infiniment de prix.
L'enfer même a ses lois.
Le bonheur, comme la richesse, a ses parasites.
Les grands auteurs n'ont écrit que pour nous élever jusqu'à eux ; mais parce que nous négligeons de les lire, ils ne font que nous dominer.
Les pâtes alimentaires aujourd'hui se vantent sur le premier mouvement de la symphonie n°25 de Mozart. C'est le mouvement allegro con brio. Mozart s'excuse, il n'avait pas pensé à composer un allegro al dente.
Quand on donne le Goncourt à un écrivain, est-ce qu'il est obligé de le lire ?
Tout circule si rapidement, d'un bout à l'autre de la planète.