Je dois la vie à Michael Jackson
Les jeunes auteurs d'aujourd'hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n'y a que cela qui mérite d'être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
Ah ! La volupté d'abattre du travail comme on abat des arbres, de s'attaquer à une montagne de papier comme on escalade le Mont Blanc pour donner, peu à peu, au bureau l'aspect du Sahara.
La plupart ignore ce qui n'a pas de nom ; et la plupart croient à l'existence de tout ce qui a un nom.
Voir un visage revient à dire en silence son énigme invisible.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
Il n'existe pas d'animal plus mesquin, stupide, infâme, pitoyable, égoïste, méchant, envieux et ingrat que le public. Il est le plus grand des lâches, car il a peur de lui-même.
Il y a des coups de tête qui partent de plus bas.
La postérité rend à chacun l'honneur qui lui est dû.
L'homme cherche à oublier où le chemin conduit.
Il vaut mieux être cocu que veuf : il y a moins de formalités !
Il y a un peu de tout dans tout. Il y a un peu de tout dans l'homme.
Le succès en impose à ceux même qui le fuient.
La vérité c'est qu'il n'y a pas de vérité (y compris celle-ci).
De Gaulle nous a quittés, mais nous n'avons pas quitté de Gaulle.
Nous pensons au temps comme quelque chose à ne pas perdre, pas comme quelque chose à investir.
Le mariage n'est pas un monologue, c'est une pièce à deux personnages dont chacun n'étudie qu'un rôle : celui de l'autre.
Les Mazoures de Chopin diffèrent notablement d'avec ses Polonaises en ce qui concerne l'expression. Le caractère en est tout à fait dissemblable. C'est un autre milieu, dans lequel les nuances délicates, pâles et changeantes, remplacent un coloris riche et vigoureux. [...] ► Lire la suite
Les militaires sont souvent de naturel indécis, ce qui les prédispose à l'obéissance et leur fait perdre beaucoup de batailles.
Parler peu, c'est une vraie parure pour une femme; la simplicité dans la parure a de la beauté.
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
Un mec qui se dit révolutionnaire et qui est encore vivant passé 50 ans, soit il a gagné et il est au pouvoir, soit il bosse pour les flics.
Sa mère, debout, la regardait partir, le coeur souffrant d'une douleur impossible à concevoir ; les pleurs coulaient de ses yeux et cependant elle ne voyait pas de quelle autre manière elle aurait pu agir. Elle demeura immobile jusqu'à ce que la montagne s'élevât entre sa fille et elle, la cachant à ses yeux.
Ça n'avait rien eu comme qui dirait d'édifiant, sûrement pas, d'être dans ce trou d'enfer grassou genre zoo bourré d'homos çapince, et ça deux années durant à se faire botter le cul et toltchocker par de grosses brutes de matons [...] ► Lire la suite
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Rappelez-vous une chose à propos de la démocratie. On peut avoir tout ce qu'on veut et en même temps, on finit toujours avec exactement ce qu'on mérite.
Que l'ensemble du système de gouvernement soit renforcé et que l'équilibre des pouvoirs soit établi de telle manière qu'il soit permanent et incapable de se dégrader à cause de sa propre ténuité.
Tout le monde voit ce que vous semblez être, peu savent vraiment ce que vous êtes, et ces quelques-uns n'osent pas s'opposer à l'opinion du grand nombre, qui a la majesté de l'État pour les défendre.
Quelqu'un a dit que plagier les anciens, c'était jouer au pirate au-delà de l'équateur, mais que voler les modernes, c'était faire les poches au coin des rues.
Il y a un livre intitulé "Le sociopathe d'à côté". Je pensais que la plupart des sociopathes étaient violents. En fait, ils ne le sont pas. Mais presque tous les sociopathes veulent gagner, quoi qu'il arrive.
Camus est un tuteur qui m'a permis de pousser droit.
J'suis un peu désordonné mais rien à tref' des ordres donnés.
Avoir une fille m'a rendu homme.
S'il y a un auteur qui m'a influencé - et il n'y en a qu'un - c'est Charlie Chaplin. Et il n'a jamais gagné un Oscar.
Pour les personnes qui connaissent McQueen, il y a toujours un message sous-jacent. Ce ne sont généralement que les intellectuels qui comprennent ce qui se passe dans ce que je fais.
Je sais qu'une preuve n'est qu'une erreur inventée par l'homme pour justifier à ses yeux et aux yeux des autres sa lubricité et sa folie.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Quelle est la valeur de la transgression lorsqu'il n'y a aucune règle, aucune sanction ?
J'apprécie la beauté, celle simple et rigoureuse qui s'impose sans effort à l'esprit.
Je dois mes premiers succès à la France.
Sache toutefois que, bien que l'amour soit une chose universelle, il est pourtant à ce point étroitement circonscrit que j'ose affirmer qu'il ne règne qu'en nous deux et qu'il a élu domicile en toi et moi.
Commencer déjà à se regarder en soi-même.
C'est quand les accents graves tournent à l'aigu que les sourcils sont en accents circonflexes.
Il n'y a pas de vrai bonheur que celui que personne ne connaît.
L'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli.
La patrie peut accorder plus de confiance à un critique qui travaille qu'à un enthousiaste qui vocifère.
Aimer, c'est s'augmenter en s'oubliant, c'est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres.
Originellement nous ne pensons que pour agir. C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.
A quarante ans, l'homme ne sait plus que travailler. Travailler, c'est marcher vers soi-même.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.