Dans un monde faux, les femmes franches sont ce qu'il y a de plus trompeur.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
L'absence grandit l'être aimé, le pare de qualités que souvent il n'a pas, estompe les défauts qu'il a.
Les raseurs peuvent être classés en deux catégories : ceux qui ont un sujet qui leur tient à coeur et ceux qui n'ont absolument pas besoin d'un sujet.
Renoncez à l'étude et vous n'aurez aucun souci.
Il y a une chose pire encore que l'infamie des chaînes, c'est de ne plus en sentir le poids.
S'il y a encore des vierges c'est uniquement parce qu'il faut bien, pour une femme, débuter par là.
Quand il n'y a dans un sentiment rien que d'analysable, il n'y a rien.
Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C'est en affirmant à la fois qu'il existe et qu'il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.
L'homme ne vit pas très longtemps. Question de vitesse de transit à travers le monde.
Quand un événement devient un cas, il semble avoir cessé de se rapporter à un être humain.
L'intelligence est souvent nuisible à l'amour.
Le drame de notre époque apporte comme de juste des dividendes à ses créateurs.
Il existe des femmes qui ne veulent accepter que la portion d'amour qui n'engage à rien.
J'appelle intellectuel celui qui brûle d'expliquer aux autres ce qu'il n'a pas comprit lui-même.
Il y a dans l'homme quelque chose de supérieur à la langue, c'est la volonté.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
De même que les administrations fonctionneraient de façon satisfaisante s'il n'y avait pas le public, de même les théories économiques seraient relativement faciles à établir sans la présence de cet insupportable gêneur qu'est l'homme.
L'écrivain est celui qui pense à ses lecteurs, même posthumes.
Ce n'est qu'en vous-même qu'existe cette autre réalité à laquelle vous aspirez.
Je suis un peu comme le chat qu'on a voulu noyer, qui est sorti du sac et qui s'est retrouvés seul sur la berge. J'aurais pu devenir un chat sauvage, mais j'ai profité de cette liberté infinie pour ouvrir grand mes yeux et observer ce qu'il y avait autour de moi.
Un jour, à force de caresser les mots, ils m'entraîneraient avec eux sous la surface, et il n'y aurait plus personne au-dessus du livre ouvert.
On croyait savoir tout sur l'amourDepuis toujours,Nos corps par coeur et nos coeurs au chaudDans le velours,Et puis te voilà bout de femme,Comme soufflée d'une sarbacane.La ciel a même un autre éclatDepuis toi.
Afin de se divertir aux dépens des mortels, les dieux élisent parfois un auxiliaire humain qui, du coup, se croit installé dans l'Olympe, et, lorsque ses maîtres se fatiguent de ses services, se retrouve étranger parmi ses pareils, à la [...] ► Lire la suite
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce qu'on fait.
J'entre dans le lieu saint; et qu'est-ce à mes yeux que cette maison de Dieu ? Cest un désert, et le désert le plus abandonné.
La meilleure chose que j'ai faite a été de choisir les bons héros.
Ce que vous voulez enflammer chez les autres doit d'abord brûler à l'intérieur de vous-même.
Je suis le rêve américain. Je suis la quintessence de ce que le rêve américain a essentiellement dit. Il disait que vous pouviez venir de n'importe où et être ce que vous vouliez dans ce pays. C'est exactement ce que j'ai fait.
Il y a une espèce d'hystérisation de la société par rapport aux élections. Généralement, plus on approche de la date fatidique, plus on oublie ce qu'on reprochait aux candidats qui se présentent. C'est assez étrange. Ce qui m'intéresse, c'est de voir comment ça va se passer avec les écologistes...
Il n'y a rien de facile à prendre la vie d'un homme, quelle que soit la valeur qu'elle peut avoir. Mais quand vous le faites, vous devez l'oublier. Je suppose que je n'ai pas tout à fait compris cette dernière partie
Si vous appartenez à une famille de la classe ouvrière ordinaire, la vie est simplement beaucoup plus dure que beaucoup de politiciens ne le réalisent.
Je me trouve mieux maintenant qu'à 20 ans. Je me ressemble enfin.
Je souris à l'intérieur. Je sens que j'ai une responsabilité envers la communauté de la mode.
Ma réussite, si réussite il y a, ce n'est pas une réussite de ma vie. Ma vie aurait été une réussite si je l'avais poursuivi là bas ou j'étais né.
J'ai voulu les responsabiliser, ça n'a pas marché, j'aurais dû être plus autoritaire. J'ai fait des erreurs dans le choix des 23, pas sur le plan technique, mais sur le plan mental.
Mes parents voulaient avant tout que j'apprenne à être libre et que je ne me soumette pas aux conventions.
Je ne peux pas supporter les commérages, mais ce qu'on chuchote a souvent le chic pour devenir vrai.
A vivre dans un monde tellement facile , notre sensibilité s'émousse peut-être .
Le procureur : "C'est pourtant ignoble de tuer". L'avocat : - Oui, mais ça fait vivre tant de monde à commencer par vous et moi".
Je pense assez souvent que, par la force des choses, le monde va bientôt continuer sans moi qui avais fini à m'habituer à lui.
Les mots se nourrissent du temps qu'on passe à les lire.
Dans le dico, à côté du mot "syphilis" c'est marqué "voir index". J'ai regardé mes doigts. J'ai rien.
La critique est osée, mais l'art a des ficelles.
Rien ne pose tant d'obligations à l'individu que la liberté.
Licencié : qui a été mis à la porte avec un diplôme.
L'homme n'est pas fait pour vivre longtemps : l'expérience le corrompt. Le monde n'a besoin que de jeunesse et de poètes.
Il y a une hérédité de nous à nous-mêmes.
Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.
Il n'y a de réellement obscènes que les gens chastes.