Il est de parfaits corps et de parfaits visages. Il n'y a pas de coeurs parfaits.
L'assassinat n'a jamais changé l'histoire du monde.
L'acte ne réussit jamais si bien qu'à rater.
L'individu -ou ce qu'on appelle ainsi- se réduit facilement à quelques traits significatifs : l'angle d'un nez, la courbure d'un corps, la sonorité ou le rythme d'une voix.
Le soleil est à l'astronomie ce que Dieu est à la métaphysique.
De façon théâtrale, nous réagissons de manière excessive à la moindre péripétie. Nous oublions que la vie n'est pas si grave ni si compliquée.
On ne peut pas faire ce métier si on est normal. Il y a longtemps que je ne me sens pas comme les autres. Il faut que j'aille mal pour savoir que je pourrais aller bien.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
Si la présidentielle se réduisait à un catalogue de propositions dont la crédibilité dépendait de leur chiffrage, ce serait une tragédie.
Après s'être jeté la tête contre les murs, puis avoir éclaté du rire inévitable de la folie, il parvient à ce suprême renoncement : ne pas se tuer.
En vérité, il n'y a pas deux façons de vivre sa maternité, mais une infinité, qui interdit de parler d'instinct fondé sur le déterminisme biologique. Celui-ci dépend étroitement de l'histoire personnelle et culturelle de chaque femme.
Peut-être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne. Peut-être y a-t-il une chance qu'ils nous empêchent de commettre les mêmes erreurs insensées !
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
J'accorde une puissance énorme à l'acte d'écrire mais comme toujours l'acte d'écrire peut prendre différents masques.
La moitié d'un mot est de trop si tu as à faire à quelqu'un dont les paroles ne sont pas conformes aux pensées.
Une fois que j'ai réalisé qu'il n'y avait aucun problème à ne pas être perfectionniste, je me suis soudainement mis à faire un million de choses à la fois tout en pouvant continuer à trouver le sommeil la nuit.
Tant que vous n'avez pas perdu votre réputation, vous ne réalisez jamais à quel point c'était un fardeau.
Certains étrangers avec le ventre plein et rien de mieux à faire se mettent à nous pointer du doigt. Premièrement, la Chine n'exporte pas la révolution ; deuxièmement, il n'exporte pas la famine et la pauvreté ; et troisièmement, cela ne vous dérange pas. Alors que dire d'autre ?
Habille un bâton, il ressemble à un baron.
Il faut de la générosité pour découvrir le tout à travers les autres. Si vous réalisez que vous n'êtes qu'un violon, vous pouvez vous ouvrir sur le monde en jouant votre rôle dans le concert.
Le doute peut vous motiver, alors n'ayez pas peur de cela. La confiance et le doute sont à deux extrémités de l'échelle, et vous avez besoin des deux. Ils se balancent mutuellement.
Je peux dire, rien qu'en la prenant en main, si quelqu'un a jouer avec une de mes guitares en mon absence.
Ce qui est imprimé a une valeur de vérité définitive. Et cette valeur de vérité perdure au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.
- Qu'est ce que tu fais là mon pauvre chou ? À ton âge, on ne connaît pas encore les souffrances de la vie. - Manifestement docteur, vous n'avez jamais été une fille de 13 ans.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
J'ai eu des regards avec une nana, à mon avis y'a une ouverture.
Il n'est pas une joie, pas une gloire, pas un bonheur que je ne demande pour toi à Dieu de toutes les forces de mon coeur et de mon âme tous les jours.
Sache toutefois que, bien que l'amour soit une chose universelle, il est pourtant à ce point étroitement circonscrit que j'ose affirmer qu'il ne règne qu'en nous deux et qu'il a élu domicile en toi et moi.
Il y a des gens tellement malchanceux qu'ils se jettent dans des accidents qui allaient arriver à quelqu'un d'autre.
L'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli.
Pour la connaissance de la civilisation d'une époque, l'illusion même dans laquelle ont vécu les contemporains a la valeur d'une vérité.
Dieu disait à Moïse : Je suis celui qui est ; le capitaliste dit aujourd'hui : Je suis celui qui a.
C'est quand il n'y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre.
A l'enterrement, je découvris le sens de tous les enterrements : une initiation à notre propre mort.
En chaque athée, il y a un candidat à la divinité.
Ce qu'il y a de consolant avec la mort, c'est qu'elle ne fait pas de jaloux.
On ne guérit jamais complètement, quand on a écrit. On n'en est jamais quitte avec ce poison.
Catherine II mit trente-six heures à mourir, abandonnée sur son matelas au milieu d'un incessant va-et-vient de courtisans, et ignorée par son fils.
À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l'extérieur comme vers l'intérieur. Plus tard, c'est sans importance, privilège des enfants et des vieillards, on est invisible.
Le conservateur moderne est engagé dans l'un des plus anciens exercices humains de philosophie morale ; c'est-à-dire la recherche d'une justification morale supérieure à l'égoïsme.
Le permis à points c'est bidon si t'as plus de points tu roules sans permis, faut un permis à pneus, quand t'as plus de points on t'enlève les pneus.
L'argent que l'alcool rapporte à l'Etat, c'est énorme ; moi cette année, rien qu'en picolant, j'ai payé l'impôt sur la fortune !
Plus un homme est astucieux et séducteur, plus il lui est facile d'arriver par le mariage à la fortune.
Parfois, c'est difficile de pardonner à ceux qui vous ont blessé.
Qui a tété la vie connaît le sein de l'angoisse.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d'une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu'elle annonce déjà comme un départ.
J'aurais tout à craindre si l'esprit de tyrannie allait de pair avec le goût de la lecture.
Tu l'auras toujours ta belle gueuleTu l'auras ta superbeÀ défaut d'éloquence.
La foi avait toujours donné réponse à tout. Mais elle avait été reléguée aux oubliettes avec Freud et Darwin. Nous étions et nous sommes encore des hommes perdus.