La célébrité à vingt ans : un accident qui laisse infirme pour la vie.
Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle croit toujours que c'est vrai ?
La Bible n'est-elle pas l'un des premiers almanachs visant à manipuler les masses : elle est bourrée de truismes qui réconfortent les simples d'esprits en mal de directives.
Est-ce que c'est parce que la planète se réchauffe que les politiques font tout pour finir à l'ombre ?
On ne peut pas dire que le temps coule et que quelque chose se passe, car tout a déjà eu lieu.
On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l'aval de ce fleuve, fleuve de paix, Trop pour le monde.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoirs.
[A l'école ] On apprend à participer à un monde qui, aujourd'hui on le reconnaît, est totalement déviant. Donc il faut changer ça. Je pense qu'un des grands changements qu'on pourrait faire, c'est proposer des écoles alternatives : vous aurez dans 20 ans une génération très différente, altruiste, humaniste, écologiste.
Le mot "environnement" est très étrange puisqu'il consiste quand même à ramener tout ce qui n'est pas nous à ce qui est autour de nous.
Les vêtements ne signifient rien jusqu'à ce que quelqu'un les mette.
Dans la vie, la seule certitude est qu'il y a une fin.
J'ai toujours pensé qu'un article devait être écrit vite, à peu près à l'allure à laquelle on le lit.
À la Sécurité Sociale, tout est assuré... sauf la pendule. Ça on risque pas de nous la voler, le personnel a les yeux constamment fixés dessus.
Vous devez seulement croire que vous pouvez réussir, que vous pouvez être ce que votre coeur désire, être prêt à travailler pour cela, et vous pouvez l'avoir.
À toi ma vie, ma tendresse, à toi mon coeur pour toujours.
Un jour j'ai voulu savoir ce qu'était l'amour. L'amour est là si l'on veut qu'il soit là, il suffit de le deviner derrière la beauté qui l'entoure et entre chaque seconde qui rythme votre vie. Si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, vous risquez de passer à coté.
Il y a ceux qui commandent aux mots et ceux qui commandent aux faits : tu dois comprendre qui commande aux faits et faire mine de croire ceux qui commandent aux mots.
Pour viser à la perfection, un être humain devrais toujours garder un esprit calme et serein.
L'adolescence est une période où un jeune garçon se refuse à croire qu'un jour il sera aussi idiot que son père.
La liberté n'existe que là où l'intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité.
Aime tout le monde, fie-toi à peu de monde.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
Toute vie qui ne se voue pas à un but déterminé est une erreur.
Je préfère l'incinération à l'enterrement et les deux à un week-end avec ma femme.
Les choses qu'on sait le mieux sont celles qu'on n'a pas apprises.
L'homme ne sait pas ce qu'il veut, mais il sait très bien qu'il ne veut pas ce qu'il a.
Depuis la création du monde il n'y a eu qu'une entente sacrée : la connivence des femmes.
Il y a deux degrés d'orgueil : l'un où l'on s'approuve soi-même ; l'autre où l'on ne peut s'accepter. Celui-ci est probablement le plus raffiné.
Les maximes, ces phrases lapidaires, ont "la valeur des oeufs de porcelaine, qui incitent le penseur à couver."
Il y a des jugements dans la vie qui jugent celui qui les prononce.
A chacun ses talents.
On n'a même plus le temps d'être un enfant qu'il faut se dépêcher de devenir un homme.
Il n'y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
Pour connaître la chance, il ne manque vraiment à certains qu'un peu de chance.
Pour quoi faire, l'amour, si ce n'est pas pour donner de la beauté à penser ?
On n'a jamais vu tant de magasins d'habillement à Paris et jamais les filles n'ont été si peu vêtues.
Les touristes découvrent sur leurs photos les sites qu'ils avaient renoncé à regarder pour trouver le temps de les prendre.
Le vrai sacrilège : se fermer à la vie.
On ne pourrait trouver mieux qu'un travail physique harassant comme dérivatif à un souci personnel. C'est un excellent antidote au repliement sur soi.
C'est tout une science que d'arriver à comprendre, de la scène, l'effet que le jeu produit de l'autre côté de la rampe.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Les beaux-arts, c'est ce qui ressemble le plus aux mythes de la création ; à la main du démiurge qui, de la matière, extrait les formes, les anime, recrée la vie.
L'interview ne sera jamais qu'une restitution trompeuse, en même temps qu'un hybride, à dire vrai ni chair ni poisson et non bipartite à la façon des sirènes.
Il n'y a pas de vrai bonheur sans qu'il s'y mêle un petit peu le sens du malheur...
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
Les préliminaires, c'est mettre le corps à l'ouvrage.
On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles.